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Pourquoi vivre zen au quotidien

vivre zen au quotidien - design de vie zen

Pendant que le meurtre, le harcèlement, l’exploitation et le scandale font régulièrement les nouvelles, quand des milliers d’enfants reçoivent les soins et l’affection de leurs mères chaque jour ce n’est pas reporté car nous le prenons pour acquis. Nous pouvons être sujets à des émotions négatives, mais c’est possible de les garder sous contrôle, de cultiver un sens d’hygiène émotionnel, sur la base de valeurs humaines qui sont ancrées dans cette affection—ce que j’appelle de l’éthique séculière.

Dalai Lama, profil Facebook du 20 juin 2013

 

Sortie du sommeil, je me réveille ce matin dans les bras de mon amoureux, un soleil chaud, de l’éphémère été du Québec, nous chatouillant. Fidèle à une habitude adoptée depuis quelques années, je reste allongée, calme, à méditer, autant avec mes pensées qu’en les éclipsant, pour seulement « être ».

Après avoir passé d’agréables instants à méditer, toute zen, je sors sur le patio lire un livre zen. C’est qu’après des années de recherche sur le bonheur, vivre zen a réponse à un besoin existentialiste, que je ressens au cœur de mon être et qui m’attire jour après jour, mon besoin de vivre heureuse et consciente dans la vie quotidienne-et d’aider autrui à en faire autant.

vivre zen quotidien

Ce matin, un jour de semaine ordinaire, je le vis de manière hors de l’ordinaire. Non pas qu’il est hors du commun, mais que je le vis pleinement ici et maintenant, le seul moment avec lequel on serait en contact. La mélodie enchanteresse des oiseaux, la caresse des rayons de lumière, l’humide rosée effleurant ma peau en s’évaporant, le rythme de ma respiration, je les vis avec passion, moment après moment. Avec la philosophie zen, j’apprends à inclure ce que je connais de l’Univers, en savourant ses illusions et ses miracles, dont la vie quotidienne de famille. Avec la philosophie zen, je sais que quoiqu’il se passe, je peux être heureuse ici et maintenant.

La philosophie bouddhiste zen est développée depuis des millénaires. Elle n’est pas considérée une religion à sa base, malgré que des croyances s’y sont greffées. La question d’un Dieu n’est pas abordée, et Bouddha, le guide de cette aventure, encourageait à n’adopter ce qui semble vrai dans la vie du pratiquant.

Un des préceptes est de vivre conscient, soit de bien vivre l’instant présent-dont sa technique principale pour l’atteindre, la méditation, nous est parvenue en Occident. Une fois bien compris par cette technique comment y arriver, nous pouvons l’appliquer partout dans la vie quotidienne. C’est ce que j’ai décidé de faire pour vivre une vie de famille zen, et je l’inclus sous forme d’habitude à chaque jour.

Un autre précepte est que les sources de notre souffrance sont notre égo et nos attachements. Notre réalité personnelle et collective, comme nos possessions, nos pensées, nos émotions, notre « persona », ou encore nos envies, existent de manière illusoire; un concept que la société occidentale comprend avec les atomes de la science sous l’apparente réalité, et même explique en image dans les films comme La Matrice—ce que nous percevons de la réalité, des signaux et de l’énergie, nous la réinterprétons en projections, en fantaisies, en monde virtuel. Notre attachement à ce monde chimérique nous crée de la souffrance et éclipse notre état latent heureux.

La philosophie zen explique et démontre qu’à tout moment, on peut atteindre par réflexions, conscience et méditation notre état de grâce. Notre bonheur ne dépend pas de l’extérieur. Notre bonheur est non seulement inné, mais intérieur et permanent, accessible en tout temps. Souvent nous ne le percevons pas, car les nuages de nos émotions le cachent par exemple, mais à si nous nous efforçons d’aller plus haut, il est là, brillant et chaleureux.

Je vois la vie quotidienne, et pour moi la vie familiale qui s’amorce aujourd’hui lorsque mes deux garçons de 4 ans sortent des limbes, comme une retraite spirituelle. Elle nous efforce à travailler sur nous. Si nous sommes inclinés à le faire, nous pouvons ressortir de l’aventure plus conscient et heureux, tel un phœnix qui sort du sommeil, consume ses illusions, et en ressort indépendant, éveillé et plein de compassion.

Cette vie quotidienne est aussi un privilège. Nous avons un rôle important et primordial pour participer au miracle de la vie et de la conscience. Car à l’abri dans nos soins quotidiens se dressent nos enfants, ou d’autres êtres chers. Nous avons notre aventure spirituelle et la leur précieusement au creux des bras. Rappelons-nous d’y œuvrer chaque matin en se levant, jusqu’au coucher, à travers les événements, les efforts, les coups « foireux », les rires et les larmes. Derrière les apparences, les crises, ou les bons moments, nous sommes des êtres spirituels. Rappelons-nous que nous sommes tous un soleil, faisons-le sortir et briller pour et chez chacun des membres de notre quotidien, pour plus de bonheur chaque jour dans nos sociétés.

Note: Je blogue maintenant aussi sur un site collectif de mamans blogueuses, Mamans Zen. Si vous êtes parent (ou futur parent), au plaisir de vous y voir!

 

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Nécessaire de design de vie (partie 4 de 4)

 

Dernière partie de la série d’articles sur le nécessaire de design de vie, pour commencer ou poursuivre notre vision de rêve. Elle provient du livre blogué Design de vie : une femme explore comment faire ce que l’on aime de sa vie

Articles précédents:

Nécessaire de design de vie (partie 1 de 4)

Nécessaire de design de vie (partie 2 de 4)

Nécessaire de design de vie (partie 3 de 4)

design de vie necessaire henry david thoreau

La vie m’a enseignée au moins une chose : si quelqu’un avance avec confiance en direction de ses rêves et qu’il s’efforce de mener l’existence qu’il a imaginée, il jouira d’une réussite hors du commun. 

-Henry David Thoreau

Un dernier tour d’horizon sur l’équipement à amener en voyage, sur les techniques de réalisation de nos besoins et désirs, avant de nous lancer et s’attaquer à mon nouvel équipement préféré, les habitudes.

Pour aller droit aux buts, on devrait se demander ce qui attirerait le plus les conditions de succès de nos besoins et désirs. Quel est l’équipement de base dont on a besoin pour vivre notre vie de rêve? Pour être un excellent parent, je dois avoir entres autres du temps à consacrer à mes enfants, mon conjoint, même moi-même, des connaissances adéquates sur le sujet, et de l’amour, de la patience, et plus. Certaines de ces habiletés sont travaillées sur le terrain à chaque jour, mais pour les autres, je pense lire une pile de livres pour me perfectionner—mon moyen préféré pour « downloader » de l’information parfois plus rapidement. Pour devenir une écrivaine publiée, au minimum, cela me prend un équipement de base pour écrire et un site internet pour publier, en plus de mon coffre d’outils d’écriture que je perfectionne quotidiennement—et  une autre montagne de livres par ici (électroniques le plus possible, laissant vivre mes amis les arbres). En chemin, on peut s’équiper encore plus, trouver du support, être efficient et faire plus avec moins, puis ne pas quitter des yeux notre cap. Je suis déjà partie vers mes sommets à gravir, alors je vais trouver ce qui me manque en chemin.

Faire le tour de nos besoins et de nos désirs nous aide donc à tracer notre carte vers nos buts. J’aime y aller avec les questions connues dans le domaine journalistique, pour chacun des domaines (carrière, spiritualité, relations, capital, temps personnel, entraide, foyer, alimentation, santé, environnement, psychologie, contribution sociale) : Qui, Quoi, Quand, Où, Comment, Pourquoi? À ce stade pour le domaine de ma carrière, un domaine important dans nos sociétés, je veux être heureuse, me réaliser et aider les autres à se réaliser, tout en faisant de nos sociétés une meilleure place où vivre (Pour le Qui et Pourquoi, la réponse est un Nous épanoui). À la croisée de mes talents, des besoins d’autrui et de la demande. J’ai défini mon super talent humain, ce pour quoi je suis douée et à quoi je veux me consacrer, une partie difficile à trouver et stimulante à la fois. C’est l’écriture : j’aime et j’ai besoin de partager mes recherches, l’état actuel démontre que beaucoup de gens ont besoin de conseils de design de vie, et il y a une demande et une grande opportunité dans le domaine du livre, les ventes de livres électroniques ayant même dépassées celles des éditions papier chez Amazon. J’aimerais aussi agrandir le domaine de mes créations et créer d’autres produits artistiques, comme des vêtements et bijoux avec des logos inspirants, jouer et écrire pour un band, ou même participer à faire des bricolages avec mes enfants et me graisser les mains de peinture—quoique ça finit toujours par arriver en nettoyant (le Quoi est le domaine artistique et de développement personnel). Je veux vivre une vie épanouie et zen dès maintenant (le Quand) puis être à l’affût des opportunités dans le futur. J’ai besoin d’une grande flexibilité pour être présente pour ma famille et passer une vie équilibrée entre travail et repos; travailler de la maison convient bien à l’introvertie que je suis (si vous l’êtes aussi, ce livre anglais est un outil utile Quiet: The Power of Introverts in a World That Can’t Stop Talking), et je veux être en mesure de travailler de n’importe où dans le monde pour pouvoir voyager, donc utiliser le web pour travailler en partenariat et être en relation est approprié (le Où et Comment). Même si on peine 5 minutes à faire le tour de nos désirs, c’est un des 5 minutes les mieux investis de notre existence.

Pour terminer la préparation dans la poursuite de notre voyage à vivre sa vie de rêve, nous pourrions considérer le support et s’engager à fond dans notre design. Pour l’engagement, je vais y arriver par le biais de mettre en place des habitudes. Pour le support, je m’entoure encore mieux de gens qui me respectent, me soutiennent, et je veux rechercher sur le sujet ainsi que sur la vie des gens qui ont réussi.

Nous sommes tous en train de vivre la magie de la vie, même si elle est pleine de paradoxe. La vie déçoit et la vie est dure, parfois. Mais elle est extraordinaire aussi, on doit se l’avouer. Je ne prétends pas connaître tous ses mystères. Néanmoins, j’ai l’intention de la vivre pleinement, la tête la première, le cœur sur l’épaule (comme l’indique un tatou). Je sais que je ne suis que décente à certaines activités, mais je suis assez bonne à trois : en sports, à être une personne de famille, et en arts (principalement l’écriture). Je ne sais pas à laquelle je suis le plus douée, mais est-ce que c’est important? Nous devrions faire sens de comment vivre ce que nous aimons, et laisser cet amour en héritage, pour être un instrument de bien avec nos habiletés. Si Steve Jobs a dit vrai, et il avait de la sagesse, on ne pourrait connecter les points de notre vie qu’en regardant en arrière, en faisant un retour sur le passé. Quand mon temps touchera à sa fin, je veux m’apercevoir que j’ai eu une vie fantastique et bien vécue, peu importe ce qu’elle m’a apportée dans mon assiette.

Qu’en est-il pour vous? On s’élance?

J’aurai au moins appris cela grâce à l’expérience : si quelqu’un avance en toute confiance dans la direction de ses rêves et s’efforce de mener la vie qu’il a imaginée, il rencontrera un succès auquel il ne se serait pas attendu aux heures ordinaires. Il laissera des choses derrière lui, franchira une frontière invisible. De nouvelles lois universelles et plus libérales commenceront à s’établir d’elles- mêmes autour de lui et en lui. Ou bien les anciennes lois seront améliorées et interprétées en sa faveur dans un sens plus libéral – il vivra alors à un niveau plus élevé de l’existence. Plus il simplifiera sa vie, moins les lois de l’univers lui paraitront complexes.

– Henry David Thoreau

 

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Nécessaire de design de vie (partie 3 de 4)

La troisième partie de la série d’articles sur le nécessaire de design de vie, pour commencer ou poursuivre notre vision de rêve. Elle provient du livre blogué Design de vie : une femme explore comment faire ce que l’on aime de sa vie

Articles précédents:

Nécessaire de design de vie (partie 1 de 4)

Nécessaire de design de vie (partie 2 de 4)

Sommes-nous heureux de notre vie familière, et répondons-nous à nos besoins et désirs?

Dans vingt ans vous serez plus déçus par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez. – Mark Twain

Il est un fait qu’un Koi qui est laissé dans un petit aquarium et n’est pas suffisamment nourri ne grandit que de quelques pouces, alors que dans un immense bassin, nourri à souhait, il peut atteindre quelques pieds. Cela fait réfléchir sur notre vie : à rester dans un univers familier, est-ce que je réalise vraiment mon potentiel? À l’opposé, pourquoi ne pourrait-on pas se réaliser en se contentant de peu, à l’instar de ceux qui ont fait vœux de pauvreté et aident généreusement? À chacun d’étudier ces questions, hors de ce que la société nous impose, et je les contemple en décidant vers quel cap de vie je me dirige. Je garde près mes priorités, l’amour, le bien-être et l’art, telle des planètes évoluant autour de moi, nécessaires à mon système solaire.

Une fois décidé sur notre direction, pour ne pas perdre notre rêve de vue, il est bon de se faire une carte, ou des buts visualisés qui en même temps soutiennent l’inspiration et les habitudes. J’ai décidé d’employer à nouveau une méthode qui a fait ses preuves et qui m’a aidée dans le passé, soit pour gagner des médailles en natation, avoir ma grossesse difficile de jumeaux à terme, et autres évènements positifs de ma vie : la visualisation.

La méthode a été popularisée par Dr Carl Simonton pour guérir des patients de cancer. Elle démontre que ce que l’on imagine peut arriver, guérir des cancers, et que l’on peut même l’utiliser pour s’améliorer au même rythme qu’en pratiquant des activités, comme au basketball. Il me semble y avoir une part de mythe dans la pop psychologie, peut-être qu’imaginer gagner des millions à la loterie ne se réalisera pas, mais j’aime tout de même mettre les cartes de mon côté – plus la vision de ma vie idéale est claire, plus je sais sur quoi mettre mes efforts pour la réaliser.

Dernièrement, je suis allée visiter un domaine naturel de chalets en bois rond, D’abord, pour me visualiser y vivre un jour, avec tous les sens. Je ne suis pas très matérialiste, même que je me fais reprocher de ne pas m’attacher aux choses. Un château de multiples bâtiments avec une flotte de véhicules hyper chers, ce ne sont pas mes rêves! Je préfère l’intimité, dans la nature, dans une petite maison écologique cute, comme outils pour bien vivre.

Un de mes rêves à réaliser serait de vivre dans un petit chalet en bois rond dans un intime secteur boisé, avec vue sur un lac, et y voir ma famille s’y épanouir aussi. Je me vois, un bel après-midi d’été, écrire les pieds dans l’eau chaude et limpide, pendant que les enfants font du pédalo avec leur père. Pour y arriver, j’ai mis une image de fond d’écran de la vue sur le lac d’un des chalets. Mais pour pousser la réalité à créer plus loin, je me suis créé un montage photo, que je mets comme fond d’écran (mais on peut aussi le faire en poster, ou sur le média social Pinterest), avec tous mes rêves à réaliser en ce moment. Comme finale, la mention « Tout cela, ou mieux ». Je le vois à chaque jour. Non pas que je ne suis pas heureuse maintenant, ou  que je serais malheureuse si je ne le réalisais pas, mais ça serait plaisant et c’est un rêve commun avec mon copain d’avoir un chalet. Je me rappelle de beaux étés au Lac St-Jean, un des gros lacs de la province de Québec, pendant toute mon enfance, et j’aimerais que l’on continue à faire quelque chose de semblable. Je ne veux pas m’attacher au futur, mais c’est un fait que le futur pourra être fait de plusieurs de nos intentions présentes, et ça me rend contente d’avoir cette vision à chaque jour. Des images que j’ai en tête : rire devant un feu avec des amis aussi établis sur ce domaine, la construction d’une cabane dans un arbre, des heures de randonnées pédestres rencontrant des cerfs, lièvres et renards, se laisser à la dérive sur un canot pneumatique au soleil, un hiver fait de glissades et de lectures devant le foyer dans une maison qui sent bon le pin (et le pain maison!) J’amène peu à peu ce rêve dans la réalité, et je travaille à trouver (je mets aussi mon subconscient sur le coup) une méthode pour l’atteindre. Je suggère de faire la liste de vos buts, de les mettre dans la réalité sur une carte, un film ou un autre média de votre choix, puis à commencer à faire les démarches pour les amener à votre réalité.

Mais rêver n’est pas tout, il faut apprécier le présent et ne pas vivre perdu la tête dans les nuages. Gandhi m’inspire; j’ai beaucoup de sa sagesse en tête, dont « Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu’il a. » Je trouve que la façon la plus sensée de vivre ma vie est de répondre à mes besoins, puis mes désirs (mes rêves). De participer, d’aimer ce que je fais et de me diriger vers les buts que je désire, ensuite. Parce que le futur n’est jamais certain, et tenter de le cristalliser avec des plans fixes peut nous faire perdre notre temps et passer à côté de l’essentiel. Si je sacrifie tout mes besoins pour un rêve, et qu’il ne se réalise pas, ma vie pourrait sembler tragique… De cette manière, m’endetter pour acheter un chalet en bois rond n’est pas un besoin. Réaliser ce rêve est un désir; ça serait plaisant, mais ma maison actuelle me convient pour le moment – cela aide d’avoir de la gratitude pour notre vie privilégiée, quand plusieurs rêveraient de ce que l’on a. Ce désir, je l’amène doucement dans ma réalité tout en vivant consciencieusement.

Il n’est pas toujours facile de distinguer entre un besoin et un désir. J’ai le besoin de m’accomplir, et d’aider les gens à le faire aussi, tout en utilisant mon côté sensible; j’y arrive en élevant des enfants épanouis et avec l’écriture. Un de mes désirs est d’écrire une centaine de livres, dont des best-sellers. Il y a un monde entre mes besoins et mes désirs, et franchement, seulement répondre à mes besoins, à ceux de ma famille et être une inspiration pour aider aux besoins des autres suffit. Être une auteure à succès me semble génial, et j’y travaille à chaque jour, mais ce qui me comble vraiment est de répondre à tous mes besoins, celui de faire de l’art, manger à ma faim et d’être près de ma famille par exemple. Je pourrais placer mes enfants à la garderie, publier plus de produits et écrire mes livres plus rapidement, mais je manquerais à ma famille, et j’aurais une moins bonne qualité de vie – il faut évaluer ce qu’on l’on sacrifie. Je passerais à côté de l’essentiel, et ironiquement, de ma vie de rêve. Je vis une vie de rêve, maintenant. Je veux donc répondre aux besoins essentiels, savourez le présent, humer l’air, puis viser les sommets de mes désirs en parallèle avec une mission noble en me disant : « Je vais aller dans cette direction, voir si c’est bien. Vu d’ici, cela pourrait être intéressant! » De cette manière, je suis comblée, et je prépare les conditions de succès pour mes désirs. Confucius à bien réfléchi sur ce propos : « Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne, alors qu’il réside dans la façon de la gravir. »

Il y a aussi qu’on peut être doué pour forcer les désirs à se réaliser, mais en faisant fit des circonstances, on peut se tirer dans le pied et être mal barré pour vivre sa vie de rêve – c’est une des mes leçons de vie de ne pas forcer les choses. Laissant l’explication divine ou qu’il y ait un destin de côté pour le moment, il semble y avoir dans notre univers du vrai dans le dicton « Il y a un temps pour toute chose. »

Parfois, il faut contourner un obstacle ou l’escalader. Mais plus on reste longtemps en chemin, que l’on s’assure qu’il nous rend heureux dès le départ en répondant à nos besoins essentiels, en gardant nos priorités à vue, et plus que l’on se prépare et que l’on croit à nos rêves, plus on a de chances de rencontrer des circonstances favorables pour réaliser nos désirs.

 

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Nécessaire de design de vie (partie 2 de 4)

La deuxième partie de la série d’articles sur le nécessaire de design de vie, pour commencer ou poursuivre notre vision de rêve.

Article précédent: Nécessaire de design de vie (partie 1 de 4)

design de vie

 

Un homme même seul au départ, s’il donne chaque jour son coup de pioche dans la même direction, sans se laisser distraire ou détourner, si chaque jour il poursuit son effort, chaque jour, sans en manquer un seul, les yeux fixés sur une unique étoile, s’il donne chaque jour son coup de pioche, même si le terrain est de roc ou d’argile, il finit toujours par ouvrir un chemin… 

 Raoul Follereau

 

Je pars en voyage, donc je m’assure d’avoir tout l’équipement physique nécessaire, ou les capitaux. Il y a ce capital qui semble insaisissable, le temps. Un dicton dit que nous avons autant de temps dans une journée que tous les grands de ce monde qui ont accomplis des merveilles. D’accord, mais on peut s’égarer en gérant mal son temps, en abusant du bon temps ce qui empêche de s’accomplir, ou se le faire siphonner par des réunions interminables ou des « obligations ». Si je me respecte, j’ai autant le droit que n’importe qui d’utiliser mon temps, et mes ressources, selon mes besoins et mes envies. Pour avoir plus de temps, j’ai simplifié mes besoins avec divers principes : le minimalisme, ou simplicité volontaire, la loi de Parkinson, la théorie de la relativité, et quelques autres décrits plus bas.

Le minimalisme est un retour à la base, qui aide à l’étape précédente de réduire ce que l’on n’aime plus, et à bien balancer ses intérêts. La majorité de mon temps sert à passer du temps en famille et entre amis, lire, jouer de la guitare, bouger, et écrire. En ayant un strict minimum d’intérêts, qui couvrent bien tous mes besoins, j’ai le temps de m’accomplir et bien être présent pour chaque. Tout dépendant de notre profil de personnalité (j’ai un profil artiste, semble-t-il), on peut choisir des passions qui combinent nos besoins et intérêts (comme des arts martiaux, qui recoupent les besoins d’activité physique et d’art, et des créations artistiques, pour les besoins d’accomplissement et de transcendance).

Il arrive qu’on ait un moment de faiblesse, où on se sent démotivé ou on se fait attaquer sur notre façon de vivre notre vie, et qu’on ait le goût de revenir en arrière à ce qui est familier (mais peut-être détesté). Cependant, choisir la simplicité volontaire ne veut pas dire être simpliste, choisir la facilité et sacrifier nos rêves à l’autel d’une vie sans couleur. Ne pas vivre ses passions ôte de la saveur à la vie. La vie devient fade, elle semble se décliner en tons de gris, et on oublie notre enthousiasme, un élément important de réussite. Il y a quelques semaines, ayant de la difficulté à vivre une vie balancée, je m’entends dire au téléphone à ma mère : « Je ne sais pas si je vais continuer d’écrire pour le moment. Avec les enfants, j’ai l’impression d’avoir deux emplois et pédaler dans toutes les directions! » Un peu plus tard, je me reprends – il est vrai qu’avoir un blog, et de vouloir tenir sa parole devant les lecteurs, force à s’accrocher aux morceaux de rêves (tenir sa parole, et rester intègre, est une vertu qui peut nous aider. Avez-vous déclaré à quelqu’un vos rêves? Déclarer son intention nous fait nous engager). Non, je prends cela comme un défi. Je repense, de quelle manière pourrais-je accomplir mes rêves tout en n’ajoutant pas à ma semaine de travail? J’ai réussi à y arriver en me concentrant davantage dans des moments de productivité et en laissant de côté des activités qui m’importent peu.

Selon la loi de Parkinson, traitée aussi dans le livre La semaine de 4 heures de Tim Ferris, on utilise tout le temps qu’on s’alloue à une tâche. Donc si je me consacre seulement à mes enfants pendant la semaine, je n’aurais pas de temps pour écrire – ou combler tout autre besoin. Il me faut des périodes délimitées, d’une heure, où je ferme la porte au moins au figuratif, et j’écris. Les enfants comprennent aussi cette loi – les nouveaux parents sont nombreux à se chercher seulement quelques minutes pour courir ou se mettre présentable! Mais nos besoins sont aussi importants. Pour trouver ce temps magique, j’ai coupé dans mes heures d’écoute de la berceuse des temps modernes, la télévision. Pendant que mes gars dorment à points fermés, j’écris au moins 1 heure, 6 fois par semaine. Quand ils sont occupés, je lis, recherche, corrige et je communique sur les médias sociaux – ou je relaxe! J’ai deux carrières qui me comblent en alternatif, et parallèle par moments. Je refuse le mot impossible, et je crois à mes rêves. Le dimanche, c’est la journée pacha bien méritée. Je prends congé pour l’écriture et le sport, c’est un temps de ressourcement et de réflexion sur la dernière semaine – ce qui a marché, et ce qui a moins bien été, pour réadapter mon design de vie.

Pour utiliser au mieux notre temps, il y aussi le fameux principe de Pareto, la loi économique 80/20, où 80% de nos résultats proviennent de 20% de nos activités. Quelles sont les activités qui vous reviennent le mieux en capital et satisfaction? Il faut investir dans celles-ci, et améliorer les autres, ou les laisser tomber si l’on veut.

Einstein a mis célèbre que le temps est relatif :

« Une heure assis à côté d’une jolie femme semble durer une minute. Une minute assis sur un four brûlant semble durer une heure. C’est ça la relativité. »

La théorie de la relativité rejoint le principe du bonheur de vivre dans le « flux», qui nous rendrait plus heureux. J’observe que mes passions ralentissent le temps et me rendent fervente. J’accomplis davantage en me concentrant à faire ce que j’aime. Écrire pendant une heure me semble passer en quelques minutes, intenses. Je suis dans le moment – je n’ai pas conscience ni du passé ni du futur – il n’y a que cette joie, ici et maintenant. Je suis positive, mais aussi réaliste; il y a la possibilité que tout ce que nous faisons est vain – peut-être qu’il y aura une impulsion électronique demain et ce livre sera perdu. Gandhi disait que tous ce que nous faisons est futile mais que nous nous devons de le faire malgré tout. Aussi bien aimer ce que l’on fait de notre temps, et d’en profiter.

Et il y a surtout que nous vivons dans un univers temporel, dont le temps apparaît limité, et la possibilité que ce que nous faisons vaut la peine et aura un impact génial. Aussi bien mettre nos temps à ce qui vaut la peine. Un jour, dans 100 ans j’espère, quand je serai une arrière grand-mère encore énergique, je veux regarder ma vie et être fière de ce que j’en ai fait. Je me dis, arrête de perdre ton temps. Focus. Et trippe. C’est possible maintenant.

C’est presque qu’épeurant, toutes les possibilités qu’on peut faire, et le temps qui s’écoule pour celles qu’on n’a pas encore faites – est-ce que je vais être à la hauteur? À suivre mon cœur, les synchronicités, et laisser de côté mon égo pour ne pas viser la gloire mais à aider autrui, sûrement.

En ce qui concerne les autres types de capitaux, il y a peu qui soit vraiment nécessaire pour commencer. Chris Guillebeau, dans son livre The $100 Startup démontre que notre capital pour vivre d’une carrière sur mesure peut être très minime. Je crois que notre travail, ou notre engagement à travailler, est la base de notre capital, tel que l’observait Karl Marx; si on s’assure d’en garder les gains, on pourra le faire fructifier en capital.

Pour être le plus productif possible nous pouvons utiliser notre capital sous forme de levier, pour en faire plus avec moins. Par exemple, ce que j’écris est à la fois publié sous forme d’articles sur mon site, pour plaire à mes lecteurs et faire connaître mon œuvre, ce qui me permet de faire 2 coups avec un bloc d’écriture. J’écris à la fois des livres et un blog sans surcharger mon horaire. Sans compter que le matériel est ensuite traduit en anglais, avec mon ami Google Translate, traduction que je peaufine – et v’là un livre anglophone et un blog anglais en peu de temps supplémentaire. Ce n’est qu’une partie du travail que je peux avoir avec le capital-travail que je crée; je peux m’en servir pour des articles de magazine, créer un cours à distance ou bien faire des conférences. On peut aussi faire plus avec moins pour une multitude de tâches, comme répondre à un email par un message audio inséré dans le courriel, car parler est en général plus rapide qu’écrire.

Tim Ferris a aussi rendu célèbre la notion d’assistant virtuel, ou personnel. Plusieurs travailleurs à travers le monde seraient heureux d’être bien rémunérés pour faire des tâches que nous n’aimons pas ou bien les faire plus efficacement. J’ai de la difficulté à croire qu’on puisse aimer faire le ménage à temps plein, mais la réalité me prouve le contraire : il y a des sites où on se lance des défis ménage comme « Allons nettoyer la salle de bain en 15 minutes… C’est parti! » On peut aussi engager des consultants ou des travailleurs autonomes pour des tâches spécifiques.

En fait, en matière d’innovation de productivité et de ressources, pour faire plus avec un minimum de capitaux, seul notre imagination nous bloquerait. Avec les possibilités du monde d’aujourd’hui, dans un univers où l’on a facilement accès à la technologie, un réseau, des logiciels dépassant ce que l’on croyait possible il y a à peine 50 ans, et plusieurs milliards de personnes qui peuvent s’entraider, on serait fou de ne pas les répertorier et prendre ce qui facilite le travail et nous assure du succès.

À suivre…

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Nécessaire de design de vie (partie 1 de 4)

 

design de vie, choisir sa vie

Plusieurs photos du blog sont de mes soeurs, qui voyagent beaucoup à travers le monde. Celle-ci est de Laurie, son blog est à laurymilkyway.tumblr.com

L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare.

-Maurice Blondel

 

Comment réaliser notre design de vie? Si nous sommes plutôt hésitants à accomplir nos rêves, une des raisons est qu’en général nous n’avons pas les bons outils en commençant dans la vie.

Je me suis déjà lancée dans mon design de vie de rêve. Mais je m’aperçois qu’il peut ne pas être parfait d’avance, en tous points. La vie n’est pas parfaite. Elle ne se déroule pas comme on l’avait prévue, ou selon un plan. Je ne pense pas qu’elle devrait l’être non plus. J’aime les bonnes surprises, et pour les moins bonnes, cela me permet de cultiver une attitude zen. Souvent, on se rend compte que les obstacles que l’on rencontre à répétition sont une occasion de grandir. On peut se demander, quels sont les modèles qui se répètent dans nos vies et qui devraient être dépassés?

J’écris en direct de mon sous-sol, en face du bazar laissé par mes enfants dans leur nouvelle salle de jeux aménagée – on a décidé d’habiter le sous-sol qui était superflu avant d’avoir une famille. Mon bureau connexe est presque prêt, moins un bas de mur, sacrifié par un dégât d’eau. Je suis sur un vieux mais confortable divan, qui a vu grandir mes cousins, le portable sur les genoux par un samedi après-midi. Rien de mon cadre de travail n’est parfait, mais il est stimulant tout de même – tout ce qu’on aime faire le samedi, surtout gratuitement, est synonyme de passion. Je suis comblée par une fantastique famille, un bon endroit où vivre, et une passion qui m’énergise. J’ai des rêves plein la tête, par exemple j’ai déjà hâte de m’attaquer à d’autres projets d’écriture comme un livre de science-fiction inspirant qui me chicote depuis des années. Mais il paraît que c’est le livre, ou la passion, qui nous choisi, alors je dois faire tout en temps et lieu. C’est la joie de vivre dans un univers avec un continuum espace-temps.

Est-ce que j’aurais pu planifier me lancer comme auteure auparavant, rénover une maison, avoir une famille tout en temps séparés? Peut-être, mais je me demande si j’aurais été comblée sur tous les plans. Rien n’est parfait, alors pourquoi attendre le parfait moment pour se lancer? Il n’y a pas mieux que le présent pour vivre ses passions, même si c’est en attendant d’en vivre!

Dans le premier livre de la trilogie, Faites ce que vous aimez, je décris la méthode que j’ai prise pour me lancer dans mes rêves. Voici un nécessaire de succès, à s’équiper avant de partir ou en chemin.

 

Nécessaire de succès

Une fois avoir identifié ce qui nous rend heureux, avoir une idée de nos rêves, et mis nos efforts pour changer de direction, on doit préparer son sac à dos pour gravir notre rêve.

Je pars en voyage, comme le dit le jeu d’enfant, et je me défais de ce qui n’est pas nécessaire. Je trouve que le moyen le plus efficace pour rompre avec une routine qui ne nous plaît pas est de couper les ponts. Avant chaque grand projet, je me lance dans un grand ménage. Les objets qui encombrent ma vie s’en vont à la récupération ou en dons. Bon, j’ai encore à apprendre, car il arrive que les pièces et armoires se regarnissent, mais j’ai de plus en plus de facilité à vivre avec moins.

Même chose pour les activités, les habitudes, le stress, ou le poids du passé qui encombrent mon agenda. Et même les relations avec des gens et les normes sociales qui ne conviennent plus. Le mieux est de vider son sac (dans les sens que l’on souhaite!) puis de mettre un à un ce que nous aimons et voulons garder dans notre vie, de manière responsable. Cela permet de chérir ce que nous aimons le plus, et de faire de l’espace pour ce que nous voulons accueillir dans notre vie.

Pendant cette étape, j’aime garder en tête de viser d’être en sécurité – vous vous rappelez, ce besoin de base important? C’est pourquoi il faut faire attention de ne pas sacrifier des éléments essentiels, et bien se connaître pour savoir de quoi on souhaite se débarrasser, et quoi garder.

On pacte ensuite son énergie pour le voyage. C’est l’élément qui nous dit le mieux si on est sur la bonne piste, si ce que l’on convoite est le bon rêve pour nous. Si pendant quelques jours, alors que je débute un projet qui m’intéresse, j’ai l’énergie « dans le fond », et qu’elle ne va pas en diminuant (assumant que je ne saute pas des nuits de sommeil et que je ne travaille pas trop); si je suis comme une enfant qui a trop mangé de Smarties, et bu en vitesse un Coke pendant qu’on me tournait le dos, que je ressens que je suis sur quelque chose de grand – même plus grand que moi, qui participe au bien de plusieurs, je sais que je suis sur la voie qui me va.

Pour mettre toutes les chances de réussite de notre côté, il faut empaqueter : notre enthousiasme! Les recherches sociales, et le bon sens, montre que la personne la plus enthousiaste est souvent celle qui réussit le mieux. Heureusement, si on s’assure qu’on est passionné de notre choix, on est probablement la personne qui sera à la hauteur. Au pire, amenez une couple de boîtes de Smarties – quoique cela veuille dire; il me semblait que c’était inspirant comme phrase mais hum, ça semble louche après coup. Disons qu’il convient de resté pépé par notre sujet. On peut par exemple y arriver en relisant notre liste de rêves à chaque jour, en lisant les conseils de gens qui ont réussi dans notre domaine, et en s’assurant d’avoir une alimentation santé – je me reprends  – et des habitudes de vie saines. Je conseille aussi d’amener une attitude positive et zen; en cas de crise, elle permettra de faire face aux défis en beauté plutôt que de risquer d’abandonner. On n’a jamais de trop de motivation, persévérance, lucidité, détermination, et d’efficience. De gros mots pour dire : Faisons de notre mieux, et vivons nos rêves, autant que possible!

À suivre…

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