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Comment vivre une vie passionnée et zen

 

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Je suis vivante et je m’amuse,

je pense en moi-même ces jours-ci. Plus je regarde à intégrer toutes mes passions dans une vie zen, et vivre avec passion aussi, plus je trouve que la clé est une vie équilibrée. Elle est synonyme de vivre une vie que j’aime beaucoup.

Voici ce que j’ai trouvé pour aider à vivre une vie passionnée…

 

1. L‘histoire derrière une vie passionnée

En 2009, je laisse une passion et poursuit celle-ci, l’écriture de blogs et de livres. C’est une merveilleuse aventure, où j’apprends beaucoup sur le bonheur et une vie zen.

Mais le paradoxe de ma vie, c’est qu’au milieu du paradigme d’une vie paisible Zen, J’AIME les arts martiaux—je suis la plupart du temps en paix avec cela, grâce à l’ouvrage When Buddhist Attacks (Quand les bouddhistes attaquent) qui me rappelle que c’est un jeu, où l’on peut pratiquer à être dans l’instant, et qu’à un niveau il n’y a pas de combat.

Cela avait été dans ma vie pendant environ 10 ans. J’ai aussi été une athlète toute ma vie, en commençant à skier avec mon père champion à 3 ans. J’ai même rencontré mon mari à un cours de Muay Thai (kickboxing).

Après un long et difficile entraînement de Muay Thai, je me sentais toujours énergisée, presque comme ramenée à la vie. J’ai pratiqué un mouvement comme un coup de pied pivotant arrière des milliers de fois, juste pour le défi et l’art. Ça c’est de l’amour.

Après mon combat d’arts martiaux mixtes, j’ai essayé de continuer mais j’étais blessée. J’ai donc décidé d’aller avec le courant (j’ai perdu par décision, même si elle était censée être en ma faveur) et de prendre soin de ma famille avec mes jumeaux âgés d’un an, et de me consacrer à l’écriture. Maintenant, j’écris tous les jours, et j’adore ça. Mais cette vieille passion des arts martiaux, qui a fait battre mon cœur plus fort, me tire par la jambe.

Je voulais vivre une vie plus simple en restant à la maison avec mes enfants, et maintenant, c’est ma vie (mon fils me fait craquer au moment d’écrire ces lignes). Mais je ne veux pas laisser mes passions, l’amour, glisser au loin. Je crois que nous avons tous des raisons d’être différentes dans le monde, et les passions sont leurs chemins.

Ces passions, qui sont vraiment de l’amour déguisé, cimentent les mosaïques de nos vies. Si nous ne les vivons pas, nous risquons de faner.

L’écrivaine couronnée Elizabeth Gilbert dit sans ambages,

«J’ai toujours cru qu’un talent que vous avez que vous n’êtes pas capable d’utiliser devient un fardeau, qu’il métastase».

Maintenant que mes blessures sont presque toutes guéries, je décide que je suis de retour aux arts martiaux. Je me sens complète et plus heureuse que jamais. Il y a eu des jours difficiles dans ma vie, et peut-être que d’autres sont à venir. Mais ce qui me motive, et me fait combattre respectueusement, c’est que je me sens chanceuse de vivre une vie passionnée avec mes êtres chers.

J’inclus quelques passions dans ma vie, autour des arts et soins de ma famille, mais seulement celles significatives pour avoir le temps de les développer et ne pas être submergée.

 

2. La science de la passion

Abraham Maslow a analysé les personnes les plus accomplies et a inspiré ce qu’on appelle aujourd’hui la psychologie positive. Il a identifié les besoins humains et a découvert que nous sommes appelés à répondre à nos besoins d’une manière passionnée, que de cette façon nous nous sentons plus équilibrée.

Il a également été constaté par le Dr Walter Bortz, professeur à l’Université de Stanford et auteur de Dare to Be 100, que les patients âgés qui étaient actifs avaient des vies plus épanouies et en meilleure santé que les patients qui ne l’étaient pas. Le cerveau, le cœur et les muscles ont besoin d’exercice, et la passion nous tient éveillé et nous pousse à continuer.

Alors, quand une passion vous tient éveillé la nuit, revenant en rampant sur vous, faisant battre votre cœur, ne la balayez pas sur le côté sans évaluer soigneusement si c’est un bon choix pour vous.

Je ne sais pas où mes passions vont me conduire. Je ne dessine plus d’objectifs à long terme. Je me sens chanceuse d’être en mesure de les vivre maintenant. Je suis ouverte à toutes les possibilités. Et je sais seulement que lorsque je les intègre dans une vie simple, une passion enflamme l’autre. Je suis plus heureuse quand ma vie est toutes-passions-incluses.

 

3. Comment pouvons-nous trouver une passion ou en renouveler une?

Il y a plusieurs façons de trouver ou renouveler vos passions. Voici une méthode rapide, en évaluant ces dimensions:

1. Intégralité. Nous pouvons regarder tous les aspects de nos vies et décider desquels nous sommes satisfaits, et lesquels nous voulons améliorer. Cela peut être la passion avec votre partenaire, vos enfants, la famille élargie et les amis, prendre bien soin de soi et des autres, votre routine, votre carrière ou vos passe-temps.

2. Absence. Que manque-t-il dans votre vie? Avez-vous un rêve que vous avez écarté mais qui vous ferait sentir entier? Avec une orientation Myers-Briggs (vous pouvez le découvrir votre type de personnalité ici et en savoir davantage ici), qui ne sont que des étiquettes mais peuvent aider, j’ai découvert que j’étais plus d’un type artiste. Vous pouvez identifier avec lui ce qui manque.

3. Méditation. Si vous méditez sur l’intégrité et l’absence dans votre vie, qu’est-ce que vous apprenez et savez?

Une fois que nous avons une idée de ce qui nous remue, on peut alors ajouter plus de piquante!

 

4. 10 conseils simples pour ajouter une passion dans votre vie

Ce qui suit s’applique principalement à une passion, mais on peut l’appliquer sur toutes les dimensions de vie pour vivre passionnément.

1. Simplifier. Dégager de l’espace pour votre nouvel intérêt ou garder la flamme vivante. Cela pourrait être de réduire de moitié les médias sociaux ou le temps de télévision. Faites-le. Faites-le. (Impossible de ne pas le faire.)

2. Planifier votre passion. Êtes-vous plus une personne matinale ou de soirée? J’ai découvert que je veux juste reporter toutes les passions en fin de soirée. Mais le matin, je suis prête à tout donner. Régler votre réveil au besoin. Comme je le dis dans mon premier livre sur les façons de commencer à faire ce que nous aimons, une habitude est formée en un mois. Ce que je fais pour m’assurer de ne pas agir seulement sur une impulsion est d’intégrer ma passion lentement au cours d’un mois, pour identifier comment la faire entrer dans mon emploi du temps et si je l’aime vraiment.

3. Ressentir de la gratitude. Nous avons la chance de pouvoir la faire. Profitez-en maintenant au lieu de reporter votre plaisir dans l’avenir.

4. Être un agent de bien. La philosophie Zen préconise de faire le bien, et je préfère chercher le bon dans chaque passion pour l’offrir au monde. Par exemple, la top boxeuse féminine Lucia Rijker, qui est aussi bouddhiste, utilise sa notoriété pour aider les gens à réaliser leur meilleur « soi ». Comment pouvez-vous aider les autres avec votre amour et vos talents?

5. Ne pas être attaché. Cela pourrait sembler contraire à ce que j’ai écrit. J’étais prête à lâcher ma passion des arts martiaux, et je suis consciente qu’il y aura un jour où je ne serai pas capable de la faire. Donc, je ne m’attache à elle, je pratique l’inéluctabilité de la mort comme la tradition Zen enseigne, mais en même temps je l’apprécie encore plus.

6. Être ouvert à toutes les possibilités. Quand une porte se ferme, en rechercher d’autres qui sont ouvertes. Allez au-delà du plongeon (the dip), où votre passion vous mène au-delà de ce qui est difficile vers de grandes places.

7. Relier les points significatifs. Regardez en arrière pour voir les sentiers où vos passions vous mènent. De cette façon, j’ai été amenée à la peinture. Je parlais beaucoup d’art avec ma mère, qui est une artiste, et elle continuait de m’envoyer des liens sur l’art d’inspiration. De retour d’une promenade dans les bois, j’avais le goût de peindre, et je suis en train de travailler lentement sur une collection Zen.

8. Embraser vos intérêts. Lisez, pensez, écrivez, parlez de votre passion ou faites-la tous les jours. Mon mari dit que je suis à la recherche d’un record du monde Guinness pour le nombre de pages Facebook que j’ai. Je commence une page ou un groupe sur certaines de mes passions, cela me garde motivée, mes ressources au même endroit, c’est plus facile que de commencer un site Web pour chaque (ou un test avant d’en lancer un), et cela peut aider et rassembler les gens.

9. Rester équilibré. Il est préférable de garder une quantité raisonnable de méditation, sommeil et repos d’autre part. Nous savons si nous nous ennuyons que peut-être nous avons besoin de plus de passion, et si nous sommes fatigués que nous pourrions trop en faire. Nous devons aussi garder du temps pour nos proches. Un état d’esprit équilibré, qui est appelé l’équanimité dans la philosophie Zen, aide aussi à rester tempéré.

10. Être courageux. Rêvez Grand, si vous voulez. Peut-être que notre hobby peut devenir une carrière, mais nous devons faire les premiers pas avec des ressources peut-être simples pour vivre le rêve. Tout est possible, a déclaré le célèbre moine Thich Nhat Hanh. Allez vivre la vie que vous avez imaginée, a dit Henri David Thoreau. Si quelqu’un d’autre l’a fait, il y a des chances que nous aussi le pouvons—il est humain tout comme nous. Si personne d’autre ne l’a accompli, nous pouvons nous épanouir à donner le meilleur de nous-mêmes.

Design de vie zen Image Citation Thich Nhat Hanh Parce que vous êtes en vie, tout est possible - Comment vivre une vie zen et passionnée

« Tout est possible », maintenant disponible sur la nouvelle boutique Design de vie zen Photographie

 

Ressources supplémentaires

Articles que j’ai écrit sur faire ce qu’on aime:

Démarrage d’un blog ou une page:

Certaines de mes pages et groupes Facebook:

 

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La boutique d’art Design de vie zen : Commencer où nous sommes

 

If anything is worth doing, do it with all your heart buddha zen journey. "Si quelque chose vaut la peine d'être fait, faites-le avec tout votre coeur - Bouddha, citation Bouddha, art zen, design de vie zen, boutique d'art zen

Une des pièces de la nouvelle collection en création pour la boutique d’art Design de vie zen

 

«Si quelque chose vaut la peine d’être fait,

Faites-le avec tout votre coeur.  »

– Bouddha

 

L’aventure Zen est de commencer où nous sommes et de construire ou de peler jusqu’à notre cœur. Mon voyage zen est à un nouveau carrefour une fois de plus, avec le début de la lettre d’information quotidienne anglaise Daily Zen et l’ouverture d’une boutique d’art zen.

Lorsque j’étais plus jeune, je trouvais difficile de a) Trouver ma vrai voie, et b) Être spirituelle. J’ai commencé un blog anglais Zen Journey puis la version française, ce blog d’abord appelé Design de vie, puis Design de vie zen afin d’être plus précise sur « le mode de transport », pour partager ce que j’ai trouvé sur découvrir notre voie et le bonheur, ainsi que de vivre une spirituelle vie qui sonne vraie, en marge de dogmes. À bien des égards j’ai beaucoup grandi et suis allée de plus en plus vers ma vraie nature, une vraie Nature que nous partageons tous.

Comme je développe encore plus les sites, j’espère que nous allons tous commencer le voyage zen, en vivant notre amour et en étant conscient et heureux tel que nous sommes, où nous sommes. De temps en temps, en plus de la philosophie et de la poésie zen, je vais partager où j’en suis sur mon chemin pour vous inspirer sur le vôtre .

Voici les nouvelles sur le chemin de Design de vie zen:

– Comme vous l’avez vu, l’infolettre Design de vie zen est publiée environ une fois par semaine. Le lancement de l’infolettre Daily Zen, l’infolettre quotidienne anglaise, est fait, et vous pouvez toujours l’obtenir à moitié prix avec un mois gratuit si vous vous inscrivez aujourd’hui.

– Je vous invite à me rencontrer et discuter sur ma nouvelle page Facebook, Marie-Eve Boudreault, auteur et artiste. Je posterai des citations, des nouvelles et des mises-à-jour de profil de sorte que vous en saurez plus sur moi-même et le processus de création derrière le site.

– J’aimerais aussi en savoir plus sur votre chemin. J’ai créé un groupe où nous pouvons tous partager ce qui se passe dans nos vies, aussi peu ou autant que nous aimons, sur la communauté anglaise Zen Journey sur Facebook. J’ai aussi créé une page zen pour les gens de Québec, la page Facebook Zen Québec.

– Au fil des ans , j’ai découvert que je suis intéressée à aider les gens à vivre zen et à tout ce qui est art. Je commence un autre nouveau projet passionnant pour nous aider à vivre Zen: La boutique d’art Design de vie zen et celle anglaise Zen Art Shop. Je suis en mode création d’une collection de toiles zen, et je ferai en sorte de vous tenir au courant à ce sujet.

– Ajout: Les blogs sont finalistes pour les MadeInBlog Awards! Merci de soutenir et voter ici :

Votez pour Design de vie zen mib awards

Cliquer pour voter comme meilleur blog dans la catégorie Lifestyle. Merci beaucoup!

1. Design de vie zen: http://www.mibawards.ca/2013/blog-526

2. Zen Journey: (version anglaise): http://www.mibawards.ca/2013/blog-527

 

J’ai choisi comme premier morceau de la boutique d’art zen une citation qui a beaucoup de sens pour moi, «Si quelque chose vaut la peine d’être fait, faites-le avec tout votre coeur. » Elle inspire d’aller «de l’avant», de toute notre force et notre amour. Même nous sommes effrayés, anxieux, non confiants… juste de faire un petit pas, puis un autre, c’est ce qui nous propulse sur notre propre chemin. S’engager et commencer peut être aussi simple que cela.

Merci de marcher sur le chemin zen avec moi ,

Marie-Eve

 

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Le « unschooling »: Vivre libre, ou le design de vie des non-scolarisés

 

unschooling non-scolarisation

 

[Note : J’ai mis plusieurs citations pour bien cerner le sujet sous forme de petit guide. Si vous êtes un peu pressé, vous pourrez les sauter et y revenir plus tard. Mais je conseille de prendre une bonne pause et de plonger dans la magie d’apprendre ce qu’est le unschooling, ou la non-scolarisation, pour vous ou les êtres plus jeunes qui vous sont chers.]

Il fut un temps—entre le moment où le bâtiment est tombé et où je me suis extirpée à travers une fenêtre brisée—où j’ai accepté le fait que j’allais mourir. Vous n’avez pas à vous soucier du processus de la mort. Vous êtes vraiment paisible. Vous ne paniquez pas. J’étais seulement triste que je ne verrais pas ma famille. Je voulais que la vie de chacun se révèle vraiment très bien, et je voulais le voir.

Peu de temps après le World Trade Center j’ai eu des enfants, et une partie de la raison pour laquelle je sais que c’est bon pour eux de faire l’éducation à la maison est que je sais qu’on pense lorsque que l’on va mourir, et je ne veux pas manquer huit heures chaque jour avec mes enfants, parce que je sais qu’il n’y a rien d’autre qui aura de l’importance à la fin de nos jours.

-Penelope Trunk

« Maman, est-ce que je peux mettre des ballounes partout? » me demande mon fils, Josh.

Pourquoi pas? Ce gris matin du début septembre, nous sommes libres de notre horaire car l’autobus ne viendra pas le chercher.

C’est cette année que mes enfants auraient dû entrer à la prématernelle, ou à la maternelle à 4 ans. Mais cette année, il n’y a pas d’école pour nous. Nous fêtons une non-rentrée scolaire. Depuis leur naissance, mes enfants et moi avons évolués vers le unschooling, du terme anglophone plus connu, ou non-scolarisation pour le terme français qui se rapproche le plus du sens premier – ce que l’on pratiquait presque naturellement dans notre famille, en fait. Selon moi, il est une suite logique à l’attachement parent-enfant pratiqué à la maison plutôt qu’en garderie depuis leurs premiers jours. Et le design de vie de l’apprentissage naturel n’est pas seulement pour les enfants; à l’âge adulte, je tire autant de plaisir qu’eux à me dire à la Alice Cooper « School’s Out», et à apprendre en toute liberté.

Avant de commencer, si vous êtes nouveau à la non-sco, je demanderais s’il vous plaît d’être ouvert. Ouvert à une alternative, à la question : Et s’il existait un meilleur choix à l’école traditionnelle? De laisser la porte ouverte sans penser à formuler des objections pour l’instant, pour entrevoir une autre réalité sans œillères, qui pourrait révolutionner votre vie, comme cela est le cas pour les nôtres. Puis, si l’exercice vous va, de répondre à cette question en vous-même: De quelle manière apprenez-vous mieux en tant qu’adulte? Est-ce que pour des connaissances importantes pour votre vie de tous les jours, vous vous inscrivez à l’université? Ou plutôt, comme la majorité d’entre nous, apprenez-vous plus librement, sur le terrain, en trouvant votre expertise par vous-même, soit ce que vous avez besoin au moment où vous en avez besoin? De nos jours, lorsqu’on a besoin d’une connaissance ou qu’un sujet nous inspire, nos recours premiers sont généralement notre entourage personnel ou professionnel, l’internet, des revues, et des livres pour aller plus loin sur le sujet. À l’âge adulte, nous n’utilisons plus un professeur formel, une salle de classe, ou un examen. Nous savons ce que nous savons, et nous sommes débrouillards pour trouver ce dont nous avons besoin.

Si on fait un saut en arrière, on peut voir que l’institution moderne de l’école obligatoire, dont semble ne pas pouvoir se passer notre société, est récente. Sous la forme que l’on la connaît, elle a été instaurée non pas pour donner une éducation générale, mais pour évangéliser. Ensuite, il semble qu’elle ait été reprise pour nous éduquer au mieux pour avoir une éducation de base avant d’apprendre une carrière, au pire, au gré de l’agenda gouvernemental (devenant une nouvelle « église » laïque dictant ce qui est bon d’apprendre versus ce qui ne l’est pas), sur le format du travail ouvrier, pour suivre et habituer les jeunes à la semaine de travail, et garder les parents sur le marché du travail. Ce faisant, l’école est devenue un rouage de la société moderne. Mais à quel prix économique et social?

Au tournant d’un nouveau millénaire, nous sommes en droit de revoir objectivement la fonction de l’institution scolaire, car nous avons dépassé l’époque de sa visée première. Et de revoir en même temps les fondements de sa fréquentation obligatoire. À la lumière des recherches modernes sur l’éducation, après des décennies de cette expérience sociale, je remets en question l’institution scolaire. Car les efforts pour la réformer ne sont pas encore à point – s’ils le sont totalement un jour afin qu’elle soit enfin respectueuse des besoins de chacun.

Il y a d’abord un consensus que l’école publique n’est pas effective et a besoin de réforme; son succès est mitigé, et souvent fustigé dans les médias. La preuve ultime étant que la moitié des jeunes sont démotivés à l’école et encore qu’ils n’atteignent pas leurs diplômes secondaires.

Pourtant, il existe des alternatives à l’apprentissage obligatoire à l’école. Une majorité d’adulte pratique l’apprentissage naturel, et il est estimé qu’aux États-Unis autour de 2 millions pratiquent l’éducation à la maison.

En ces jours de rentrées scolaires massives, de retrait de la majorité des enfants des lieux publics, une pensée me trotte dans la tête, et je me lance avec cet article : À la lumière de ses méfaits, et si on avait le courage de rejeter l’institution scolaire obligatoire, traditionnelle? Je me dis que si j’en parle ouvertement et relate les connaissances accumulées avec les années, plus de gens choisiraient une alternative à l’école traditionnelle. Car souvent, les gens ne savent même pas qu’il est légal de le faire. Et parmi ceux qui le savent et ont leur curiosité piquée, plusieurs n’en savent pas les bases. Il est temps d’éclairer ce chemin plutôt obscur et de l’amener au grand jour pour en faire un mode de vie sain familial et une solution à nos problèmes sociétaux.

 

non-scolarisation unschooling article

L’éducation à la maison, une meilleure alternative à l’école traditionnelle?

 

Les méfaits de l’école traditionnelle

Qui sont les experts qui en décrient les méfaits? De nombreux auteurs ont démontré ce que plusieurs qui ont fréquenté l’école ont appris : l’école, avec ses tests, son autorité, et son cadre formel, peut être détrimentale à notre bon fonctionnement, et serait un cheval de Troie source de plusieurs problèmes dans notre société. Si nous devions suivre le parcours naturel de l’être humain, ces experts s’accordent pour décrier l’ajout de l’école dans cette voie.

L’auteure Jean Liedloff et le Dr. Peter Gray lancent le bal avec leurs études anthropologiques et psychologiques sur des sociétés qui n’ont pas connu de bris dans la continuité de l’évolution humaine naturelle. Jean Liedloff démontre avec ses études avec les Yequanas et les Balinais que les enfants élevés dans le continuum naturel, c’est-à-dire en portage et cosommeil au moins jusqu’à ce qu’ils rampent, puis laissés libres de jouer entre enfants, de travailler et de suivre les coutumes de leurs clans, sans enseignement de style scolaire, tout en ayant un amour inconditionnel par leurs proches, sont parmi les plus heureux, non-violents, et adaptés de leurs sociétés. Jean Liedloff est répugnée par tout ce qui ressemble à de la scolarisation; elle est parvenue à la conclusion plutôt dérangeante que l’apprentissage est naturel, mais que l’enseignement ne l’est pas du tout. Elle n’a pas vu d’enseignement formel dans les peuples qu’elle a étudié. Elle voyait plutôt des enfants épanouis qui apprenaient en liberté en compagnie des autres.

Les recherches du Dr. Peter Gray, professeur et chercheur en psychologie qui a publié récemment le livre Free to Learn, démontrent que les enfants à travers le monde apprennent mieux par le jeu, une communauté de pair, et l’accès libre à l’information. Il affirme que l’école est une prison. Elle tue dans l’œuf le goût d’apprendre chez les enfants :

« Les enfants viennent au monde brûlant d’apprendre et génétiquement programmés avec des capacités extraordinaires en matière d’apprentissage. Ils sont des petites machines à apprendre. Dans les quatre premières années ou à peu près, ils absorbent une quantité incommensurable d’informations et de compétences sans aucune instruction. Ils apprennent à marcher, courir, sauter et grimper. Ils apprennent à comprendre et à parler la langue de la culture dans laquelle ils sont nés, et avec cela ils apprennent à affirmer leur volonté, argumenter, s’amuser, agacer, se lier d’amitié, et poser des questions. Ils acquièrent une quantité incroyable de connaissances sur le monde physique et social qui les entoure. Tout cela est motivé par leurs instincts intérieurs et urgences, leur espièglerie et curiosité innés. La nature n’éteint pas cet énorme désir et cette capacité d’apprendre lorsque les enfants atteignent cinq ou six ans. Nous l’éteignons avec notre système coercitif de scolarité. La plus grande, la plus durable leçon de l’école est que l’apprentissage est du travail, qui doit être évité autant que possible. […] J’ai commencé à étudier l’éducation d’un point de vue biologique. Au début, mon étude a été principalement motivée par souci pour mon fils. Je voulais m’assurer que nous ne faisions pas une erreur en lui permettant de suivre sa propre voie éducative plutôt qu’un chemin dicté par des professionnels. Mais graduellement, au fur et à mesure que je suis devenu convaincu que l’éducation autogérée de Scott allait à merveille, mon intérêt s’est tourné vers les enfants en général et sur les fondements humains biologiques de l’éducation. »

Peter Gray souligne que les enfants sont naturellement équipés pour s’éduquer eux-mêmes. Il affirme que chacun de nous sait que les leçons les plus importantes n’ont pas été celles que l’on a apprises à l’école. Elles ont été celles que l’on a apprises lorsqu’on les a poursuivies par nous-mêmes, par passion; c’est celles qui nous restent pour la vie et nous aident à trouver une carrière appréciée.

 

nature unschooling

 

Il ajoute que “Chaque fois que nous ajoutons une autre heure au temps que les enfants doivent passer à l’école ou à faire des devoirs, et chaque fois que nous les contraignons ou les cajolons à une autre activité parascolaire dirigée par un adulte, nous les privons encore plus de possibilités de jouer, d’explorer, de réfléchir et d’expérimenter les joies et les frustrations de l’auto-direction. »

Il apporte qu’avant l’école, apparemment pendant des millénaires, les enfants (jusqu’à l’âge où ils commencent de leur propre initiative à prendre des responsabilités adultes) jouaient et exploraient à chaque jour, à la journée longue, et s’éduquaient eux-mêmes. Les traits enfantins d’être joueurs, curieux et social ont été perpétués par sélection naturelle pour que l’enfant s’éduque librement.

Désormais, Peter Gray supporte l’apprentissage libre à la maison et les écoles démocratiques, où des lois sont votées par tous et l’enfant est laissé libre d’apprendre et de s’amuser, avec des pairs d’âges différents, sans être dirigé par des adultes (qui sont là au besoin).

Il cite un éducateur reconnu, Jian Xueqin, qui dénote que les failles de l’éducation basée sur la mémorisation sont bien connues, comme des manques aux compétences sociales, de discipline, d’imagination, ainsi que des pertes de curiosité et de passion d’apprendre.

L’apprentissage libre dans l’enfance permet donc de trouver par le jeu les passions qui pourront fleurir et devenir une carrière fleurissante, comme ses études sur le terrain le rapportent et trouvent un lien direct entre les deux. Le jeu que pratique le jeune apprenant est une pratique à être un adulte. Quand on limite le jeu, les gens traversent la vie avec un sens de dépendance et de victimisation comme si une autorité externe devait leur dire quoi faire, ce qui n’est pas sain.

 

apprendre dans la nature learn in nature

 

Les travaux des psychologues Oliver James ainsi que Steve Biddulf, lu par 4 millions de personnes (il est l’auteur des guides Raising Boys et Raising Girls), démontrent que l’attachement à la mère (ou père) jusqu’à l’adolescence, puis des adultes significatifs à ce moment, sont les choix les plus appropriés pour une bonne santé mentale. On peut alors inférer que le mode de vie d’apprentissage à la maison permet d’avoir plus de temps de qualité avec ses parents alors qu’un mode de vie alternatif où l’enfant n’a pas d’amour et de rôle modèle parental actif est susceptible de causer des problèmes. Par exemple, un garçon qui n’a pas de présence de qualité de son père ira chercher un modèle masculin ailleurs, comme dans les films ou chez ses pairs, et sera plus à risque de présenter ces traits, affirme Steve Biddulph :

– Un style agressif dans les relations;

– Un comportement hyper-masculinisé (fusils, muscles, trucks, mort);

– Un répertoire limité de comportement (se tenant autour de grogner ou «être cool»);

– Une attitude dérogatoire envers les femmes, les gais et les minorités.

Le Dr. Maria Montessori, fondatrice des écoles de ce nom, a étudié d’abord les enfants dans leur milieu naturel lorsque des enfants, libres toute la journée dans un bâtiment alors que leurs parents travaillaient, ont été regroupés dans un local nommé La Casa dei Bambini, la maison des enfants. Elle a remarqué que l’instinct des enfants est de travailler, par eux-mêmes. Ils délaissent vite les jouets alors qu’ils travaillent librement des heures avec du matériel adapté pour eux qui leur permettent d’apprendre les rudiments du monde extérieur, comme l’alphabet, les chiffres, et des activités de vie quotidienne comme faire la cuisine. Sans Professeur, mais avec quelques lignes de guidance, il est observé que les enfants deviennent capables d’apprendre, par eux-mêmes ou avec leurs compères, à lire, compter et écrire, entres autres, à leur 3, 4, 5 ans.

Les résultats conjoints de ces recherches démontrent clairement que meilleure que toute alternative pour les enfants d’âges préscolaires et même jusqu’à l’adolescence est le fait d’avoir un contact proche avec son parent et son « clan », ainsi que des activités adaptées au travail en toute liberté. C’est ce que supportent la non-scolarisation et la profession de parent à la maison.

Parmi les résultats les plus importants sur les conséquences de l’école obligatoire sont aussi les œuvres des professeurs John Taylor Gatto et John Holt. John Taylor Gatto, auteur et professeur, a éclairé sur les méfaits de l’école qu’il ne pouvait plus supporter, notamment par son livre Dumbing Us Down et ses articles sur l’école et sa profession I Quit, I Think (Je quitte, je pense) et Against School (Contre l’école). Il ne mâche pas ses mots. Il décrit que l’école industrialisée et obligatoire a été délibérément entraînée par des leaders malintentionnés sur la piste de la ségrégation par classes d’âges pour diviser les masses et mieux régner dans une démocratie. Le résultat étant qu’il serait « peu probable que la masse ignorante de l’humanité, séparée dans l’enfance, ne serait jamais réintégrée dans son ensemble dangereux ». Il note que les 6 fonctions de base de l’école sont :

1) La fonction adaptative, les écoles existeraient pour établir des habitudes fixes de réaction à l’autorité qui exclut le jugement critique;

2) La fonction d’intégration, ou  » la fonction de conformité », pour rendre les enfants aussi semblables que possible afin d’exploiter et manipuler une grande force de travail;

3) La fonction de diagnostic et directive, l’école viserait à déterminer le rôle social particulier de chaque élève;

4) La fonction de différenciation. Les enfants triés par rôle social seraient formés uniquement ces rôles dans la machine sociale seulement, pas au-delà;

5) La fonction sélective, pour améliorer la biologie de la masse. Les écoles seraient destinées à marquer les inaptes comme inférieurs pour barrer efficacement de la reproduction;

6) La fonction propédeutique, ce système social sous-entendrait un groupe d’élite gardiens.

Cette vision élaborée au début du 20e siècle peut se voir sur les terrains des écoles de nos jours, puis au sein de la société ensuite, et elle a de quoi effrayer.

Le professeur John Holt est le leader du unschooling, avec son précurseur Ivan Illich, qui prônait la déscolarisation, car l’école serait une nuisance à l’éducation. John Holt a voulu savoir pourquoi les enfants de sa classe semblaient troublés par la vie alors que les enfants préscolaires sont débordants de vie et aventureux. Ses découvertes personnelles, car il apprenait lui-même à la unschooling un instrument de musique par exemple, et sur le terrain avec des études de diverses familles et classes, l’ont mené à prôner la non-scolarisation et à publier pendant des années un bulletin d’information Growing Without Schooling (Grandir sans scolarisation) et donner des conférences pour inciter les gens à le faire. Ses découvertes sur les méfaits de la scolarisation sont nombreuses, comme sur le fait que les enfants échouent et perdent le goût d’apprendre parce qu’on les teste et les force, et que l’on apprend mieux généralement en liberté. Il affirme encore qu’apprendre est aussi naturel que de respirer dans son livre Learning All the Time :

« Les enfants apprennent à partir de tout ce qu’ils voient. Ils apprennent où qu’ils se trouvent, et pas seulement dans les lieux d’apprentissage spéciaux. Ils apprennent beaucoup plus des choses, naturelles ou créées, qui sont réelles et significatives dans le monde en leur nom propre et non pas seulement faites pour aider les enfants à apprendre; en d’autres termes, ils sont plus intéressés par les objets et les outils que nous utilisons dans notre vie ordinaire que dans presque tous les matériaux d’apprentissage particuliers faits pour eux. Nous pouvons mieux aider les enfants à apprendre, non pas en décidant de ce que nous pensons qu’ils devraient apprendre et en réfléchissant à des moyens ingénieux pour le leur enseigner, mais en rendant le monde, autant que nous le pouvons, accessible à eux, en accordant une grande attention à ce qu’ils font, répondant à leurs questions—s’ils en ont—et en les aidant à explorer les choses auxquelles ils sont plus intéressés. Les façons dont nous pouvons le faire sont simples et faciles à comprendre par les parents et d’autres personnes qui aiment les enfants et qui prendront la peine de faire attention à ce qu’ils font et qui pensent à ce que cela peut signifier. En bref, ce que nous devons savoir pour aider les enfants à apprendre n’est pas obscur, technique ou compliqué, et les matériaux que nous pouvons utiliser pour les aider à sont à portée de main tout autour de nous. »

 

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Les auteurs et blogueurs actuels Sandra Dodd, Leo Babauta, et Penelope Trunk démontent jour après jour les préceptes en faveur de l’école et éclairent sur les bienfaits de la non-scolarisation. Sandra Dodd est une leader dans le unschooling, et elle partage depuis des années les bienfaits de cette méthode pratiquée dans sa famille. Leo Babauta, aussi connu par son célèbre blog Zen Habits, pratique la non-scolarisation avec 4 de ses 6 enfants (les plus jeunes, les plus vieux fréquentant déjà l’école depuis longtemps) – il est enthousiasmé par l’idée. Penelope Trunk, aussi une célèbre blogueuse, a retiré ses enfants de l’école quand elle a vécu ses méfaits, et maintenant ils fleurissent à la maison. Un de ses enfants, qui a des troubles de socialisation, devient même plus sociable. Elle a éclairé sur les multiples bienfaits des jeux vidéo qui ne sont pas limités. Le risque de lire leurs blogues : attention, si vous avez encore des réticences, elles risquent de tomber à leurs lumières.

En ce qui concerne le Québec, le mouvement n’est pas nouveau. Léandre Bergeron, auteur du Petit manuel d’histoire du Québec et du Dictionnaire de la langue québécoise, a éduqué ses trois filles de cette manière et raconte son histoire dans Comme des invités de marque, stipulant que nous devrions traiter nos enfants comme tels. Il glisse quelques aperçus de ses découvertes dans son mémoire sur une année avec ses adolescentes et leurs parcours :

 « Hier soir, nous sommes allés entendre le concert vocal auquel participait Déirdre. On sentait sa grande sociabilité, son ouverture aux autres, son désir ardent de faire de son mieux, non pour elle-même mais pour que l’événement soit un succès collectif. Comment oser dire que les enfants qui ne fréquentent pas l’école ne vont pas développer leur sociabilité? C’est tout le contraire que je constate. Car la socialisation forcée des écoles ressemble à la socialisation des prisons plutôt qu’à l’épanouissement des relations humaines chaleureuses. »

« La crise de l’adolescence n’existe que dans les milieux d’oppression. Il n’y a pas de crise d’adolescence si la symbiose est intacte. »

« Je crois que j’ai brisé la complicité avec le monde adulte, que j’ai divorcé d’avec le monde adulte pour me retrouver complice des enfants. Car il y a une complicité du monde adulte, qu’on la sente ou pas. Cette « entente » entre adultes qui nous fait croire qu’on est au pouvoir, qu’on est dominant, qu’on sait, qu’on a droit à, qu’on peut demander, qu’on peut se permettre de, comme la dame d’un certain âge qui croit avoir le droit de nous passer sous le nez dans une file sans s’excuser, comme le petit avocat fier de son air supérieur. Il y a un fil de complicité qui lie les adultes entre eux comme un réseau de mafiosi. »

« Et voilà que, eurêka !, je découvrais comment, dans leurs jeux à elles, elles faisaient leur apprentissage véritable ; en fait, il n’y avait rien à faire qu’à les laisser jouer à leur guise, tant qu’elles voulaient pour qu’elles apprennent ce qu’elles avaient besoin de savoir à leur âge. Pourquoi est-ce qu’elles devraient savoir lire et écrire avant d’avoir besoin de lire et d’écrire ? Pourquoi faire du plaisir d’apprendre une torture en l’imposant prématurément ? Pourquoi faire du forcing ? Ridicule, tout ça. Quel besoin mes filles avaient-elles de lire à sept, huit ou dix ans ? Aucun. Quel besoin avaient-elles de compter, additionner, soustraire ? Aucun. Jusqu’à ce que dans leurs jeux à elles, elles sentent un manque et cherchent à le combler. Ou encore quand, participant à la vie quotidienne, elles verraient l’importance de la liste d’épicerie trônant sur le lutrin tout près de mon comptoir de boulanger. « Papa, i faut des pommes. » Et j’écris : pommes. « Laisse-moi écrire pommes. « Si tu veux, P-O-M-M-E-S. » « Pourquoi deux m ? » Pour compliquer les choses. Parce que, si c’était simple et facile, ça s’apprendrait facilement et les professeurs dans les écoles, ils n’auraient rien à faire. »

« L’école imprègne tous les cerveaux dits civilisés comme jadis l’Église pénétrait les moindres recoins de l’âme des catholiques. Hors de l’Église, point de salut. Aujourd’hui, hors de l’école, point de salut. »

« Je me rends compte que l’enfant ne tient pas du tout à recevoir une instruction formelle avant la puberté et que cette instruction formelle, si elle a lieu, est néfaste à son épanouissement. C’est vraiment lui brouiller les cartes. Cette obsession à vouloir instruire nos enfants le plus tôt possible est une interférence dans la relation parent-enfant, une atteinte très grave à la symbiose. L’idée que le parent se fait de l’enfant, l’image qu’il a de lui, est un écran entre les deux. Pour le parent, l’enfant n’en sait toujours pas assez. Chez l’enfant s’installe le sentiment qu’il n’est jamais à la hauteur, qu’il est un objet inadéquat. »

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Il y a quelques autres familles phares dans le milieu de l’unschooling au Québec (voir leurs sites dans les ressources additionnelles). Au Québec, pourtant, peu de gens savent que l’éducation à la maison est acceptée.

Devient-il un mouvement social, le unschooling? Les écoles les plus en vues, comme celle appelée Avenues – The World School où l’actrice Katie Holmes envoie sa fille à New York, changent vers le modèle de l’apprentissage libre. On se rend compte que les enfants ont une meilleure éducation lorsqu’ils ont un accès libre à l’information, qu’ils sont encouragés à suivre leurs passions, sans horaire fixe, et qu’un parent peut venir les voir en tout temps. En continuant le modèle de l’école publique, qui tire de plus en plus de la patte, on crée encore un écart entre l’éducation des plus riches et des moins riches. Mais comme le souligne plusieurs, pas besoin de payer 40 000$ (US) pour avoir accès à ce modèle: on peut le faire en famille, de la maison.

Pour faire le tour des méfaits de l’école, nous pouvons en regarder les effets dans notre société qui a majoritairement emprunté le parcours scolaire. On constate que le chemin de l’école traditionnelle est insidieux, il peut nous piéger. On peut facilement se retrouver névrotique en cours de route étant donné qu’il ne répond pas à nos besoins. Jean Liedloff avait l’habitude de nous décrire comme des « névrotiques normaux », avec notre grand malaise généralisé dans nos sociétés dénaturées et scolarisées.

Le chemin de l’école est fallacieux; il est trompeur car il enlève le goût d’apprendre et peut nous mener sur une fausse piste. À la maternelle, j’avais soif d’apprendre. J’ai même mémorisé un livre par cœur pour pouvoir sauter directement à la 1ère année—sans que mon professeur finisse pas y consentir. En 1ère année, il fallait absolument que je sois première de classe, tel qu’affiché fièrement sur un de mes gilets. Mais l’école enlève graduellement le goût d’apprendre et de travailler. Elle est un des agents de dénaturalisation. Elle est la cause qu’après mes études, j’ai mal au cœur de lire; il se passe 2 ans et une nécessité de revenir à mon bien-être fondamental (après avoir perdu un bébé en grossesse) avant que je retourne à la lecture.

En plus d’être coûteux socialement, il est aussi coûteux économiquement. L’éducation à l’école coûte des milliers de dollar par année, et on se partage tous la facture, et le coût social d’étudiants devenus adultes « névrotiques ». L’éducation a des résultats hors normes avec moins de 600$ de frais par année. Et la moyenne des étudiants de l’école est 50%, alors que la moyenne des apprenants à la maison lorsque testés ont des moyennes autour de 85%.

Qu’en est-il de la fameuse socialisation? Nous sommes naturellement équipés, comme avec l’ocytocine, pour former des liens sociaux à moins qu’on le soit empêché par des structures contraignantes. Une socialisation qui respecte notre biologie se fait avec nos familles et notre entourage proche. Des liens de qualité dans la famille créent le blueprint des relations réussies dans la société. Une socialisation seulement par des pairs du même âge peut-être néfaste et crée des problèmes comme de l’agression, des castes à l’école, et avec des classes de gens élevés de cette manière, jusqu’à plus tard en société du bullying au bureau! La vie en société caractérisée par l’éducation traditionnelle massive devient une école secondaire perpétuelle. En fait, le problème de socialisation de ceux qui s’éduquent à la maison est le problème que la majorité des jeunes du même âge sont obligés à fréquenter l’école. Par contre, des amitiés sont possibles avec les relations élargies en société à longueur de semaines, avec d’autres qui pratiquent l’éducation à la maison, et avec les autres jeunes en dehors des périodes d’école.

 

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Et que disent d’autres études sur les apprenants « à la maison »? Elles démontrent que les apprenants à la maison sont généralement plus sociables, adeptes à la vie courante, bons en communication et matures que leurs pairs qui vont à l’école. Ils présentent aussi moins de problèmes de comportement que leurs pairs qui fréquentent l’école.

Quand à mon expérience personnelle, j’ai découvert que j’apprends plus vite et efficacement par moi-même. À l’école secondaire, un professeur ne me supportait pas car « ma face ne lui revenait pas » – des choses qui arrivent à l’école, il semble (au moins je n’étais pas sa fille). Obligée de fréquenter l’école poussée à ne pas l’écouter, mais têtue, je passe le cours en m’enseignant toute l’année les mathématiques en lisant le manuel et en choisissant mes exercices. L’année suivante, je réussis un 96% dans la matière, et le professeur du niveau suivant me trouve « forte ». Lorsque nous nous éduquons, nous pouvons personnaliser notre apprentissage à nos besoins et notre compréhension – une fois compris, on passe à l’intérêt, besoin, ou détente suivants! Combien de temps, de talents, et possiblement comme dans ce cas, d’atteinte au droit d’être aimé sans préjugés à un âge où l’on est vulnérable, perdons-nous à l’école?

 

La non-scolarisation et ses termes

La non-scolarisation, tel que décrit par Mary Griffith dans son livre The Unschooling Handbook, « une façon de designer l’apprentissage aux besoins spécifiques de chaque enfant et chaque famille », qui donne beaucoup d’avantages comparativement à l’éducation traditionnelle. C’est un apprentissage personnalisé librement, tout simplement.

Étant donné les méfaits de l’éducation autocratique, j’ai fait le saut de l’idée de faire l’école à la maison, qui peut être du style cours à la maison donné par le parent à un style plus libre comme Montessori (mais tout de même classé par sujets jugés importants), à celui de la non-scolarisation, l’apprentissage par un autre moyen que l’enseignement. Je préfère aussi la non-scolarisation à l’école alternative démocratique car le lien familial, l’apprentissage en clan parent et fratrie, et amis, est conservé et naturel. Par contre j’apprécie que l’école alternative ouvre la porte à l’apprentissage libre avec les pairs du même âge.

La non-sco englobe les termes d’apprentissage naturel, autodirigé, ou librement guidé par le parent. Plusieurs distinguent entre la non-scolarisation et la non-scolarisation radicale, qui est une liberté totale où il n’y a pas de restrictions pour les heures d’apprentissage, de repas, ou encore de sommeil. Comme le unschooling peut se vivre de la manière qu’on le souhaite, je préfère ne pas faire de distinction. À chacun de découvrir son parcours libre et respectueux pour chacun de l’unité familiale.

L’apprentissage à la maison peut donc commencer dès la naissance. Si vous décidez de faire apprendre votre enfant à la maison au Québec, vous pouvez le faire à tout moment en avertissant par écrit votre intention à l’établissement scolaire.

L’éducation à la maison est légale, dont au Québec. Un article de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leur enfants. » Les commissions scolaires disent que les apprenants à la maison doivent être enregistrés, mais comme ce n’est pas mentionné dans la loi, cela devient une zone grise, dit Idzie Desmarais sur son blog I’m Unschooled. Yes, I Can Write.

Si on le souhaite ou l’on vous l’exige dans votre région, la non-scolarisation doit être suivie par la commission scolaire, environ deux fois par année par communication écrite, pour avoir l’équivalent du programme de formation québécois. On conseille de noter les activités faites par jour ou semaine. Certains parents tiennent un blog des accomplissements et de la vie familiale. Même si je suis maintenant persuadée qu’on apprend sans cesse avec l’apprentissage non-scolarisé, pour errer du côté légal et être capable de prouver un enseignement, il est recommandé de faire un portfolio. Pour moi, pour le moment, c’est des photos de nos activités, car l’obligation face à la loi commence à 6 ans. À ce moment, nous pouvons utiliser un journal sous la forme de portfolio ou un agenda-journal quotidien, facile à trouver sur Amazon par exemple, où les apprentissages sont détaillés ainsi qu’un cartable où l’on met les preuves de nos activités. Il serait aussi sage de vérifier les compétences qui sont exigées à chaque année dans le programme de formation et de démontrer comment vous y répondez.

On recommande aussi de devenir membre d’une association pour l’école à domicile afin d’obtenir des informations et du soutien légal au besoin, comme l’Association québécoise pour l’éducation à domicile.

Pour donner des lignes guides, une phrase qui me reste en tête est que le unschooling consiste à donner autant de liberté à son enfant qu’un parent (et la commission scolaire au besoin) est capable de tolérer. D’abord, un enfant élevé dans son continuum saura se gérer lui-même avec le temps, sinon quelques lignes guides sous forme de principes de la maison pourront trancher des cas litigieux. Cela veut dire donner tranquillement ou drastiquement les rennes pour l’alimentation, l’apprentissage, la gestion du temps et même le sommeil.

Tout est prétexte à apprendre, les sorties en plein-air, les matinées dans les jeux de la maison, même les jeux vidéo. Ces derniers développent par exemple même la pensée scientifique, les habiletés et même les relations sociales. En fait, les recherches sur les jeux vidéo présentent des impacts positifs sur le développement.

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Contrairement à une idée préconçue, la non-scolarisation ne veut pas dire ne pas avoir recours à l’éducation externe. On peut l’offrir, tant que cela reste un choix – il implique la liberté consciente. La non-scolarisation laisse le choix de s’inscrire à des cours, des sessions d’information, ou à l’université, mais justement, c’est un choix et non une obligation. Ce n’est pas forcé, et ce faisant, l’apprentissage est stimulé. Chacun est libre de choisir dans le respect son horaire, s’il suit des cours, et même s’il fait de la non-scolarisation après l’école ou pour un professeur, en classe.

John Holt fait une différence entre un Professeur, qui teste et inhibe les connaissances, et un professeur, qui laisse la liberté au participant et guide au besoin avec des principes de base. Avoir recours à un bon guide devient comme les roues de support d’un bicycle qui se retirent avec le temps – mais encore, certains aiment se lancer sans les roues, et c’est leur droit fondamental.

Mieux encore, la non-scolarisation veut dire suivre ses passions. Elle donne des ailes, c’est pourquoi de nombreux leaders l’ont fait de manière variée ou en partie, par exemple, Thomas Edison, Abraham Lincoln ou encore Steve Jobs. C’est là que la non-scolarisation montre de ses forces et est une solution au malaise sociétal commun de ne pas aimer son emploi. André Stern, ayant grandit avec la non-scolarisation, ne se décrit pas par ses professions, comme luthier, auteur, ou leader dans l’écologie de l’éducation. Il se décrit comme un enfant de 42 ans. Il s’amuse tout en « réussissant » dans la vie. Il a appris tout ce qu’il a eu besoin, à son rythme propre et respectueux. Cette méthode semble amener l’être humain à être plus intègre à l’âge adulte. Ou à l’âge d’or de l’enfance adulte. En tout cas.

André Stern décrit que le monde du travail ne cherche pas les qualifications. Avoir une qualification, un diplôme, ne garantit pas qu’on aura l’emploi recherché. Par contre, les compétences donnent les meilleures des chances. Et ces compétences naissent de l’enthousiasme et la poursuite de l’intérêt, qui sont à leur meilleur hors du cadre rigide de l’école.

«Le unschooling, c’est un autre mot pour dire « vivre » », disent ses participants. Au-delà de tous les bienfaits et des apprentissages, la non-scolarisation permet de se rendre compte qu’on est en vie, heureux. Et cela, c’est déjà beaucoup. Le réaliser donne la permission de se donner « du lousse ».

Qui sait quels sujets seront importants de savoir dans 5, 10, 20 ans, à la vie d’adulte que l’on se prépare ou pour laquelle se préparent nos enfants? La vie à l’école ne donne qu’un faux sentiment d’assurance de savoir ce que l’on fait. En réalité, nous sommes tous incertains du futur et même d’être vivants à ce moment. L’apprentissage hors de l’école est utile pour profiter de la vie maintenant et apprendre à gérer ses peurs, à prendre confiance en son habileté à apprendre à apprendre mieux que toute autre.

Comment apprenons-nous ou nos enfants vont-ils apprendre les autres sujets importants que l’école relègue au second plan? Des sujets tels que la sexualité, la consommation d’alcool, le choix d’un milieu de vie… Ou encore comment réussir son mariage? Avoir des amitiés durables? Élever son enfant, entretenir son milieu de vie, construire sa maison, voyager? À nous de choisir si ce sera par leur pairs et leur professeurs éloignés, ou à être guidé par leurs parents au besoin ou quelqu’un de confiance dans l’entourage.

 

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À quoi ressemble la non-scolarisation dans le quotidien

La non-scolarisation est un portrait différent pour chacune des familles. Nous apprenons non pas dans un environnement fermé, seulement sur papier, mais dans des livres vivants.

Avons-nous besoin d’un salaire énorme pour supporter un tel choix? Il semble que non, selon Forbes la majorité de ceux qui font le choix de l’apprentissage à la maison ont un revenu entre 25 000$ et 75 000$.

Pour donner une idée du quotidien, cela suit souvent un apprentissage par projet (c’est ce qu’on peut dire à notre commission scolaire d’ailleurs). Le rôle du parent est souvent de trouver du matériel ou de l’information, répondre aux questions, et faciliter quelques tâches lorsque demandé.

Le reste, les enfants s’en chargent. Un de mes enfants aime l’ingénierie et la mécanique, donc il apprend les formes géométriques dans ses jeux manuels, comment fonctionne les machines en les créant, et écoute des vidéos en anglais sur le sujet. Mon autre fils aime écrire, donc je lui trouve des cahiers et du matériel d’écriture, ainsi que des livres, qu’il utilise à sa guise. Nous faisons aussi plusieurs sorties en famille, où dans le quotidien ils apprennent à travers la vie courante 2 langues, à compter, à lire, et les subtilités de la vie sociale, par exemple.

Jean Liedloff donne deux grands conseils. Le premier est ne pas faire en sorte que les enfants se sentent mal à propos d’eux-mêmes. Le deuxième est de ne pas faire quelque chose pour l’enfant qu’il serait capable de faire seul, même si c’est plus long : c’est à chaque fois une occasion d’apprentissage. Le peuple qu’elle étudiait se rapprochait le plus de l’anarchie; le rôle des leaders est minimal et chacun est libre de les suivre ou non. Elle préconise laisser libre, avec quelques principes de respect. L’adulte ne doit pas être centré sur l’enfant mais sur ses activités propres et sa vie sociale; l’enfant, s’il le veut, doit pouvoir accompagner l’adulte quoiqu’il fasse, et avoir accès à des espaces pour être libre de jouer, avec des compagnons de jeux au besoin.

 

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John Holt apporte entre autres de ne pas forcer l’apprentissage, comme ne pas expliquer longuement. Mieux vaut ne rien dire et laisser l’enfant s’enseigner seul et par les questions posées, répondues simplement.

Peter Gray recommande de ne pas limiter le jeu, il doit être le plus libre, le plus dirigé par l’enfant possible, car nous sommes un animal extrêmement joueur et apprenons mieux par le jeu.

Léandre Bergeron conseille de traiter les êtres humains en apprentissage de notre maisonnée comme des invités de marque. Ne pas les faire sentir mal, être poli, et leur faire attention sont quelques exemples… Ce respect sera retourné.

D’autres parents qui pratiquent la non-scolarisation suggèrent quelques trucs. Dans les premiers temps, nous pouvons faire le détective et inspecter ce qui nous attire ou attire notre enfant, et par la suite procurer du matériel ou l’accès à l’information sur le sujet. En cas de doute, respirer, dire oui plus souvent, et laisser aller, et surtout avoir confiance en nos enfants de trouver ce qui est bon pour eux. J’aime le principe de la liberté dans le respect. Les quelques principes de notre maison sont basés sur ce que la liberté de quelqu’un s’arrête où commence celle de l’autre, l’amour et l’harmonie.

Pour nous les grands enfants, nous pouvons réapprendre des plus petits. Vous souhaitez changer de métier, pourquoi ne pas apprendre librement sur celui-ci, tel que je le fais sur celui d’écrivaine au côté de mes enfants. Je dévore des livres d’écriture, j’écris à temps partiel, et je publie. Je vais chercher l’expertise à la fois d’experts et sur le terrain. Je suis mon rythme, et me crée un emploi aimé sur mesure. J’approfondis aussi mes connaissances entre autres sur la musique, l’art comme l’art de tatouer, et le sport.

Attention à votre santé, le but étant de vivre heureux et non de s’arracher les cheveux après quelques jours! Il ne faut pas de prendre soin de vous si vous faites la non-scolarisation ou restez à la maison avec vos enfants. Je me suis faite une liste de 3 activités qui me rendent heureuse que je veux dans mon quotidien : Zen (méditation), Sport (je me sens mieux), et Art (surtout l’écriture). Présentement mon ordinateur est au milieu de la salle de jeu et nous travaillons en parallèle, avec aide au besoin. Je me garde une période productive le matin pour moi toute seule : 1 ou 2 heures pour écrire ou m’entraîner. L’après-midi, nous prenons tous une pause pour relaxer tranquillement. En fait nous sommes tous introvertis, alors on limite les sorties dans les foules à quelques-unes par semaine, et j’amène un livre aux parcs. Nous avons besoin d’indépendance et d’un environnement le plus calme possible durant la journée pour mieux travailler et ne pas se surcharger. On peut aussi veiller à partager les tâches de la maison entre nous tous si ça nous intéresse, le unschooling est un travail d’équipe. Si vous êtes extroverti, les discussions (au téléphone ou en personne) et les rencontres (cafés entre amis, visite chez vos connaissances) vous rechargent, vous pourriez en inclure adéquatement à votre journée. On peut aussi partager des articles comme celui-ci autour de nous pour avoir du soutien et de l’aide pour trouver réponse à nos questionnements.

Jour après jour, je me défais de la méfiance que notre société a envers tous. J’ai confiance en mes enfants, j’ai confiance en la vie.

Jour après jour, nous ne faisons pas rien, même quand il le semble. Nous vivons, libres.

Chaque jour, nous apprenons, savourons, et discutons de la vie. Comme des bonnes habitudes de vie, entre autres. Nous parlons qu’il est recommandé de dormir 11-12 heures par nuit jusqu’à 12 ans, et qu’après même des athlètes peuvent avoir besoin de 10 heures. Que nous devons incorporer des activités physiques à la routine. Que bien manger, végétalien, nous tient en santé.

 

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Le temps de la déscolarisation est venu

 

C’est un drame de notre société de voir tout le talent gaspillé qui pourrait contribuer à l’harmonie mondiale. Le talent n’est pas rare, mais il doit être développé. La scolarisation traditionnelle fait escamoter les 10 000 heures qu’il faudrait pour devenir un maître de nos passions – le plus tôt on peut suivre librement notre voie pendant que l’on est ouvert à ce que l’on aime, le meilleur. Ce pour quoi j’ai le plus de talent n’a pas été développé à l’école : le dessin, les arts martiaux, ou la passion littéraire (j’ai lu plus de livre et appris davantage en dehors de l’école). Je me demande vraiment comment de temps j’ai perdu à l’école, à être freinée dans mon développement et entraînée hors de mes passions.

Pourtant la nature ne départage pas apprendre, le travail et le bonheur. On ne perd pas le goût de vivre naturellement. Les oiseaux vieux et jeunes qui pépient à longueur d’année dans la campagne qui m’environne gardent le goût de chanter tout en travaillant à leurs activités quotidiennes. Pour eux, il n’y a pas de catégorie « professeur », « apprentissage », « travail »; il y a seulement la vie qui a ses exigences, ses hauts et ses bas, qui suit librement son cours, la plupart du temps dans la gaieté. Je ne veux pas perdre le goût de vivre, ni que mes enfants le ressentent non plus. C’est pourquoi je choisis la voie naturelle de la non-scolarisation.

C’est une grande époque le temps où l’on vie, on a la possibilité de remplacer les systèmes qui ne fonctionnent plus et d’être les leaders d’une écologie du mieux-vivre. Les leaders de la non-sco ont débroussaillé le chemin, pour leur famille et aider autrui. Maintenant que le chemin est fait, le prendrez-vous vous aussi?

Je sais, découvrir le unschooling amène encore plus de questions.

Cependant je suis maintenant convaincue que c’est comme cela qu’on apprend, qu’on ressuscite notre soif d’apprendre, et qu’on devient au meilleur de soi. Peut-être que votre questionnement vous amènera à la question que j’ai posé à mon fils, sans contrainte, pour son goût de décoration lors de la non-rentrée scolaire; essayer la non-scolarisation pour notre mieux-être, « Pourquoi pas? »

En terminant ces lignes, je lis l’article Les étapes de ma déscolarisation du blog La VIE chez les VIVANTS, et commente

« Ce matin je pensais encore au unschooling afin de revoir ce que je pourrais ajouter à un article que j’écris sur le sujet. Je vois maintenant clairement que la non-scolarisation n’est pas le problème, justement elle semble la méthode la plus adaptée pour apprendre. Mais la scolarisation me semble un grand problème au sein de nos vies en société – en voulant améliorer l’éducation des gens (peut-être, car au départ l’école était pour évangéliser), nous avons ouvert une boite de Pandore de problèmes, comme la perte de lien social comme tu mentionnes. Heureusement, le retour à notre vraie nature par la non-scolarisation est une solution relativement facile à implanter. Je pense qu’il est temps de retourner au naturel au galop! »

Peter Gray avance qu’on a deux choix :

« Nous pouvons continuer de tituber avec notre système coercitif de scolarité et continuer à lutter contre les instincts de nos enfants, en utilisant des médicaments ou tout autre moyen que nous devons pour réduire leurs cris pour la liberté. Ou, nous pouvons adopter ce qui semble pour la plupart des gens aujourd’hui comme une approche radicale, même folle à l’éducation, mais qui pour des chasseurs-cueilleurs semblait être le bon sens. Cette approche radicale est de laisser nos enfants s’éduquer eux-mêmes, alors que nous fournissons les conditions qui rendent cela possible. »

Nous sommes heureux d’avoir choisi la voie naturelle. Rencontrant en mi-journée ensoleillée au milieu d’un parc pour enfants autrement déserté une maman qui pratique la non-scolarisation, une phrase jetée semble-t-il banalement me résonne encore aux oreilles :

 

« On est chanceux. »

 

Merci aux mères qui m’ont transmises leurs expériences de non-scolarisation et ont aidé à compiler les informations pour le Québec. Cet article, tiré d’un livre en écriture pour parent zen, est une introduction à la non-scolarisation et aux alternatives à l’école. Plus de détails devraient suivre dans d’autres articles subséquents. Voici d’autres ressources inspirantes recommandées.

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Sources et ressources additionnelles

 

Livres

…ET JE NE SUIS JAMAIS ALLÉ À L’ÉCOLE : HISTOIRE D’UNE ENFANCE HEUREUSE, André Stern

Comme des invitées de marque, Léandre Bergeron

The Continuum Concept: In Search Of Happiness Lost
Jean Liedloff

The Unschooling Handbook: How to Use the Whole World As Your Child’s Classroom

Livres Teach Your Own: The John Holt Book Of Homeschooling
Teach Your Own, Learning All The Time
Learning All the Time, et Instead of Education: Ways to Help People do Things Better
Instead of Education de John Holt.

Dans Teach your Own:

« Ce livre sera une démonstration que les enfants, sans être forcés ou manipulés, ou mis dans d’exotiques, environnements spécialement préparés, ou en ayant leurs pensées planifiées et ordonnées pour eux, peuvent, vont, et veulent prendre du monde qui les entoure des informations importantes de ce qu’on appelle les Bases.

Ce livre démontrera aussi que les gens « ordinaires », sans entraînement spécial et souvent sans grande scolarisation eux-mêmes, peuvent donner à leurs enfants peu importe laquelle petite assistance nécessaire pour les aider dans leur exploration du monde, et que faire cette tâche ne requiert rien de plus qu’un peu de tact, patience, attention et de l’information disponible accessible. »

Free to Learn: Why Unleashing the Instinct to Play Will Make Our Children Happier, More Self-Reliant, and Better Students for Life, Dr. Peter Gray. Extrait.

Dumbing Us Down: The Hidden Curriculum of Compulsory Schooling
John Taylor Gatto

Deschooling Society
Ivan Illich, pdf gratuit

Secret of Childhood
Dr. Maria Montessori

Raising Boys: Why Boys Are Different – and How to Help Them Become Happy and Well-Balanced Men
Steve Biddulf

 

Sites et articles en français

Apprendre en liberté

Association québécoise pour l’éducation à domicile

La page française de Sandra Dodd

La déscolarisation au Québec

La non-sco en France

Journal J’OSE La Vie !

La VIE chez les VIVANTS et Le unschooling ne ressemble pas du tout à l’école (article traduit)

Fleur de Paix

 

Groupes Facebook

Unschooling ressources en français

Unschooling au Québec

(Autres : Rechercher « Unschooling » pour des groupes qui vous intéressent)

 

Sites et articles anglais

I’m Unschooled. Yes I Can Write.

Homeschooling with Penelope Trunk

Home School Legal Defence Association

Freedom to Learn on Psychology Today, et articles du Dr. Peter Gray

Sandra Dodd et ses écrits

Unschoolery, Leo Babauta

L’excellent article dans le New York Magazine de Jennifer Senior: Why You Never Truly Leave High School

Groupe Facebook Radical Unschooling Support Community

 

Vidéos

André Stern

Jean Liedloff, Touch the Future

La déséducation

Par défaut
Design de vie, Livre Vivre Zen (Tome III), Parent professionnel

La recette du bonheur

Design de vie zen recette du bonheur

 

« La recherche de l’expérience dans les bras [note explicative : l’auteure parle du portage intensif des bébés dans leurs premiers mois de vie], comme les années passent et nous grandissons, prend beaucoup de formes. La perte de la condition essentielle du bien-être qui aurait dû grandir du temps passé dans les bras conduit à des recherches et des substitutions pour elle. Le bonheur cesse d’être un état normal d’être en vie, et devient un objectif. L’objectif est poursuivi par des moyens à court et à long terme. […] La privation du portage dans les bras s’exprime peut-être le plus souvent comme un sentiment sous-jacent de malaise dans l’ici et maintenant. On se sent hors centre, comme si quelque chose manquait; il y a un vague sentiment de perte, de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas définir. »

-Jean Liedloff, Le concept du continuum

 

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai bien senti ce malaise et cette recherche de bonheur, et je les ai observés dans nos sociétés «modernes».

Quels trésors de vérité devraient-on recevoir dans sa vie, à partir du moment où l’on est au chaud dans le cocon du ventre de sa mère et à travers la vie? J’ai identifié 2 ingrédients principaux pour une recette du bonheur qui mène à une vie zen. L’amour inconditionnel (la proximité, la grâce, les relations significatives, et la paix) et le travail conscient (l’activité, la discipline, l’éthique, l’exercice, et la pleine conscience), basé sur des études sociales et mes observations, ont le potentiel d’apporter le plus de bonheur dans nos vies.

Il y a toutes sortes d’amour. L’un des types les plus importants est l’amour inconditionnel que nous recevons de notre mère et notre père, pour les plus chanceux d’entre nous. Cela nous donne un cadre de référence que nous utilisons toutes nos vies. Ce que j’ai découvert est que dans nos sociétés industrialisées, afin d’avoir l’autonomie pour travailler, nous essayons de pousser les bébés trop tôt à être autonomes. Nous n’y arrivons pas la plupart du temps, et cette attitude pose des problèmes qui se répercutent à travers la vie.

Si nous revenons à notre nature instinctive, comme c’est la norme dans les tribus indigènes, nous constatons que depuis des millénaires les bébés sont tenus dans les bras, en contact étroit jours et nuits, comme une seconde grossesse hors du ventre enveloppant des mères. Jean Liedloff, dans son célèbre livre intemporel Le concept continuum: À la recherche du bonheur perdu («Si le monde pouvait être sauvé par un livre, ce pourrait bien être le livre», a déclaré John Holt) confirme encore et encore cette théorie que les bébés qui sont traités de la façon dont notre biologie s’y attend, aimés, portés, et élevés en participant passivement aux activités quotidiennes, en étant présent au travail que leur clan fait, sont les individus les plus heureux en grandissant.

Dans une certaine mesure, nous avons presque tous manqué de cette proximité en grandissant dans nos sociétés industrialisées. Quelques corrections sont apportées aujourd’hui à la lumière de la théorie de l’attachement, et de nombreux parents portent leurs bébés, mais la plupart d’entre nous ne le font pas 24/7 comme nous le devrions, tel que démontré par les recherches de Jean Liedloff. La plupart des parents ne savent même pas l’effet crucial que le portage a sur une vie, ou partiellement, comme c’était mon cas auparavant. C’est une difficulté culturelle que nous avons raisonnée au lieu d’y aller avec notre instinct.

Je reconnais que cette proximité a été difficile à faire avec mes jumeaux. Je ne pouvais pas les porter les deux en même temps en tout temps, et j’aurais dû avoir leur lit à côté de moi; il était dans ma chambre, mais pas assez près pour que nos rythmes circadiens coïncident (une récente recherche scientifique a trouvé le bébé régule son cœur sur ses parents, mais la sagesse instinctive le savait depuis longtemps) et cela a créé quelques problèmes que je perçois encore aujourd’hui, mais nous y travaillons à y remédier avec plus de proximité. Je peux rester et travailler de la maison afin qu’ils puissent venir à moi à tout moment, ou pratiquer le co-dodo.

Le développement arrêté par le manque de portage peut être repris avec plus de contact de proximité, l’appréciation des autres, même l’appréciation de notre environnement, et la méditation. Nous devrions reprendre dans nos sociétés modernes la tangente d’avoir des relations interpersonnelles de qualité, car c’est un des plus grands facteurs de bonheur, tels que les recherches sur le bonheur et le concept du continuum le démontrent.

Mais l’amour ne fait pas le truc solo pour le bonheur dans notre réalité. Le travail conscient doit s’y joindre. Les gens les plus heureux sont aussi ceux qui font des tâches significatives d’une manière non-compétitive en plein conscience; comme travailler à devenir zen, prendre soin d’une famille, travailler à une activité aimée, ou être en charge de notre environnement de travail.

Dr. Maria Montessori, fondateur de l’école Montessori, a étudié des enfants dans leur milieu naturel il y a un siècle, et ses observations tiennent encore. Elle a découvert que le secret de l’enfance – des êtres humains – est de vouloir travailler. Les bébés sont émerveillés par le monde, ils l’observent avec soin et travaillent à en faire un sens. Les tout-petits veulent constamment apprendre sur le monde et être utiles. Les enfants d’âge préscolaire peuvent apprendre beaucoup plus que ce à quoi ils ont habituellement accès.

Et nous grandissons avec cet instinct. Si nous ne pouvons pas être de service, nous sommes statiques dans notre courbe d’apprentissage ou devenons déprimés. Nous avons besoin d’activités quotidiennes de travail équilibrées – pour certains d’entre nous de réaliser un bon équilibre entre les loisirs et le travail.

Notre biologie nous pousse à avoir de la discipline, comme des ensembles de règles, pour être équilibrés. En cela nous ressemblons beaucoup à la sphère des animaux, jusqu’à ce que nous puissions aller au-delà de cet état et devenions capables de vivre zen (un dicton dit qu’une personne qui a réalisé cet état n’a plus besoin de lois morales car elle les a naturellement intégrées). Mes chiens sont plus heureux quand ils ont des règles claires sur ce qu’il faut faire et ne pas faire, et lorsque leurs besoins de travail, d’exercice, de nourriture et d’amour sont répondus. Cesar Milan, « L’homme qui murmure aux chiens », révolutionne nos relations avec les chiens avec cette théorie.

Grandir dans un univers non-continuum fait que les enfants expriment leur crise non pour pousser nos boutons, la plupart du temps, mais pour être présentés ce qu’est le bon sens et la bonne façon de vivre dans notre réalité. Ils vont la plupart du temps continuer à pousser nos limites jusqu’à ce que nous fixions des limites éthiques fermes (c’est pourquoi les enfants qui n’ont pas de discipline n’apparaissent jamais satisfaits plus on répond à leurs désirs, même si est bien intentionné au départ et on le fait parce qu’on pense leur faire plaisir). Ne pas avoir de balises n’est pas la paix; la paix ne peut exister jusqu’à ce que nous nous respections mutuellement.

Nous devons dire aux enfants hors-continuum, et ils le demandent à leur façon, ce qui blesse de multiple façon les gens, et ce qui est conforme à vivre en paix. Mais il ne faudrait pas les mettre à part comme plusieurs ont l’habitude pour les « bannir », nous devrions plutôt les laisser se calmer, leur expliquer que nous n’aimons pas leur comportement, mais qu’ils sont toujours aimés, pour ne pas briser nos liens d’attachement. Une communication claire dans nos sociétés devrait fonctionner de cette manière aimante mais disciplinée.

Il y a un déséquilibre dans nos sociétés modernes avec l’amour et la discipline consciente, et nous les avons tellement raisonnés que nous les avons tous mélangés. Mais le dilemme pourrait être résolu à mettre les deux ensembles pour un plus grand bonheur.

Dans nos sociétés industrialisées, nous aimons les animaux et les enfants, mais nous ne tenons pas compte de leurs besoins d’indépendance, de discipline et de travail. Dans la vie adulte, nous aimons avoir un travail intéressant, mais nous répondons maladroitement à ce besoin et celui d’amour. Et nous aimons généralement autrui jusqu’à une certaine mesure, à ce qui est confortable pour nous, mais nous devrions prendre en considération les besoins des autres aussi. Nous devrions apprendre à mieux aimer les gens et notre travail, ou apporter des changements si nos relations ou notre vocation nous blesse ou blesse les autres.

La plupart de ces problèmes pourraient être changés par la façon dont nous sommes élevés enfants, en étant portés et mis au travail passivement puis activement, en grandissant heureux avec notre clan, avec de la discipline, et de la liberté, et en trouvant notre travail juste dans le monde, celui qui soutient nos besoins de base (mais peut-être pas tous nos désirs). Nos sociétés devraient être modifiées de cette manière pour un plus grand bonheur.

Parce que ce n’est qu’au moment de l’atteinte d’un certain âge d’une manière appropriée, avec de l’amour et du travail conscient, que nous pouvons réaliser ce qu’est la réalité et être zen. Si les conditions ne sont pas remplies, nous ne pouvons pas vraiment, sauf quelques rares exceptions, aller au-delà de notre biologie et atteindre un état de grâce, ou la pleine conscience. Nous avons besoin de plus d’amour et de diligence dans ce que nous faisons.

Il y a de l’espoir si, ne pointant personne du doigt parce que c’est culturel, nous n’avons pas eu l’expérience aimante de parentalité proximale. Ce qui n’a pas été donné instinctivement peut être compris rationnellement et procuré par la méditation. Nous pouvons nous analyser attentivement, où nous devons grandir de nos désirs infantiles, sur notre besoin d’être aimé.

Nous méritons déjà l’amour, un état de grâce peut être trouvé ici (comme dans la méditation) – nous n’avons pas besoin de le rechercher partout. Nous pouvons faire la paix avec notre passé, et être aimant et heureux dans le présent avec nos êtres chers. Et chaque fois que nous le pouvons, pour ne pas répéter un continuum naturel cassé, nous devrions fournir des ressources pour l’expérience de proximité parentale pour les enfants de nos sociétés.

Nous pouvons devenir plus heureux avec ces deux principaux ingrédients, l’amour inconditionnel et la discipline consciente, pour arriver à une vie éclairée, aimante, et productive. Ce que nous pouvons faire maintenant pour progresser dans ce voyage est d’aller étreindre nos proches, corriger ce que nous avons mal fait inconsciemment du mieux que nous le pouvons, analyser nos besoins infantiles afin de se développer, partager ces connaissances, et donner un sens à nos vies avec des activités consciencieuses.

 

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Pourquoi vivre zen au quotidien

vivre zen au quotidien - design de vie zen

Pendant que le meurtre, le harcèlement, l’exploitation et le scandale font régulièrement les nouvelles, quand des milliers d’enfants reçoivent les soins et l’affection de leurs mères chaque jour ce n’est pas reporté car nous le prenons pour acquis. Nous pouvons être sujets à des émotions négatives, mais c’est possible de les garder sous contrôle, de cultiver un sens d’hygiène émotionnel, sur la base de valeurs humaines qui sont ancrées dans cette affection—ce que j’appelle de l’éthique séculière.

Dalai Lama, profil Facebook du 20 juin 2013

 

Sortie du sommeil, je me réveille ce matin dans les bras de mon amoureux, un soleil chaud, de l’éphémère été du Québec, nous chatouillant. Fidèle à une habitude adoptée depuis quelques années, je reste allongée, calme, à méditer, autant avec mes pensées qu’en les éclipsant, pour seulement « être ».

Après avoir passé d’agréables instants à méditer, toute zen, je sors sur le patio lire un livre zen. C’est qu’après des années de recherche sur le bonheur, vivre zen a réponse à un besoin existentialiste, que je ressens au cœur de mon être et qui m’attire jour après jour, mon besoin de vivre heureuse et consciente dans la vie quotidienne-et d’aider autrui à en faire autant.

vivre zen quotidien

Ce matin, un jour de semaine ordinaire, je le vis de manière hors de l’ordinaire. Non pas qu’il est hors du commun, mais que je le vis pleinement ici et maintenant, le seul moment avec lequel on serait en contact. La mélodie enchanteresse des oiseaux, la caresse des rayons de lumière, l’humide rosée effleurant ma peau en s’évaporant, le rythme de ma respiration, je les vis avec passion, moment après moment. Avec la philosophie zen, j’apprends à inclure ce que je connais de l’Univers, en savourant ses illusions et ses miracles, dont la vie quotidienne de famille. Avec la philosophie zen, je sais que quoiqu’il se passe, je peux être heureuse ici et maintenant.

La philosophie bouddhiste zen est développée depuis des millénaires. Elle n’est pas considérée une religion à sa base, malgré que des croyances s’y sont greffées. La question d’un Dieu n’est pas abordée, et Bouddha, le guide de cette aventure, encourageait à n’adopter ce qui semble vrai dans la vie du pratiquant.

Un des préceptes est de vivre conscient, soit de bien vivre l’instant présent-dont sa technique principale pour l’atteindre, la méditation, nous est parvenue en Occident. Une fois bien compris par cette technique comment y arriver, nous pouvons l’appliquer partout dans la vie quotidienne. C’est ce que j’ai décidé de faire pour vivre une vie de famille zen, et je l’inclus sous forme d’habitude à chaque jour.

Un autre précepte est que les sources de notre souffrance sont notre égo et nos attachements. Notre réalité personnelle et collective, comme nos possessions, nos pensées, nos émotions, notre « persona », ou encore nos envies, existent de manière illusoire; un concept que la société occidentale comprend avec les atomes de la science sous l’apparente réalité, et même explique en image dans les films comme La Matrice—ce que nous percevons de la réalité, des signaux et de l’énergie, nous la réinterprétons en projections, en fantaisies, en monde virtuel. Notre attachement à ce monde chimérique nous crée de la souffrance et éclipse notre état latent heureux.

La philosophie zen explique et démontre qu’à tout moment, on peut atteindre par réflexions, conscience et méditation notre état de grâce. Notre bonheur ne dépend pas de l’extérieur. Notre bonheur est non seulement inné, mais intérieur et permanent, accessible en tout temps. Souvent nous ne le percevons pas, car les nuages de nos émotions le cachent par exemple, mais à si nous nous efforçons d’aller plus haut, il est là, brillant et chaleureux.

Je vois la vie quotidienne, et pour moi la vie familiale qui s’amorce aujourd’hui lorsque mes deux garçons de 4 ans sortent des limbes, comme une retraite spirituelle. Elle nous efforce à travailler sur nous. Si nous sommes inclinés à le faire, nous pouvons ressortir de l’aventure plus conscient et heureux, tel un phœnix qui sort du sommeil, consume ses illusions, et en ressort indépendant, éveillé et plein de compassion.

Cette vie quotidienne est aussi un privilège. Nous avons un rôle important et primordial pour participer au miracle de la vie et de la conscience. Car à l’abri dans nos soins quotidiens se dressent nos enfants, ou d’autres êtres chers. Nous avons notre aventure spirituelle et la leur précieusement au creux des bras. Rappelons-nous d’y œuvrer chaque matin en se levant, jusqu’au coucher, à travers les événements, les efforts, les coups « foireux », les rires et les larmes. Derrière les apparences, les crises, ou les bons moments, nous sommes des êtres spirituels. Rappelons-nous que nous sommes tous un soleil, faisons-le sortir et briller pour et chez chacun des membres de notre quotidien, pour plus de bonheur chaque jour dans nos sociétés.

Note: Je blogue maintenant aussi sur un site collectif de mamans blogueuses, Mamans Zen. Si vous êtes parent (ou futur parent), au plaisir de vous y voir!

 

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Choix de carrière: Être un parent professionnel?

 maman à la maison - parent professionnel

 

Pour la plupart des vingt-cinq dernières années il est devenu clair pour moi tout le temps que notre civilisation scientifique et industrielle dans le monde entier, pour toute sa richesse apparente et sa puissance, se déplaçait en fait chaque jour plus proche de sa destruction totale. Quel est le problème? Que pouvons-nous faire? Beaucoup de gens ont pointé vers des réponses utiles. Mais ce n’est depuis une ou deux années qu’il est devenu clair pour moi que l’une des causes les plus enracinées de notre problème est la façon dont nous traitons les enfants, et par-dessus tout les bébés. Je suis également tout aussi convaincu qu’aucun programme de changement social et politique qui ne comprend pas et ne commence pas par des changements dans la façon dont nous soutenons et élevons les enfants a une chance d’améliorer les choses […] La race humaine, après tout, change avec chaque nouvelle génération, et seulement une génération ou deux de bébés en bonne santé et heureux peuvent être assez pour nous faire faire demi-tour.

 

– John Holt, professeur et leader du mouvement d’éducation à la maison, dans son livre Teach Your Own (Enseignez aux vôtres)

 

Le métier de parent professionnel

 

Je sors du placard : je suis une maman professionnelle. Je suis une maman à temps plein qui se ballade en semaine avec ses jumeaux barbouillés de biscuits à l’épicerie, qui en été parcourt les parcs de jeux, qui en hiver s’habille quand on de la visite pour ne pas montrer qu’on est souvent en pyjama, ou qui est parfois dépassée par l’amour reçu en retour—ou par l’ampleur de la tâche et de la liste d’épicerie. Pour mes enfants, je suis aussi déesse au « Mario Bros », encyclopédie vivante, et capitaine de vaisseau spatial, entre autres rôles intéressants. Je suis celle qui écrit ces lignes avec passion tout en préparant des sandwichs qui occupent les merveilles pendant quelques minutes, et qui se surprend de dire à son chien « Punition! » pour avoir volé une croûte.

Être un parent professionnel pour moi ne veut pas dire être parent et travailler à l’extérieur de la maison—dans ces cas, on a une appellation pour la profession exercée. Je crois que le terme parent professionnel est plus juste pour décrire de faire d’une profession notre vocation de parent, soit ne pas déléguer la majeure partie de notre rôle de parent à un tiers pendant qu’on vaque à une autre profession. Cela se fait en équipe avec un partenaire qui souvent doit travailler à l’extérieur de la maison pour assurer la subsistance économique de la famille, et pour les parents monoparentaux cela veut souvent dire maximiser un travail à temps partiel pendant la sieste ou le coucher des enfants. On donne des noms de métier pour ceux qui prennent soin de nos enfants, nannie, professeur ou encore éducateur, alors il est temps de reconnaître dans la modernité ce design de vie: le métier de papa ou maman à temps plein.

Je suis une maman professionnelle, car je sais que la vie est précieuse. Après avoir perdu un bébé à la moitié d’une grossesse, et que l’histoire qui a manquée de se répéter pour mes jumeaux prend une plus belle tournure, tout en me clouant au lit près de 4 mois, je suis résolue à faire passer le bien-être de ma famille avant tout. Car, comme validé par les recherches sur l’attachement maternel, je crois qu’un parent est le meilleur placé pour prendre soin de son enfant.

Les faits abondent sur ce que rester avec son enfant est meilleur pour lui à long terme. Le livre Children in Day Care and At Home (Enfants en garderie et à la maison) démontre que le lien parent-enfant à la maison est meilleur au moins dans les trois premières années que si l’enfant irait en garderie, et que les enfants qui demeurent avec leur parent sont moins agressifs, impolis et bruyants. D’autres études démontrent que la qualité globale des soins familiaux, l’engagement du parent et la relation positive avec le parent prédit de plus le haut niveau d’intelligence, une meilleure relation avec les pairs et même une maturité dans les échanges avec les adultes, peu importe le QI du parent, de la région et l’âge de l’enfant préscolaire. Une étude de 100 millions de dollars par l’Institut national de la santé de l’enfant et du développement humain aux États-Unis, sur 1000 enfants suivis de la naissance à 15 ans, démontre que « plusieurs heures passées en n’importe quel type de garderie, ou beaucoup d’exposition à des soins en groupe, à travers les âges de nouveau-nés à préscolaires, prédisent en quelque sorte plus d’agression et de désobéissance chez les enfants, de moins bonnes relations avec les professeurs et plus récemment plus de prises de risques incluant l’usage du sexe et de l’alcool, incluant les drogues, et plus d’impulsivité à l’âge de 15 ans », dénote Jay Belsky, directeur d’un institut pour enfant à Londres. Oliver James, psychologue et auteur d’un livre guide pour parent, est maintenant ferme sur cette position : maman ou papa qui reste à la maison est mieux, dans cet ordre, « que Grand-Mère est mieux que Nannie est mieux que Gardien est mieux que garderie. » Il est temps de mettre cela au grand jour selon lui, « Il faut arrêter de mentir sur cela et prétendre que cela n’existe pas comme problème… cela existe vraiment. Comment est-ce que les mères feront pour prendre des bonnes décisions, si personne ne les averti sur la vraie situation? » Et l’opinion publique, heureusement, acquiesce; une étude par le centre de recherche Pew souligne que seulement 21% des gens pensent que la tendance de mères de jeunes enfants travaillant à l’extérieur de la maison est une bonne chose pour la société. Même 70% des mamans qui travaillent souhaiteraient pouvoir rester à la maison avec leurs enfants.

J’agis conséquemment avec mon sentiment et les faits, validés sur mon terrain, et après la fin de mon congé parental postnatal, contesté en cour car encore trop court pour les parents de jumeaux d’ailleurs, je décide pour de bon de devenir maman professionnelle. En semaine, mon merveilleux mari s’occupe de notre capital économique pendant que je travaille aussi à temps plein, environ 12 heures par jour, avec notre « capital social » et notre milieu de vie. J’écris à temps partiel, ou plutôt, à temps perdu. La fin de semaine, on se partage les tâches familiales. Par mon occupation, j’aide aussi à diminuer les dépenses. On est plutôt minimalistes. J’achète usagé, durable, ou plus grand—ça se plie, des manches de manteaux pour enfant. Je surveille les spéciaux. Nous habitons en région de Québec pour avoir un prêt hypothécaire abordable à un salaire. Nous avons une seule auto plutôt économique en circulation quotidienne. Nous n’avons pas le câble, car nous détestons la plupart de la télévision, mais avec l’internet nous avons autant accès aux nouvelles et films intéressants (comme avec Netflix), publicité en moins. Nous congelons les fruits d’un grand jardin biologique et avons des tomates pour des sauces à spaghetti maison à l’année. En faisant aussi l’éducation à la maison, j’enseigne des valeurs humanistes, l’écriture cursive ainsi que l’anglais, ou plutôt je ne suis qu’un support pour l’éducation que mes enfants prennent un plaisir à prendre en charge en suivant leurs passions. En étant avec notre famille, on s’assure que nous sommes tous comblés.

La société actuelle véhicule que le travail est le plus important facteur à notre bien-être quand une vaste mer d’études démontre que le plus grand facteur prédicteur de bonheur sont les relations et le temps passé avec notre famille et amis—que nous entretenons en choisissant cette carrière à la maison. Et notre société moderne a perdu le sens des nécessités. On a besoin de peu pour être heureux, moins que le seuil véhiculé par la pression sociale ou la publicité. Tel que l’affirme Mère Teresa, la seule pauvreté serait vraiment le manque d’amour, et « Si vous voulez travaillez pour la paix dans le monde, allez à la maison et aimez votre famille. »

 

Conditions de travail d’un parent professionnel

 

Les avantages d’un parent professionnel à la maison sont multiples. On n’a pas le stress des courses à la garderie, au travail, à l’école, de l’heure du coucher. Les bains, ça peut se prendre en pleine journée. Mes enfants sont en avance sur l’apprentissage scolaire et sont passionnés, un prend plus de photos qu’un photographe professionnel. Le quotidien peut être répétitif mais plein de petits miracles. Qui peut écrire un texte au travail tout en ayant un enfant sur ses genoux travaillant sur son iPod, qui affirme : « C’est l’fun à la maison! »

Ce n’est pas idyllique d’être un parent à la maison, on a nos défis comme dans toute carrière. Les inconvénients peuvent déconcerter plusieurs parents. Comme on l’apprend souvent par nos connaissances Facebook, il y a des parents qui trouvent cela difficile le congé parental de la première année et sont ravis de réintégrer leur travail. Dans une société où l’on nous pousse vers la carrière dès un bas âge, on peut avoir soif d’accomplissement autre qu’avec nos enfants. Mais même à la fin d’une journée difficile, je n’échangerais pas ma place—mon comportement démontre que je suis toujours là pour mes enfants, quoi qu’il arrive, et c’est ce qui compte plus que tout.

Être parent professionnel, c’est la manière dont je veux vivre ma vie, une vie qui vaut la peine d’être vécue. Et il y a un vent de liberté même dans les tâches les plus banales ou reconnues comme ennuyantes. Le ménage? Entrainant, depuis que rebaptisé « Cardio-ménage »; je le combine à me tenir en forme, à courir et danser tout en faisant les tâches. Un bel exemple pour les petites personnes de ma maison qui se font un plaisir de participer et d’être utiles. On peut faire d’une pierre deux coups, organiser notre gestion de temps, et avoir plus de temps libre par la suite.

 

L’importance des parents professionnels

 

Je me demande depuis longtemps, est-ce qu’on prend en compte les besoins de nos enfants, et même les nôtres si on se fie à l’épuisement des parents et l’éclatement des familles nucléaires, en choisissant une carrière à temps plein à l’extérieur? Je me rappelle très bien ne pas aimer la prématernelle malgré les tonnes d’activités stimulantes proposées et de préférer rester à la maison avec ma propre mère—preuve à l’appui, un dessin archivé que j’ai fait en bas âge, intitulé « Ce que j’aime le plus, c’est rester à la maison avec ma maman. » Et quant à l’école, c’est un autre système que j’ai testé pendant 20 ans. Mes conclusions personnelles concordent avec les recherches : le système scolaire est déficient. Il est peu efficace pour l’emploi jusqu’au niveau postsecondaire, un échec pour le taux de décrochage (24.9%) et de pensées suicidaires (près de 1 élève sur 5), l’intimidation y sévit (39% l’ont vécu), ainsi que la démotivation (moins de 1 élève sur 2 a de la motivation pour ses études), mais il a l’avantage d’être une garderie gratuite. On est plusieurs à croire qu’on y a perdu du temps, en étant mal outillé pour se connaître et s’accomplir dans la vie. Sans compter que mettre les enfants et adolescents sans support adulte approprié dans les écoles crée un milieu qui favorise l’agression. Est-ce que ça ne serait pas le temps de mettre en place un environnement plus approprié pour les jeunes, et les parents?

Il y a des alternatives à la « broue dans le toupet » et autres méfaits de nos systèmes actuels, avec le métier millénaire mais relayé aux oubliettes dans la modernité, de parent à la maison et l’éducation par l’école buissonnière, ou l’école de la vie. Avec la compétition sur le marché du travail, les enfants ont intérêt à trouver leurs passions rapidement et cultiver leur apprentissage dans ce sens, ce qui s’accomplit bien avec un parent impliqué. En voyant mes enfants grandir « à la journée longue », je sais que leurs besoins sont satisfaits. Une étude de l’Université de Cornell abonde en ce sens; il y a un déficit dans les tâches parentales, comme pour l’exercice et la nutrition, chez les parents qui travaillent ailleurs à temps plein. Je vois aussi à chaque moment qu’avoir une autre carrière à temps plein je connaîtrais moins bien mes enfants. Nous nous manquerions les uns les autres. Quand on travaille avec les enfants on se rend compte de leur grand besoin affectif, c’est pourquoi les éducatrices en garderie ou les professeurs partent souvent leur propre garderie pour rester à la maison avec leurs enfants. On se rend aussi compte que la passion à l’apprentissage est une force puissante, et que l’école traditionnelle nuit à cet instinct par son cadre rigide obligé, ce que concordent les recherches du Dr. Maria Montessori, et des professeurs John Holt et John Taylor Gatto sur les méfaits de l’école et les bienfaits de l’apprentissage naturel.

Je suis maman professionnelle car en y repensant je crois que c’est un de nos premiers instincts. On se fait demander au long de notre jeunesse : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard? » Et encore aujourd’hui, à prime abord, à voir le nombre de princesses à l’Halloween, la majorité des petites filles veulent être des princesses (sous-entendant avoir un « prince charmant » et des enfants, et vivre heureuse). En grandissant, on se fait encourager à choisir une autre carrière. Même si je soupçonne d’avoir un brin d’idéologie de consommation dans la programmation de Disney, est-ce que notre premier intérêt de carrière n’est pas valide? Peut-être que notre tangente culturelle inverse, qui nous pousse vers une autre carrière plus « rentable », nous fait valoir moins que rien en étant maman à la maison. Mais moi, je suis fière de mon retour à mon intérêt premier. J’en connais la valeur. Car ensuite, adolescente, après des années d’éducation vers la « carrière », je ne me voyais pas être d’abord une jeune maman mais celle accomplie qui voyageait autour du monde, avant tout. Maintenant, je suis celle qui s’est recréée un petit monde d’abord, mais je suis quand même accomplie. La maternité me change, et je suis en amour avec ma carrière actuelle. Je pensais que je pourrais avoir une grande carrière et être maman. Maintenant, je sais que ma grande carrière, celle qui compte avant tout, est d’être mère, et que notre bien-être est primordial. On peut « tout avoir », en référence à la parentalité et la carrière externe à temps plein accomplies, mais pour la majorité d’entre nous, en temps séparé pour le moment. Et c’est très bien ainsi. Certains experts affirment l’importance d’avoir des enfants jeunes pour les femmes, souvent celles qui prennent le plus soin des enfants, pour avoir un retour en carrière dans la quarantaine. Cela fait du sens pour l’horloge biologique, car la fertilité décroit après 35 ans et les œstrogènes qui nous urgent à prendre soin plus jeune diminuent, alors que la testostérone nous met sur un pied d’égalité avec les hommes, chez qui le niveau décroit. Sans compter qu’il nous est alors possible avec les oisillons hors du nid de s’impliquer à fond dans notre autre carrière, en montant les échelons qu’une seule fois.

Pour avoir une carrière à l’extérieur pour deux parents sans aide externe pour prendre soin des enfants, il faut que les parents puissent travailler en alternance à temps partiel avec de bons salaires pour pouvoir se relayer à la maison, ou bien qu’ils puissent emmener leurs enfants au bureau. Et, à moins d’avoir créé vous-même ces circonstances avec votre propre entreprise ou comme travailleur autonome, ce n’est pas encore la norme dans le milieu professionnel. À nous d’exiger une véritable conciliation travail-famille dans nos débats avec nos employeurs, et peut-être que la génération Y sera la première à l’obtenir. Moi et mon mari souhaitons en arriver à cette méthode d’emploi, en créant notre propre compagnie. En attendant, la meilleure alternative pour le bien-être familial est encore pour un parent qui a le plus d’affinités avec les enfants d’épouser la vocation de parent à la maison.

Être un parent professionnel, ce n’est pas un retour en arrière, antiféministe. Après des années de féminisme, une bonne partie des femmes qui ont profité de cette révolution, soit les mères les plus éduquées, sont les premières à retourner à la maison. Et homme ou femme, on peut le faire de nos jours—c’est un choix de carrière, un design de vie. Donner un nom en tant que profession au métier de parent à temps plein, c’est le reconnaître, car c’est un problème que nous avons. Être un parent à la maison est souvent moins valorisé car il ne rapporte pas de salaire, signe de prestige et de pouvoir. Et il suscite plein de stéréotypes, allant de ne pas être profitable à la société et ne pas avoir de reconnaissance, ou d’être capable d’avoir du temps pour soi en dehors de notre carrière.

Pourtant ce métier rapporte sur d’autres plans. Il est utile et d’importance primordial pour l’enfant, le parent consciencieux, la famille, et la société. Il vaut de l’or. Selon Forbes, une maman à la maison travaille l’équivalent d’un patron de compagnie, en moyenne 96 heures par semaine, attribuable à un salaire de 115 000 US$. C’est difficile d’être à l’emploi ou sur appel 24 heures sur 24, et je soupçonne que c’est pourquoi nous ne sommes pas plus nombreux à l’exercer à temps plein. On entend souvent, et Oprah Winfrey le répète : la job de maman (parent) est la plus difficile. Pour moi, la job de maman est la plus difficile, mais la meilleure. Parfois j’ai le goût de faire avancer à fond ma carrière d’écrivaine, mais dans ces moments, ma qualité de vie diminue car je travaille trop. Mieux vaut garder mes passions à temps partiel, comme un autre acte de carrière, auquel je pourrais me consacrer davantage plus tard. Ce métier nous permet quand même de développer nos intérêts. Depuis que je suis maman, j’ai fait un combat d’arts martiaux mixtes, un demi-marathon (en parti nus bas…), recueilli 15 000 signatures pour une pétition pour l’étiquetage des OGM, je joue dans un band et j’écris mon deuxième livre sur le design de vie. Dernièrement, j’ai appris qu’un manque de sommeil me hantait (nous perdons avec un bébé 700 heures de sommeil pendant la première année à rattraper), et j’intègre de meilleures habitudes de vie aisément avec mon horaire souple. J’ai encore à apprendre à vivre de manière balancée, mais plus je vis de cette manière minimaliste en y brodant mes passions (en habitudes d’une quinzaine de minutes par jour), plus je suis heureuse. Plus je suis présente dans ma vie, plus mon rôle de maman et de femme est au centre de ma vie, plus nous sommes heureux chez nous.

Nous qui sommes parents à la maison avons intérêt à s’afficher fièrement comme parent professionnel pour faire valoir l’intérêt, la passion, et aussi les problèmes rencontrés. Et on pourrait bénéficier de plus de gens dans ce rôle. C’est un rôle familial et social. C’est une prise de position, une démonstration de valeurs humanistes enseignées par l’exemple, une solution aux crises sociétales (éducation par une alternative parentale, qualité des écoles), à la perte du lien social. On dit que l’avantage le plus injuste est la bonne présence parentale, et quand je grandissais ceux qui avaient les parents les plus impliqués étaient les plus épanouis. Il y a aussi une mascarade de la parenté; il faut que ça ait l’air facile pourtant c’est un métier qui nous force à aller au bout de nos ressources et nous engage même la nuit et la fin de semaine. La dépression postnatale pourrait se voir comme une dépression professionnelle (surmenage et manque de sommeil), pour avoir plus d’aide dans les tâches à ce moment.

La reconnaissance sociale de notre important rôle serait bien : le soutien moral, par les pairs et la communauté en offrant plus de services comme des centres familiaux gratuits, des lieux de jeux, d’apprentissage et de soutien financier pour les familles moins riches. Je suis pour l’octroi du soutien financier québécois des garderies subventionnées et mesures de remboursement pour les frais de garderie privées sous forme d’allocation pour enfants versés directement aux parents plutôt; de nombreux parents resteraient à la maison pour s’occuper de leur enfant, et ce serait un plus, notamment lors du congé parental alors que plusieurs doivent envoyer leur plus vieux à la garderie à temps plein pour conserver leur place. On pourrait aussi profiter d’un soutien pour l’école à la maison—avec le budget annuel accordé par enfant aux écoles, un parent pourrait lui offrir encore meilleur.

 

Être un parent professionnel, c’est pour vous?

 

J’adore notre petite vie. Je m’éduque en parallèle, et je suis mes passions. Je grandis spirituellement—on a beau vanter les vertus de la méditation en temple Zen, mais garder son calme pendant une crise d’un enfant, ou plus, est au moins équivalent. L’auteure du livre Buddhism for Mothers fait une comparaison marquante: élever nos enfants est en fait une retraite spirituelle de 20 ans-vu de cet angle, c’est un grand « plus ». En choisissant ce design de vie, on est moins stressés que la moyenne des gens. Mes enfants sont heureux et épanouis.  Je souhaite lancer dans la vie des enfants confiants et instruits, avec de bonnes valeurs, qui connaissent leurs passions et idéalement qui peuvent faire avancer la société pour le mieux, pour aider ses problèmes plutôt que les créer. C’est aussi plus facile de concilier la vie familiale, la carrière de l’autre parent et son intégration (« on va le dire à papa » ou on lui filme). D’ailleurs, le parent dans le couple qui s’occupe de ramener l’argent a plus de succès de cette manière. Pour moi, il n’y pas de carrière plus importante ou qui surpasse de vivre tous les premiers pas, mots, et apprentissages de nos enfants. Mon salaire consiste de petites merveilles partagées à chaque jour. Mon salaire est le meilleur, en fait : des cœurs gonflés d’amour.

Vous pensez élever vous-mêmes vos enfants, vous avez toujours voulu rester à la maison, ou vous songez à l’éducation à la maison? Je vous encourage à le faire. Le mythe de la supermaman ou du superpapa est dépassé—Marissa Mayer, la CEO de Yahoo arrive à avoir une carrière, mais elle a une gardienne à temps plein pour son enfant et refuse les parents qui ne travaillent pas autant qu’elle directement au bureau, soit un petit 100 heures par semaine, environ. Plusieurs femmes avec une carrière à l’extérieur font finalement le retour à la maison. Car ce que les luttes sociales revendiquent vraiment est le respect des droits fondamentaux, l’équité et le libre choix. Nous avons fait le choix d’avoir des enfants, et les enfants ont droit à une bonne présence parentale. Heureusement, nous sommes plusieurs à faire le design de vie de passer plus de temps avec nos enfants. Avec de la planification, les familles de deux parents avec un revenu dans la moyenne ont tout pour y arriver. Le Dr. Laura Schlessinger, une célèbre animatrice de radio aux États-Unis qui encourage haut et fort à être un parent à la maison, affirme dans son livre qu’elle n’aurait jamais pu avoir une aussi belle relation avec son fils si elle n’avait pas été maman à la maison. J’en suis convaincue aussi, ainsi que plusieurs de mes connaissances—le bon temps quotidien avec mes enfants en sont une preuve tout aussi forte. Nos enfants, nos familles et la société nous remercieront un jour.

Je ne veux pas insulter les couples de parents qui travaillent à l’extérieur de la maison en écrivant ces lignes—je veux seulement réduire la souffrance sociale quotidienne pour les parents qui s’ennuient de leurs enfants, et pour les enfants qui voudraient avoir leurs parents, une protection adéquate, et une vie heureuse. Si je n’avais pas connu ces données, suivi mon cœur, ou si nous avions un revenu sur le seuil de la pauvreté, ce serait peut-être mon cas. Mais mon intuition me dit que dans cette situation je ferais tout pour pouvoir faire le choix de rester à la maison aussi tôt que possible car il change l’âme de notre famille, et de notre société. Car peut-être que l’issue ici est de ne pas faire passer nos désirs (non nécessaires à notre survie) avant les besoins (nécessaires) de nos enfants.

Plusieurs parents essoufflés cherchent le bonheur partout alors qu’il les attend à la maison, tout simplement, au cœur de leur famille. Comme le dit un proverbe européen, nous pourrons avancer une autre carrière plus tard, mais l’enfance de nos enfants et nos premiers moments de parents ne reviendront jamais. En tant que parent, selon les données, nous avons une bien longue vie pour faire toutes les carrières souhaitées—et la « pause » de la saison parentale peut nous faire un grand bien. Mais nos enfants ne pourront peut-être pas se remettre de nos mauvais choix. Ouvrons-nous les yeux, et le cœur, et réalisons que le bien-être des enfants est de la plus haute importance. Ce qui est primordial pour eux n’est pas d’être à la fine pointe de la modernité, mais d’être bien aimé et accompli. Tel que le déclame Albert Einstein, « Le mot progrès n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux. »

 

Sources additionnelles

 

Outils

Parent à la maison - Comment exactement rester à la maison avec son enfant et y être heureuxMon ebook : Comment exactement rester à la maison avec son enfant et y être heureux

Calculateur de salaire :  http://www.salary.com/mom-paycheck/

Blog sur l’éducation à la maison: http://homeschooling.penelopetrunk.com/

  

Livres que je recommande sur le sujet

– In Praise of Stay-at-Home Moms, Dr. Laura Schlessinger

– Secrets of Childhood, par le Dr Maria Montessori, fondatrice des écoles Montessori

– Teach Your Own, par le professeur John Holt

– Dumbing Us Down, par le professeur John Taylor Gatto

– Power MOMS, Bouillon de poulet pour l’âme

– Buddhism for Mothers

 

 

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