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Les meilleurs articles de 2013

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Faites-vous une revue de votre année? Je la fais pour comprendre les choses, et savoir où j’en suis.

Pour moi, 2013 était apparemment sans remous. Mais sous la surface calme, de forts courants ont balayé le familier.

Le blog est devenu « zen » parce que je ne pouvais pas continuer avec seulement avoir un style de vie que nous aimons. Je voulais un mantra serein, car la passion peut aussi devenir la cause de notre souffrance. Et je suis conduite encore et encore à la philosophie zen pour les réponses. J’ai agrandi le site Web, et je suis co-auteure sur le blog Mamans Zen, pour donner l’inspiration à vivre une vie épanouie.

Zen devient pour tout pour moi. Bien, tout va bien, et tout est zen. Les arts, les sports, la vie, me conduisent à un côté spirituel, pour comprendre la vie et vivre heureux maintenant. Je ne m’attarde plus beaucoup à ce qui est superficiel, je veux aller à la moelle osseuse de notre existence.

Il y a du découpage de fait. Je suis de moins en moins attachée au matériel. C’est un défi, de garder le minimum pour vivre une vie bien vécue dans le courant de la société moderne. Par choix, je vis maintenant une vie simple, et je l’accepte. J’ai l’intention de vous tenir au courant du côté minimaliste de vie zen.

Pour l’instant, j’ai choisi mes articles préférés de l’année, certaines des meilleures parties des livres que j’écris, que je crois valoir l’effort d’être lus ou relus. Je partage aussi un trésor qui parle bien de l’essence de la spiritualité que j’ai trouvé cette année dans mes lectures, une partie d’une interview qu’Oprah Winfrey a fait avec le Dalaï Lama.

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Top 7 des articles de Design de vie zen pour 2013

7. Top 5 des trucs pour économiser en vivant sur un seul salaire

Mes meilleurs trucs pour économiser, élaborés en 5 années passées à la maison.

6. Et la paix mondiale?

Le lien entre la paix et vivre zen.

5. Le “unschooling”: Vivre libre, ou le design de vie des non-scolarisés

La révolution de la non-scolarisation pour un mode de vie plus libre et naturel.

4. Comment vivre une journée difficile de manière zen

Trucs pour trouver les trésors lors de moments difficiles.

3. Comment vivre une vie passionnée et zen

Article détaillé sur comment trouver notre passion, ou notre raison d’être, et l’intégrer dans notre vie.

2. Choix de carrière : Être un parent professionnel?

Un autre article détaillé sur la vie familiale à la maison, or ma retraite zen personnelle.

2. Pourquoi vivre zen au quotidien

Pourquoi vivre zen est pour nous.

1. L’existence a besoin de vous

« On a besoin de nous. Dans le jeu cosmique, chacun de nous a un rôle important à jouer. »

Lecture inspirante, dans les mots du Dalaï Lama

« Oprah : Et quel est notre but ici sur terre ?

Dalai Lama: S’aider les uns les autres.

Oprah : Donc l’entière raison pour laquelle nous sommes sur cette planète est de servir autrui?

Dalai Lama: C’est exact.

Oprah : C’est grand! Si nous comprenions tous que notre seul but est d’aider les autres, est-ce que cela ne changerait pas l’humanité?

Dalai Lama: Oui, et comprendre cela commence avec le changement de notre attitude. Nous devons réaliser qu’il est préférable de se concentrer sur notre unité, d’insister sur ce qui est le même pour chacun de nous, plutôt que de s’attarder sur ce qui est différent. Oui, il y a des différences entre nous. Mais il n’a pas de sens à souligner cela, parce que mon avenir et le vôtre est connecté avec celui de tout le monde. Donc, nous devons prendre au sérieux notre préoccupation pour l’humanité toute entière. Lorsque nous nous concentrons sur notre individualité, l’humanité souffre inévitablement. Et une fois que l’humanité souffre, chacun de nous souffrira également.

Par exemple, il y a quelques minutes il y avait une alarme incendie dans ce bâtiment. J’ai répondu immédiatement—non pas parce que ce bâtiment fait partie de mon corps mais parce que je suis ici, en lui. C’est pourquoi je dois prendre soin de lui. De même, si nous aimons l’humanité ou non, nous devons réaliser que nous faisons partie de celle-ci. Mon avenir dépend entièrement de l’avenir de l’humanité, et donc je suis appelé à prendre soin de l’humanité. C’est pourquoi la compassion est en fait dans mon propre intérêt. Et un symptôme de ma propre tranquillité d’esprit c’est que je peux partager le confort avec les autres autour de moi. « 

Pour lire tout l’interview en anglais.

Merci encore de marcher aux côtés dans cette voie, passez un formidable « Ce temps-ci de l’année »!

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Le « unschooling »: Vivre libre, ou le design de vie des non-scolarisés

 

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[Note : J’ai mis plusieurs citations pour bien cerner le sujet sous forme de petit guide. Si vous êtes un peu pressé, vous pourrez les sauter et y revenir plus tard. Mais je conseille de prendre une bonne pause et de plonger dans la magie d’apprendre ce qu’est le unschooling, ou la non-scolarisation, pour vous ou les êtres plus jeunes qui vous sont chers.]

Il fut un temps—entre le moment où le bâtiment est tombé et où je me suis extirpée à travers une fenêtre brisée—où j’ai accepté le fait que j’allais mourir. Vous n’avez pas à vous soucier du processus de la mort. Vous êtes vraiment paisible. Vous ne paniquez pas. J’étais seulement triste que je ne verrais pas ma famille. Je voulais que la vie de chacun se révèle vraiment très bien, et je voulais le voir.

Peu de temps après le World Trade Center j’ai eu des enfants, et une partie de la raison pour laquelle je sais que c’est bon pour eux de faire l’éducation à la maison est que je sais qu’on pense lorsque que l’on va mourir, et je ne veux pas manquer huit heures chaque jour avec mes enfants, parce que je sais qu’il n’y a rien d’autre qui aura de l’importance à la fin de nos jours.

-Penelope Trunk

« Maman, est-ce que je peux mettre des ballounes partout? » me demande mon fils, Josh.

Pourquoi pas? Ce gris matin du début septembre, nous sommes libres de notre horaire car l’autobus ne viendra pas le chercher.

C’est cette année que mes enfants auraient dû entrer à la prématernelle, ou à la maternelle à 4 ans. Mais cette année, il n’y a pas d’école pour nous. Nous fêtons une non-rentrée scolaire. Depuis leur naissance, mes enfants et moi avons évolués vers le unschooling, du terme anglophone plus connu, ou non-scolarisation pour le terme français qui se rapproche le plus du sens premier – ce que l’on pratiquait presque naturellement dans notre famille, en fait. Selon moi, il est une suite logique à l’attachement parent-enfant pratiqué à la maison plutôt qu’en garderie depuis leurs premiers jours. Et le design de vie de l’apprentissage naturel n’est pas seulement pour les enfants; à l’âge adulte, je tire autant de plaisir qu’eux à me dire à la Alice Cooper « School’s Out», et à apprendre en toute liberté.

Avant de commencer, si vous êtes nouveau à la non-sco, je demanderais s’il vous plaît d’être ouvert. Ouvert à une alternative, à la question : Et s’il existait un meilleur choix à l’école traditionnelle? De laisser la porte ouverte sans penser à formuler des objections pour l’instant, pour entrevoir une autre réalité sans œillères, qui pourrait révolutionner votre vie, comme cela est le cas pour les nôtres. Puis, si l’exercice vous va, de répondre à cette question en vous-même: De quelle manière apprenez-vous mieux en tant qu’adulte? Est-ce que pour des connaissances importantes pour votre vie de tous les jours, vous vous inscrivez à l’université? Ou plutôt, comme la majorité d’entre nous, apprenez-vous plus librement, sur le terrain, en trouvant votre expertise par vous-même, soit ce que vous avez besoin au moment où vous en avez besoin? De nos jours, lorsqu’on a besoin d’une connaissance ou qu’un sujet nous inspire, nos recours premiers sont généralement notre entourage personnel ou professionnel, l’internet, des revues, et des livres pour aller plus loin sur le sujet. À l’âge adulte, nous n’utilisons plus un professeur formel, une salle de classe, ou un examen. Nous savons ce que nous savons, et nous sommes débrouillards pour trouver ce dont nous avons besoin.

Si on fait un saut en arrière, on peut voir que l’institution moderne de l’école obligatoire, dont semble ne pas pouvoir se passer notre société, est récente. Sous la forme que l’on la connaît, elle a été instaurée non pas pour donner une éducation générale, mais pour évangéliser. Ensuite, il semble qu’elle ait été reprise pour nous éduquer au mieux pour avoir une éducation de base avant d’apprendre une carrière, au pire, au gré de l’agenda gouvernemental (devenant une nouvelle « église » laïque dictant ce qui est bon d’apprendre versus ce qui ne l’est pas), sur le format du travail ouvrier, pour suivre et habituer les jeunes à la semaine de travail, et garder les parents sur le marché du travail. Ce faisant, l’école est devenue un rouage de la société moderne. Mais à quel prix économique et social?

Au tournant d’un nouveau millénaire, nous sommes en droit de revoir objectivement la fonction de l’institution scolaire, car nous avons dépassé l’époque de sa visée première. Et de revoir en même temps les fondements de sa fréquentation obligatoire. À la lumière des recherches modernes sur l’éducation, après des décennies de cette expérience sociale, je remets en question l’institution scolaire. Car les efforts pour la réformer ne sont pas encore à point – s’ils le sont totalement un jour afin qu’elle soit enfin respectueuse des besoins de chacun.

Il y a d’abord un consensus que l’école publique n’est pas effective et a besoin de réforme; son succès est mitigé, et souvent fustigé dans les médias. La preuve ultime étant que la moitié des jeunes sont démotivés à l’école et encore qu’ils n’atteignent pas leurs diplômes secondaires.

Pourtant, il existe des alternatives à l’apprentissage obligatoire à l’école. Une majorité d’adulte pratique l’apprentissage naturel, et il est estimé qu’aux États-Unis autour de 2 millions pratiquent l’éducation à la maison.

En ces jours de rentrées scolaires massives, de retrait de la majorité des enfants des lieux publics, une pensée me trotte dans la tête, et je me lance avec cet article : À la lumière de ses méfaits, et si on avait le courage de rejeter l’institution scolaire obligatoire, traditionnelle? Je me dis que si j’en parle ouvertement et relate les connaissances accumulées avec les années, plus de gens choisiraient une alternative à l’école traditionnelle. Car souvent, les gens ne savent même pas qu’il est légal de le faire. Et parmi ceux qui le savent et ont leur curiosité piquée, plusieurs n’en savent pas les bases. Il est temps d’éclairer ce chemin plutôt obscur et de l’amener au grand jour pour en faire un mode de vie sain familial et une solution à nos problèmes sociétaux.

 

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L’éducation à la maison, une meilleure alternative à l’école traditionnelle?

 

Les méfaits de l’école traditionnelle

Qui sont les experts qui en décrient les méfaits? De nombreux auteurs ont démontré ce que plusieurs qui ont fréquenté l’école ont appris : l’école, avec ses tests, son autorité, et son cadre formel, peut être détrimentale à notre bon fonctionnement, et serait un cheval de Troie source de plusieurs problèmes dans notre société. Si nous devions suivre le parcours naturel de l’être humain, ces experts s’accordent pour décrier l’ajout de l’école dans cette voie.

L’auteure Jean Liedloff et le Dr. Peter Gray lancent le bal avec leurs études anthropologiques et psychologiques sur des sociétés qui n’ont pas connu de bris dans la continuité de l’évolution humaine naturelle. Jean Liedloff démontre avec ses études avec les Yequanas et les Balinais que les enfants élevés dans le continuum naturel, c’est-à-dire en portage et cosommeil au moins jusqu’à ce qu’ils rampent, puis laissés libres de jouer entre enfants, de travailler et de suivre les coutumes de leurs clans, sans enseignement de style scolaire, tout en ayant un amour inconditionnel par leurs proches, sont parmi les plus heureux, non-violents, et adaptés de leurs sociétés. Jean Liedloff est répugnée par tout ce qui ressemble à de la scolarisation; elle est parvenue à la conclusion plutôt dérangeante que l’apprentissage est naturel, mais que l’enseignement ne l’est pas du tout. Elle n’a pas vu d’enseignement formel dans les peuples qu’elle a étudié. Elle voyait plutôt des enfants épanouis qui apprenaient en liberté en compagnie des autres.

Les recherches du Dr. Peter Gray, professeur et chercheur en psychologie qui a publié récemment le livre Free to Learn, démontrent que les enfants à travers le monde apprennent mieux par le jeu, une communauté de pair, et l’accès libre à l’information. Il affirme que l’école est une prison. Elle tue dans l’œuf le goût d’apprendre chez les enfants :

« Les enfants viennent au monde brûlant d’apprendre et génétiquement programmés avec des capacités extraordinaires en matière d’apprentissage. Ils sont des petites machines à apprendre. Dans les quatre premières années ou à peu près, ils absorbent une quantité incommensurable d’informations et de compétences sans aucune instruction. Ils apprennent à marcher, courir, sauter et grimper. Ils apprennent à comprendre et à parler la langue de la culture dans laquelle ils sont nés, et avec cela ils apprennent à affirmer leur volonté, argumenter, s’amuser, agacer, se lier d’amitié, et poser des questions. Ils acquièrent une quantité incroyable de connaissances sur le monde physique et social qui les entoure. Tout cela est motivé par leurs instincts intérieurs et urgences, leur espièglerie et curiosité innés. La nature n’éteint pas cet énorme désir et cette capacité d’apprendre lorsque les enfants atteignent cinq ou six ans. Nous l’éteignons avec notre système coercitif de scolarité. La plus grande, la plus durable leçon de l’école est que l’apprentissage est du travail, qui doit être évité autant que possible. […] J’ai commencé à étudier l’éducation d’un point de vue biologique. Au début, mon étude a été principalement motivée par souci pour mon fils. Je voulais m’assurer que nous ne faisions pas une erreur en lui permettant de suivre sa propre voie éducative plutôt qu’un chemin dicté par des professionnels. Mais graduellement, au fur et à mesure que je suis devenu convaincu que l’éducation autogérée de Scott allait à merveille, mon intérêt s’est tourné vers les enfants en général et sur les fondements humains biologiques de l’éducation. »

Peter Gray souligne que les enfants sont naturellement équipés pour s’éduquer eux-mêmes. Il affirme que chacun de nous sait que les leçons les plus importantes n’ont pas été celles que l’on a apprises à l’école. Elles ont été celles que l’on a apprises lorsqu’on les a poursuivies par nous-mêmes, par passion; c’est celles qui nous restent pour la vie et nous aident à trouver une carrière appréciée.

 

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Il ajoute que “Chaque fois que nous ajoutons une autre heure au temps que les enfants doivent passer à l’école ou à faire des devoirs, et chaque fois que nous les contraignons ou les cajolons à une autre activité parascolaire dirigée par un adulte, nous les privons encore plus de possibilités de jouer, d’explorer, de réfléchir et d’expérimenter les joies et les frustrations de l’auto-direction. »

Il apporte qu’avant l’école, apparemment pendant des millénaires, les enfants (jusqu’à l’âge où ils commencent de leur propre initiative à prendre des responsabilités adultes) jouaient et exploraient à chaque jour, à la journée longue, et s’éduquaient eux-mêmes. Les traits enfantins d’être joueurs, curieux et social ont été perpétués par sélection naturelle pour que l’enfant s’éduque librement.

Désormais, Peter Gray supporte l’apprentissage libre à la maison et les écoles démocratiques, où des lois sont votées par tous et l’enfant est laissé libre d’apprendre et de s’amuser, avec des pairs d’âges différents, sans être dirigé par des adultes (qui sont là au besoin).

Il cite un éducateur reconnu, Jian Xueqin, qui dénote que les failles de l’éducation basée sur la mémorisation sont bien connues, comme des manques aux compétences sociales, de discipline, d’imagination, ainsi que des pertes de curiosité et de passion d’apprendre.

L’apprentissage libre dans l’enfance permet donc de trouver par le jeu les passions qui pourront fleurir et devenir une carrière fleurissante, comme ses études sur le terrain le rapportent et trouvent un lien direct entre les deux. Le jeu que pratique le jeune apprenant est une pratique à être un adulte. Quand on limite le jeu, les gens traversent la vie avec un sens de dépendance et de victimisation comme si une autorité externe devait leur dire quoi faire, ce qui n’est pas sain.

 

apprendre dans la nature learn in nature

 

Les travaux des psychologues Oliver James ainsi que Steve Biddulf, lu par 4 millions de personnes (il est l’auteur des guides Raising Boys et Raising Girls), démontrent que l’attachement à la mère (ou père) jusqu’à l’adolescence, puis des adultes significatifs à ce moment, sont les choix les plus appropriés pour une bonne santé mentale. On peut alors inférer que le mode de vie d’apprentissage à la maison permet d’avoir plus de temps de qualité avec ses parents alors qu’un mode de vie alternatif où l’enfant n’a pas d’amour et de rôle modèle parental actif est susceptible de causer des problèmes. Par exemple, un garçon qui n’a pas de présence de qualité de son père ira chercher un modèle masculin ailleurs, comme dans les films ou chez ses pairs, et sera plus à risque de présenter ces traits, affirme Steve Biddulph :

– Un style agressif dans les relations;

– Un comportement hyper-masculinisé (fusils, muscles, trucks, mort);

– Un répertoire limité de comportement (se tenant autour de grogner ou «être cool»);

– Une attitude dérogatoire envers les femmes, les gais et les minorités.

Le Dr. Maria Montessori, fondatrice des écoles de ce nom, a étudié d’abord les enfants dans leur milieu naturel lorsque des enfants, libres toute la journée dans un bâtiment alors que leurs parents travaillaient, ont été regroupés dans un local nommé La Casa dei Bambini, la maison des enfants. Elle a remarqué que l’instinct des enfants est de travailler, par eux-mêmes. Ils délaissent vite les jouets alors qu’ils travaillent librement des heures avec du matériel adapté pour eux qui leur permettent d’apprendre les rudiments du monde extérieur, comme l’alphabet, les chiffres, et des activités de vie quotidienne comme faire la cuisine. Sans Professeur, mais avec quelques lignes de guidance, il est observé que les enfants deviennent capables d’apprendre, par eux-mêmes ou avec leurs compères, à lire, compter et écrire, entres autres, à leur 3, 4, 5 ans.

Les résultats conjoints de ces recherches démontrent clairement que meilleure que toute alternative pour les enfants d’âges préscolaires et même jusqu’à l’adolescence est le fait d’avoir un contact proche avec son parent et son « clan », ainsi que des activités adaptées au travail en toute liberté. C’est ce que supportent la non-scolarisation et la profession de parent à la maison.

Parmi les résultats les plus importants sur les conséquences de l’école obligatoire sont aussi les œuvres des professeurs John Taylor Gatto et John Holt. John Taylor Gatto, auteur et professeur, a éclairé sur les méfaits de l’école qu’il ne pouvait plus supporter, notamment par son livre Dumbing Us Down et ses articles sur l’école et sa profession I Quit, I Think (Je quitte, je pense) et Against School (Contre l’école). Il ne mâche pas ses mots. Il décrit que l’école industrialisée et obligatoire a été délibérément entraînée par des leaders malintentionnés sur la piste de la ségrégation par classes d’âges pour diviser les masses et mieux régner dans une démocratie. Le résultat étant qu’il serait « peu probable que la masse ignorante de l’humanité, séparée dans l’enfance, ne serait jamais réintégrée dans son ensemble dangereux ». Il note que les 6 fonctions de base de l’école sont :

1) La fonction adaptative, les écoles existeraient pour établir des habitudes fixes de réaction à l’autorité qui exclut le jugement critique;

2) La fonction d’intégration, ou  » la fonction de conformité », pour rendre les enfants aussi semblables que possible afin d’exploiter et manipuler une grande force de travail;

3) La fonction de diagnostic et directive, l’école viserait à déterminer le rôle social particulier de chaque élève;

4) La fonction de différenciation. Les enfants triés par rôle social seraient formés uniquement ces rôles dans la machine sociale seulement, pas au-delà;

5) La fonction sélective, pour améliorer la biologie de la masse. Les écoles seraient destinées à marquer les inaptes comme inférieurs pour barrer efficacement de la reproduction;

6) La fonction propédeutique, ce système social sous-entendrait un groupe d’élite gardiens.

Cette vision élaborée au début du 20e siècle peut se voir sur les terrains des écoles de nos jours, puis au sein de la société ensuite, et elle a de quoi effrayer.

Le professeur John Holt est le leader du unschooling, avec son précurseur Ivan Illich, qui prônait la déscolarisation, car l’école serait une nuisance à l’éducation. John Holt a voulu savoir pourquoi les enfants de sa classe semblaient troublés par la vie alors que les enfants préscolaires sont débordants de vie et aventureux. Ses découvertes personnelles, car il apprenait lui-même à la unschooling un instrument de musique par exemple, et sur le terrain avec des études de diverses familles et classes, l’ont mené à prôner la non-scolarisation et à publier pendant des années un bulletin d’information Growing Without Schooling (Grandir sans scolarisation) et donner des conférences pour inciter les gens à le faire. Ses découvertes sur les méfaits de la scolarisation sont nombreuses, comme sur le fait que les enfants échouent et perdent le goût d’apprendre parce qu’on les teste et les force, et que l’on apprend mieux généralement en liberté. Il affirme encore qu’apprendre est aussi naturel que de respirer dans son livre Learning All the Time :

« Les enfants apprennent à partir de tout ce qu’ils voient. Ils apprennent où qu’ils se trouvent, et pas seulement dans les lieux d’apprentissage spéciaux. Ils apprennent beaucoup plus des choses, naturelles ou créées, qui sont réelles et significatives dans le monde en leur nom propre et non pas seulement faites pour aider les enfants à apprendre; en d’autres termes, ils sont plus intéressés par les objets et les outils que nous utilisons dans notre vie ordinaire que dans presque tous les matériaux d’apprentissage particuliers faits pour eux. Nous pouvons mieux aider les enfants à apprendre, non pas en décidant de ce que nous pensons qu’ils devraient apprendre et en réfléchissant à des moyens ingénieux pour le leur enseigner, mais en rendant le monde, autant que nous le pouvons, accessible à eux, en accordant une grande attention à ce qu’ils font, répondant à leurs questions—s’ils en ont—et en les aidant à explorer les choses auxquelles ils sont plus intéressés. Les façons dont nous pouvons le faire sont simples et faciles à comprendre par les parents et d’autres personnes qui aiment les enfants et qui prendront la peine de faire attention à ce qu’ils font et qui pensent à ce que cela peut signifier. En bref, ce que nous devons savoir pour aider les enfants à apprendre n’est pas obscur, technique ou compliqué, et les matériaux que nous pouvons utiliser pour les aider à sont à portée de main tout autour de nous. »

 

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Les auteurs et blogueurs actuels Sandra Dodd, Leo Babauta, et Penelope Trunk démontent jour après jour les préceptes en faveur de l’école et éclairent sur les bienfaits de la non-scolarisation. Sandra Dodd est une leader dans le unschooling, et elle partage depuis des années les bienfaits de cette méthode pratiquée dans sa famille. Leo Babauta, aussi connu par son célèbre blog Zen Habits, pratique la non-scolarisation avec 4 de ses 6 enfants (les plus jeunes, les plus vieux fréquentant déjà l’école depuis longtemps) – il est enthousiasmé par l’idée. Penelope Trunk, aussi une célèbre blogueuse, a retiré ses enfants de l’école quand elle a vécu ses méfaits, et maintenant ils fleurissent à la maison. Un de ses enfants, qui a des troubles de socialisation, devient même plus sociable. Elle a éclairé sur les multiples bienfaits des jeux vidéo qui ne sont pas limités. Le risque de lire leurs blogues : attention, si vous avez encore des réticences, elles risquent de tomber à leurs lumières.

En ce qui concerne le Québec, le mouvement n’est pas nouveau. Léandre Bergeron, auteur du Petit manuel d’histoire du Québec et du Dictionnaire de la langue québécoise, a éduqué ses trois filles de cette manière et raconte son histoire dans Comme des invités de marque, stipulant que nous devrions traiter nos enfants comme tels. Il glisse quelques aperçus de ses découvertes dans son mémoire sur une année avec ses adolescentes et leurs parcours :

 « Hier soir, nous sommes allés entendre le concert vocal auquel participait Déirdre. On sentait sa grande sociabilité, son ouverture aux autres, son désir ardent de faire de son mieux, non pour elle-même mais pour que l’événement soit un succès collectif. Comment oser dire que les enfants qui ne fréquentent pas l’école ne vont pas développer leur sociabilité? C’est tout le contraire que je constate. Car la socialisation forcée des écoles ressemble à la socialisation des prisons plutôt qu’à l’épanouissement des relations humaines chaleureuses. »

« La crise de l’adolescence n’existe que dans les milieux d’oppression. Il n’y a pas de crise d’adolescence si la symbiose est intacte. »

« Je crois que j’ai brisé la complicité avec le monde adulte, que j’ai divorcé d’avec le monde adulte pour me retrouver complice des enfants. Car il y a une complicité du monde adulte, qu’on la sente ou pas. Cette « entente » entre adultes qui nous fait croire qu’on est au pouvoir, qu’on est dominant, qu’on sait, qu’on a droit à, qu’on peut demander, qu’on peut se permettre de, comme la dame d’un certain âge qui croit avoir le droit de nous passer sous le nez dans une file sans s’excuser, comme le petit avocat fier de son air supérieur. Il y a un fil de complicité qui lie les adultes entre eux comme un réseau de mafiosi. »

« Et voilà que, eurêka !, je découvrais comment, dans leurs jeux à elles, elles faisaient leur apprentissage véritable ; en fait, il n’y avait rien à faire qu’à les laisser jouer à leur guise, tant qu’elles voulaient pour qu’elles apprennent ce qu’elles avaient besoin de savoir à leur âge. Pourquoi est-ce qu’elles devraient savoir lire et écrire avant d’avoir besoin de lire et d’écrire ? Pourquoi faire du plaisir d’apprendre une torture en l’imposant prématurément ? Pourquoi faire du forcing ? Ridicule, tout ça. Quel besoin mes filles avaient-elles de lire à sept, huit ou dix ans ? Aucun. Quel besoin avaient-elles de compter, additionner, soustraire ? Aucun. Jusqu’à ce que dans leurs jeux à elles, elles sentent un manque et cherchent à le combler. Ou encore quand, participant à la vie quotidienne, elles verraient l’importance de la liste d’épicerie trônant sur le lutrin tout près de mon comptoir de boulanger. « Papa, i faut des pommes. » Et j’écris : pommes. « Laisse-moi écrire pommes. « Si tu veux, P-O-M-M-E-S. » « Pourquoi deux m ? » Pour compliquer les choses. Parce que, si c’était simple et facile, ça s’apprendrait facilement et les professeurs dans les écoles, ils n’auraient rien à faire. »

« L’école imprègne tous les cerveaux dits civilisés comme jadis l’Église pénétrait les moindres recoins de l’âme des catholiques. Hors de l’Église, point de salut. Aujourd’hui, hors de l’école, point de salut. »

« Je me rends compte que l’enfant ne tient pas du tout à recevoir une instruction formelle avant la puberté et que cette instruction formelle, si elle a lieu, est néfaste à son épanouissement. C’est vraiment lui brouiller les cartes. Cette obsession à vouloir instruire nos enfants le plus tôt possible est une interférence dans la relation parent-enfant, une atteinte très grave à la symbiose. L’idée que le parent se fait de l’enfant, l’image qu’il a de lui, est un écran entre les deux. Pour le parent, l’enfant n’en sait toujours pas assez. Chez l’enfant s’installe le sentiment qu’il n’est jamais à la hauteur, qu’il est un objet inadéquat. »

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Il y a quelques autres familles phares dans le milieu de l’unschooling au Québec (voir leurs sites dans les ressources additionnelles). Au Québec, pourtant, peu de gens savent que l’éducation à la maison est acceptée.

Devient-il un mouvement social, le unschooling? Les écoles les plus en vues, comme celle appelée Avenues – The World School où l’actrice Katie Holmes envoie sa fille à New York, changent vers le modèle de l’apprentissage libre. On se rend compte que les enfants ont une meilleure éducation lorsqu’ils ont un accès libre à l’information, qu’ils sont encouragés à suivre leurs passions, sans horaire fixe, et qu’un parent peut venir les voir en tout temps. En continuant le modèle de l’école publique, qui tire de plus en plus de la patte, on crée encore un écart entre l’éducation des plus riches et des moins riches. Mais comme le souligne plusieurs, pas besoin de payer 40 000$ (US) pour avoir accès à ce modèle: on peut le faire en famille, de la maison.

Pour faire le tour des méfaits de l’école, nous pouvons en regarder les effets dans notre société qui a majoritairement emprunté le parcours scolaire. On constate que le chemin de l’école traditionnelle est insidieux, il peut nous piéger. On peut facilement se retrouver névrotique en cours de route étant donné qu’il ne répond pas à nos besoins. Jean Liedloff avait l’habitude de nous décrire comme des « névrotiques normaux », avec notre grand malaise généralisé dans nos sociétés dénaturées et scolarisées.

Le chemin de l’école est fallacieux; il est trompeur car il enlève le goût d’apprendre et peut nous mener sur une fausse piste. À la maternelle, j’avais soif d’apprendre. J’ai même mémorisé un livre par cœur pour pouvoir sauter directement à la 1ère année—sans que mon professeur finisse pas y consentir. En 1ère année, il fallait absolument que je sois première de classe, tel qu’affiché fièrement sur un de mes gilets. Mais l’école enlève graduellement le goût d’apprendre et de travailler. Elle est un des agents de dénaturalisation. Elle est la cause qu’après mes études, j’ai mal au cœur de lire; il se passe 2 ans et une nécessité de revenir à mon bien-être fondamental (après avoir perdu un bébé en grossesse) avant que je retourne à la lecture.

En plus d’être coûteux socialement, il est aussi coûteux économiquement. L’éducation à l’école coûte des milliers de dollar par année, et on se partage tous la facture, et le coût social d’étudiants devenus adultes « névrotiques ». L’éducation a des résultats hors normes avec moins de 600$ de frais par année. Et la moyenne des étudiants de l’école est 50%, alors que la moyenne des apprenants à la maison lorsque testés ont des moyennes autour de 85%.

Qu’en est-il de la fameuse socialisation? Nous sommes naturellement équipés, comme avec l’ocytocine, pour former des liens sociaux à moins qu’on le soit empêché par des structures contraignantes. Une socialisation qui respecte notre biologie se fait avec nos familles et notre entourage proche. Des liens de qualité dans la famille créent le blueprint des relations réussies dans la société. Une socialisation seulement par des pairs du même âge peut-être néfaste et crée des problèmes comme de l’agression, des castes à l’école, et avec des classes de gens élevés de cette manière, jusqu’à plus tard en société du bullying au bureau! La vie en société caractérisée par l’éducation traditionnelle massive devient une école secondaire perpétuelle. En fait, le problème de socialisation de ceux qui s’éduquent à la maison est le problème que la majorité des jeunes du même âge sont obligés à fréquenter l’école. Par contre, des amitiés sont possibles avec les relations élargies en société à longueur de semaines, avec d’autres qui pratiquent l’éducation à la maison, et avec les autres jeunes en dehors des périodes d’école.

 

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Et que disent d’autres études sur les apprenants « à la maison »? Elles démontrent que les apprenants à la maison sont généralement plus sociables, adeptes à la vie courante, bons en communication et matures que leurs pairs qui vont à l’école. Ils présentent aussi moins de problèmes de comportement que leurs pairs qui fréquentent l’école.

Quand à mon expérience personnelle, j’ai découvert que j’apprends plus vite et efficacement par moi-même. À l’école secondaire, un professeur ne me supportait pas car « ma face ne lui revenait pas » – des choses qui arrivent à l’école, il semble (au moins je n’étais pas sa fille). Obligée de fréquenter l’école poussée à ne pas l’écouter, mais têtue, je passe le cours en m’enseignant toute l’année les mathématiques en lisant le manuel et en choisissant mes exercices. L’année suivante, je réussis un 96% dans la matière, et le professeur du niveau suivant me trouve « forte ». Lorsque nous nous éduquons, nous pouvons personnaliser notre apprentissage à nos besoins et notre compréhension – une fois compris, on passe à l’intérêt, besoin, ou détente suivants! Combien de temps, de talents, et possiblement comme dans ce cas, d’atteinte au droit d’être aimé sans préjugés à un âge où l’on est vulnérable, perdons-nous à l’école?

 

La non-scolarisation et ses termes

La non-scolarisation, tel que décrit par Mary Griffith dans son livre The Unschooling Handbook, « une façon de designer l’apprentissage aux besoins spécifiques de chaque enfant et chaque famille », qui donne beaucoup d’avantages comparativement à l’éducation traditionnelle. C’est un apprentissage personnalisé librement, tout simplement.

Étant donné les méfaits de l’éducation autocratique, j’ai fait le saut de l’idée de faire l’école à la maison, qui peut être du style cours à la maison donné par le parent à un style plus libre comme Montessori (mais tout de même classé par sujets jugés importants), à celui de la non-scolarisation, l’apprentissage par un autre moyen que l’enseignement. Je préfère aussi la non-scolarisation à l’école alternative démocratique car le lien familial, l’apprentissage en clan parent et fratrie, et amis, est conservé et naturel. Par contre j’apprécie que l’école alternative ouvre la porte à l’apprentissage libre avec les pairs du même âge.

La non-sco englobe les termes d’apprentissage naturel, autodirigé, ou librement guidé par le parent. Plusieurs distinguent entre la non-scolarisation et la non-scolarisation radicale, qui est une liberté totale où il n’y a pas de restrictions pour les heures d’apprentissage, de repas, ou encore de sommeil. Comme le unschooling peut se vivre de la manière qu’on le souhaite, je préfère ne pas faire de distinction. À chacun de découvrir son parcours libre et respectueux pour chacun de l’unité familiale.

L’apprentissage à la maison peut donc commencer dès la naissance. Si vous décidez de faire apprendre votre enfant à la maison au Québec, vous pouvez le faire à tout moment en avertissant par écrit votre intention à l’établissement scolaire.

L’éducation à la maison est légale, dont au Québec. Un article de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leur enfants. » Les commissions scolaires disent que les apprenants à la maison doivent être enregistrés, mais comme ce n’est pas mentionné dans la loi, cela devient une zone grise, dit Idzie Desmarais sur son blog I’m Unschooled. Yes, I Can Write.

Si on le souhaite ou l’on vous l’exige dans votre région, la non-scolarisation doit être suivie par la commission scolaire, environ deux fois par année par communication écrite, pour avoir l’équivalent du programme de formation québécois. On conseille de noter les activités faites par jour ou semaine. Certains parents tiennent un blog des accomplissements et de la vie familiale. Même si je suis maintenant persuadée qu’on apprend sans cesse avec l’apprentissage non-scolarisé, pour errer du côté légal et être capable de prouver un enseignement, il est recommandé de faire un portfolio. Pour moi, pour le moment, c’est des photos de nos activités, car l’obligation face à la loi commence à 6 ans. À ce moment, nous pouvons utiliser un journal sous la forme de portfolio ou un agenda-journal quotidien, facile à trouver sur Amazon par exemple, où les apprentissages sont détaillés ainsi qu’un cartable où l’on met les preuves de nos activités. Il serait aussi sage de vérifier les compétences qui sont exigées à chaque année dans le programme de formation et de démontrer comment vous y répondez.

On recommande aussi de devenir membre d’une association pour l’école à domicile afin d’obtenir des informations et du soutien légal au besoin, comme l’Association québécoise pour l’éducation à domicile.

Pour donner des lignes guides, une phrase qui me reste en tête est que le unschooling consiste à donner autant de liberté à son enfant qu’un parent (et la commission scolaire au besoin) est capable de tolérer. D’abord, un enfant élevé dans son continuum saura se gérer lui-même avec le temps, sinon quelques lignes guides sous forme de principes de la maison pourront trancher des cas litigieux. Cela veut dire donner tranquillement ou drastiquement les rennes pour l’alimentation, l’apprentissage, la gestion du temps et même le sommeil.

Tout est prétexte à apprendre, les sorties en plein-air, les matinées dans les jeux de la maison, même les jeux vidéo. Ces derniers développent par exemple même la pensée scientifique, les habiletés et même les relations sociales. En fait, les recherches sur les jeux vidéo présentent des impacts positifs sur le développement.

unschooling numbers

Contrairement à une idée préconçue, la non-scolarisation ne veut pas dire ne pas avoir recours à l’éducation externe. On peut l’offrir, tant que cela reste un choix – il implique la liberté consciente. La non-scolarisation laisse le choix de s’inscrire à des cours, des sessions d’information, ou à l’université, mais justement, c’est un choix et non une obligation. Ce n’est pas forcé, et ce faisant, l’apprentissage est stimulé. Chacun est libre de choisir dans le respect son horaire, s’il suit des cours, et même s’il fait de la non-scolarisation après l’école ou pour un professeur, en classe.

John Holt fait une différence entre un Professeur, qui teste et inhibe les connaissances, et un professeur, qui laisse la liberté au participant et guide au besoin avec des principes de base. Avoir recours à un bon guide devient comme les roues de support d’un bicycle qui se retirent avec le temps – mais encore, certains aiment se lancer sans les roues, et c’est leur droit fondamental.

Mieux encore, la non-scolarisation veut dire suivre ses passions. Elle donne des ailes, c’est pourquoi de nombreux leaders l’ont fait de manière variée ou en partie, par exemple, Thomas Edison, Abraham Lincoln ou encore Steve Jobs. C’est là que la non-scolarisation montre de ses forces et est une solution au malaise sociétal commun de ne pas aimer son emploi. André Stern, ayant grandit avec la non-scolarisation, ne se décrit pas par ses professions, comme luthier, auteur, ou leader dans l’écologie de l’éducation. Il se décrit comme un enfant de 42 ans. Il s’amuse tout en « réussissant » dans la vie. Il a appris tout ce qu’il a eu besoin, à son rythme propre et respectueux. Cette méthode semble amener l’être humain à être plus intègre à l’âge adulte. Ou à l’âge d’or de l’enfance adulte. En tout cas.

André Stern décrit que le monde du travail ne cherche pas les qualifications. Avoir une qualification, un diplôme, ne garantit pas qu’on aura l’emploi recherché. Par contre, les compétences donnent les meilleures des chances. Et ces compétences naissent de l’enthousiasme et la poursuite de l’intérêt, qui sont à leur meilleur hors du cadre rigide de l’école.

«Le unschooling, c’est un autre mot pour dire « vivre » », disent ses participants. Au-delà de tous les bienfaits et des apprentissages, la non-scolarisation permet de se rendre compte qu’on est en vie, heureux. Et cela, c’est déjà beaucoup. Le réaliser donne la permission de se donner « du lousse ».

Qui sait quels sujets seront importants de savoir dans 5, 10, 20 ans, à la vie d’adulte que l’on se prépare ou pour laquelle se préparent nos enfants? La vie à l’école ne donne qu’un faux sentiment d’assurance de savoir ce que l’on fait. En réalité, nous sommes tous incertains du futur et même d’être vivants à ce moment. L’apprentissage hors de l’école est utile pour profiter de la vie maintenant et apprendre à gérer ses peurs, à prendre confiance en son habileté à apprendre à apprendre mieux que toute autre.

Comment apprenons-nous ou nos enfants vont-ils apprendre les autres sujets importants que l’école relègue au second plan? Des sujets tels que la sexualité, la consommation d’alcool, le choix d’un milieu de vie… Ou encore comment réussir son mariage? Avoir des amitiés durables? Élever son enfant, entretenir son milieu de vie, construire sa maison, voyager? À nous de choisir si ce sera par leur pairs et leur professeurs éloignés, ou à être guidé par leurs parents au besoin ou quelqu’un de confiance dans l’entourage.

 

unschooling non-scolarisation mécanique

 

À quoi ressemble la non-scolarisation dans le quotidien

La non-scolarisation est un portrait différent pour chacune des familles. Nous apprenons non pas dans un environnement fermé, seulement sur papier, mais dans des livres vivants.

Avons-nous besoin d’un salaire énorme pour supporter un tel choix? Il semble que non, selon Forbes la majorité de ceux qui font le choix de l’apprentissage à la maison ont un revenu entre 25 000$ et 75 000$.

Pour donner une idée du quotidien, cela suit souvent un apprentissage par projet (c’est ce qu’on peut dire à notre commission scolaire d’ailleurs). Le rôle du parent est souvent de trouver du matériel ou de l’information, répondre aux questions, et faciliter quelques tâches lorsque demandé.

Le reste, les enfants s’en chargent. Un de mes enfants aime l’ingénierie et la mécanique, donc il apprend les formes géométriques dans ses jeux manuels, comment fonctionne les machines en les créant, et écoute des vidéos en anglais sur le sujet. Mon autre fils aime écrire, donc je lui trouve des cahiers et du matériel d’écriture, ainsi que des livres, qu’il utilise à sa guise. Nous faisons aussi plusieurs sorties en famille, où dans le quotidien ils apprennent à travers la vie courante 2 langues, à compter, à lire, et les subtilités de la vie sociale, par exemple.

Jean Liedloff donne deux grands conseils. Le premier est ne pas faire en sorte que les enfants se sentent mal à propos d’eux-mêmes. Le deuxième est de ne pas faire quelque chose pour l’enfant qu’il serait capable de faire seul, même si c’est plus long : c’est à chaque fois une occasion d’apprentissage. Le peuple qu’elle étudiait se rapprochait le plus de l’anarchie; le rôle des leaders est minimal et chacun est libre de les suivre ou non. Elle préconise laisser libre, avec quelques principes de respect. L’adulte ne doit pas être centré sur l’enfant mais sur ses activités propres et sa vie sociale; l’enfant, s’il le veut, doit pouvoir accompagner l’adulte quoiqu’il fasse, et avoir accès à des espaces pour être libre de jouer, avec des compagnons de jeux au besoin.

 

unschooling non-scolarisation non-sco

 

 

John Holt apporte entre autres de ne pas forcer l’apprentissage, comme ne pas expliquer longuement. Mieux vaut ne rien dire et laisser l’enfant s’enseigner seul et par les questions posées, répondues simplement.

Peter Gray recommande de ne pas limiter le jeu, il doit être le plus libre, le plus dirigé par l’enfant possible, car nous sommes un animal extrêmement joueur et apprenons mieux par le jeu.

Léandre Bergeron conseille de traiter les êtres humains en apprentissage de notre maisonnée comme des invités de marque. Ne pas les faire sentir mal, être poli, et leur faire attention sont quelques exemples… Ce respect sera retourné.

D’autres parents qui pratiquent la non-scolarisation suggèrent quelques trucs. Dans les premiers temps, nous pouvons faire le détective et inspecter ce qui nous attire ou attire notre enfant, et par la suite procurer du matériel ou l’accès à l’information sur le sujet. En cas de doute, respirer, dire oui plus souvent, et laisser aller, et surtout avoir confiance en nos enfants de trouver ce qui est bon pour eux. J’aime le principe de la liberté dans le respect. Les quelques principes de notre maison sont basés sur ce que la liberté de quelqu’un s’arrête où commence celle de l’autre, l’amour et l’harmonie.

Pour nous les grands enfants, nous pouvons réapprendre des plus petits. Vous souhaitez changer de métier, pourquoi ne pas apprendre librement sur celui-ci, tel que je le fais sur celui d’écrivaine au côté de mes enfants. Je dévore des livres d’écriture, j’écris à temps partiel, et je publie. Je vais chercher l’expertise à la fois d’experts et sur le terrain. Je suis mon rythme, et me crée un emploi aimé sur mesure. J’approfondis aussi mes connaissances entre autres sur la musique, l’art comme l’art de tatouer, et le sport.

Attention à votre santé, le but étant de vivre heureux et non de s’arracher les cheveux après quelques jours! Il ne faut pas de prendre soin de vous si vous faites la non-scolarisation ou restez à la maison avec vos enfants. Je me suis faite une liste de 3 activités qui me rendent heureuse que je veux dans mon quotidien : Zen (méditation), Sport (je me sens mieux), et Art (surtout l’écriture). Présentement mon ordinateur est au milieu de la salle de jeu et nous travaillons en parallèle, avec aide au besoin. Je me garde une période productive le matin pour moi toute seule : 1 ou 2 heures pour écrire ou m’entraîner. L’après-midi, nous prenons tous une pause pour relaxer tranquillement. En fait nous sommes tous introvertis, alors on limite les sorties dans les foules à quelques-unes par semaine, et j’amène un livre aux parcs. Nous avons besoin d’indépendance et d’un environnement le plus calme possible durant la journée pour mieux travailler et ne pas se surcharger. On peut aussi veiller à partager les tâches de la maison entre nous tous si ça nous intéresse, le unschooling est un travail d’équipe. Si vous êtes extroverti, les discussions (au téléphone ou en personne) et les rencontres (cafés entre amis, visite chez vos connaissances) vous rechargent, vous pourriez en inclure adéquatement à votre journée. On peut aussi partager des articles comme celui-ci autour de nous pour avoir du soutien et de l’aide pour trouver réponse à nos questionnements.

Jour après jour, je me défais de la méfiance que notre société a envers tous. J’ai confiance en mes enfants, j’ai confiance en la vie.

Jour après jour, nous ne faisons pas rien, même quand il le semble. Nous vivons, libres.

Chaque jour, nous apprenons, savourons, et discutons de la vie. Comme des bonnes habitudes de vie, entre autres. Nous parlons qu’il est recommandé de dormir 11-12 heures par nuit jusqu’à 12 ans, et qu’après même des athlètes peuvent avoir besoin de 10 heures. Que nous devons incorporer des activités physiques à la routine. Que bien manger, végétalien, nous tient en santé.

 

discussions unschooling

 

Le temps de la déscolarisation est venu

 

C’est un drame de notre société de voir tout le talent gaspillé qui pourrait contribuer à l’harmonie mondiale. Le talent n’est pas rare, mais il doit être développé. La scolarisation traditionnelle fait escamoter les 10 000 heures qu’il faudrait pour devenir un maître de nos passions – le plus tôt on peut suivre librement notre voie pendant que l’on est ouvert à ce que l’on aime, le meilleur. Ce pour quoi j’ai le plus de talent n’a pas été développé à l’école : le dessin, les arts martiaux, ou la passion littéraire (j’ai lu plus de livre et appris davantage en dehors de l’école). Je me demande vraiment comment de temps j’ai perdu à l’école, à être freinée dans mon développement et entraînée hors de mes passions.

Pourtant la nature ne départage pas apprendre, le travail et le bonheur. On ne perd pas le goût de vivre naturellement. Les oiseaux vieux et jeunes qui pépient à longueur d’année dans la campagne qui m’environne gardent le goût de chanter tout en travaillant à leurs activités quotidiennes. Pour eux, il n’y a pas de catégorie « professeur », « apprentissage », « travail »; il y a seulement la vie qui a ses exigences, ses hauts et ses bas, qui suit librement son cours, la plupart du temps dans la gaieté. Je ne veux pas perdre le goût de vivre, ni que mes enfants le ressentent non plus. C’est pourquoi je choisis la voie naturelle de la non-scolarisation.

C’est une grande époque le temps où l’on vie, on a la possibilité de remplacer les systèmes qui ne fonctionnent plus et d’être les leaders d’une écologie du mieux-vivre. Les leaders de la non-sco ont débroussaillé le chemin, pour leur famille et aider autrui. Maintenant que le chemin est fait, le prendrez-vous vous aussi?

Je sais, découvrir le unschooling amène encore plus de questions.

Cependant je suis maintenant convaincue que c’est comme cela qu’on apprend, qu’on ressuscite notre soif d’apprendre, et qu’on devient au meilleur de soi. Peut-être que votre questionnement vous amènera à la question que j’ai posé à mon fils, sans contrainte, pour son goût de décoration lors de la non-rentrée scolaire; essayer la non-scolarisation pour notre mieux-être, « Pourquoi pas? »

En terminant ces lignes, je lis l’article Les étapes de ma déscolarisation du blog La VIE chez les VIVANTS, et commente

« Ce matin je pensais encore au unschooling afin de revoir ce que je pourrais ajouter à un article que j’écris sur le sujet. Je vois maintenant clairement que la non-scolarisation n’est pas le problème, justement elle semble la méthode la plus adaptée pour apprendre. Mais la scolarisation me semble un grand problème au sein de nos vies en société – en voulant améliorer l’éducation des gens (peut-être, car au départ l’école était pour évangéliser), nous avons ouvert une boite de Pandore de problèmes, comme la perte de lien social comme tu mentionnes. Heureusement, le retour à notre vraie nature par la non-scolarisation est une solution relativement facile à implanter. Je pense qu’il est temps de retourner au naturel au galop! »

Peter Gray avance qu’on a deux choix :

« Nous pouvons continuer de tituber avec notre système coercitif de scolarité et continuer à lutter contre les instincts de nos enfants, en utilisant des médicaments ou tout autre moyen que nous devons pour réduire leurs cris pour la liberté. Ou, nous pouvons adopter ce qui semble pour la plupart des gens aujourd’hui comme une approche radicale, même folle à l’éducation, mais qui pour des chasseurs-cueilleurs semblait être le bon sens. Cette approche radicale est de laisser nos enfants s’éduquer eux-mêmes, alors que nous fournissons les conditions qui rendent cela possible. »

Nous sommes heureux d’avoir choisi la voie naturelle. Rencontrant en mi-journée ensoleillée au milieu d’un parc pour enfants autrement déserté une maman qui pratique la non-scolarisation, une phrase jetée semble-t-il banalement me résonne encore aux oreilles :

 

« On est chanceux. »

 

Merci aux mères qui m’ont transmises leurs expériences de non-scolarisation et ont aidé à compiler les informations pour le Québec. Cet article, tiré d’un livre en écriture pour parent zen, est une introduction à la non-scolarisation et aux alternatives à l’école. Plus de détails devraient suivre dans d’autres articles subséquents. Voici d’autres ressources inspirantes recommandées.

unschooling non-scolarisation john holt

 

Sources et ressources additionnelles

 

Livres

…ET JE NE SUIS JAMAIS ALLÉ À L’ÉCOLE : HISTOIRE D’UNE ENFANCE HEUREUSE, André Stern

Comme des invitées de marque, Léandre Bergeron

The Continuum Concept: In Search Of Happiness Lost
Jean Liedloff

The Unschooling Handbook: How to Use the Whole World As Your Child’s Classroom

Livres Teach Your Own: The John Holt Book Of Homeschooling
Teach Your Own, Learning All The Time
Learning All the Time, et Instead of Education: Ways to Help People do Things Better
Instead of Education de John Holt.

Dans Teach your Own:

« Ce livre sera une démonstration que les enfants, sans être forcés ou manipulés, ou mis dans d’exotiques, environnements spécialement préparés, ou en ayant leurs pensées planifiées et ordonnées pour eux, peuvent, vont, et veulent prendre du monde qui les entoure des informations importantes de ce qu’on appelle les Bases.

Ce livre démontrera aussi que les gens « ordinaires », sans entraînement spécial et souvent sans grande scolarisation eux-mêmes, peuvent donner à leurs enfants peu importe laquelle petite assistance nécessaire pour les aider dans leur exploration du monde, et que faire cette tâche ne requiert rien de plus qu’un peu de tact, patience, attention et de l’information disponible accessible. »

Free to Learn: Why Unleashing the Instinct to Play Will Make Our Children Happier, More Self-Reliant, and Better Students for Life, Dr. Peter Gray. Extrait.

Dumbing Us Down: The Hidden Curriculum of Compulsory Schooling
John Taylor Gatto

Deschooling Society
Ivan Illich, pdf gratuit

Secret of Childhood
Dr. Maria Montessori

Raising Boys: Why Boys Are Different – and How to Help Them Become Happy and Well-Balanced Men
Steve Biddulf

 

Sites et articles en français

Apprendre en liberté

Association québécoise pour l’éducation à domicile

La page française de Sandra Dodd

La déscolarisation au Québec

La non-sco en France

Journal J’OSE La Vie !

La VIE chez les VIVANTS et Le unschooling ne ressemble pas du tout à l’école (article traduit)

Fleur de Paix

 

Groupes Facebook

Unschooling ressources en français

Unschooling au Québec

(Autres : Rechercher « Unschooling » pour des groupes qui vous intéressent)

 

Sites et articles anglais

I’m Unschooled. Yes I Can Write.

Homeschooling with Penelope Trunk

Home School Legal Defence Association

Freedom to Learn on Psychology Today, et articles du Dr. Peter Gray

Sandra Dodd et ses écrits

Unschoolery, Leo Babauta

L’excellent article dans le New York Magazine de Jennifer Senior: Why You Never Truly Leave High School

Groupe Facebook Radical Unschooling Support Community

 

Vidéos

André Stern

Jean Liedloff, Touch the Future

La déséducation

Par défaut
Design de vie, Livre Parent à la maison zen

Top 5 des trucs pour économiser en vivant sur un seul salaire

Trucs pour économiser 

La vie de couple ou de famille moderne fait croire que vivre à deux salaires à temps plein est le strict minimum, « On n’y échappe pas, c’est la marche à suivre maintenant…» Et pourtant, avoir plus d’argent n’égale pas forcément être plus heureux! Des études démontrent qu’au-delà d’un salaire moyen, le bonheur augmente peu – alors qu’avoir des relations de qualité, telles que celles l’on entretient en ayant une vie de couple ou de famille riche, est un facteur de bonheur.

En faisant le choix pour un des membres du couple de rester à la maison pour vivre plus heureux, il est possible d’avoir davantage de ressources, en faisant plus avec son argent et en ayant plus de temps. Il est possible pour une famille de vivre avec qualité sur un salaire moyen, avec un peu de planification et beaucoup de bons sens.

Cela fait presque 5 ans que je suis à la maison avec mes enfants, et nous voyons que c’est le meilleur choix pour nous quotidiennement. J’ai découvert quelques trucs économiques, dont certains auraient été appréciés plus tôt dans mon parcours, qui facilitent la gestion familiale et améliorent la qualité de nos vies. Voici mon top 5 des trucs pour faire mieux que sauver sa peau et économiser en restant à la maison :

 

 1. L’objectif : Crédit Zéro

La formule gagnante serait « Épargner pour acheter, ou pas de crédit, ou seulement une hypothèque, est mieux que marge de crédit, est mieux que cartes de crédit ». Selon David Bach, l’auteur des livres Automatic Millionaire, pour bien vivre sans s’endetter il est mieux d’acheter un immobilier, comme une petite maison de campagne, et la payer rapidement, plutôt qu’un loyer lorsque c’est possible. L’immobilier est un bien qui restera, alors que rester en loyer ne se transforme pas en gains. Il est aussi impératif de payer son crédit le plus rapidement possible, en paiements automatiques à chaque paie si possible. Il est suggéré d’ouvrir une marge de crédit, qui a un taux de crédit moins élevé, et de regrouper toutes les cartes de crédit sur elle. Encore mieux, pourquoi ne pas économiser le montant de l’achat et le payer en argent? C’est tellement plus satisfaisant, d’autant plus qu’on ne traine pas une dette derrière l’achat effectué.

 

2.     La diminution des dépenses

Ce n’est pas sorcier en théorie, pour avoir plus d’argent disponible nous pouvons diminuer les dépenses. Mais où couper quand notre société de consommation nous pousse à tant avoir? D’abord, nous pourrions éviter le plus possible les centres d’achats (et la publicité) – les achats qu’on y fait sont souvent impulsifs. Mon truc est de me réserver une journée par semaine pour faire les achats, avec un montant maximum alloué (plus de détails dans le point 3). Ces temps-ci, j’achète surtout en ligne, après avoir considérée une dépense pendant plus d’un mois, pour être certains qu’on en a vraiment besoin ou que c’est un rêve que nous réalisons. Je peux de cette manière choisir le meilleur prix.

On peut diminuer les coûts d’électricité en isolant mieux, en réduisant le chauffage la nuit avec un thermostat électronique, ou en chauffant à une énergie économique alternative. On peut souvent couper les dépenses du câble par l’écoute de films en ligne (Netflix) ou Youtube, et celles du téléphone en réduisant les cellulaires en fonction, ou le débit internet. Pour le couple ou avec les enfants, nous pouvons favoriser des sorties gratuites, en nature, dans les parcs, ou les pistes cyclables. Nous pouvons aussi choisir avec soin un peu de matériel multi-usages, de qualité. Chez nous, nous avons redonné ou vendu presque tous les jeux pour enfants sauf des iPods dans un protecteur Fisher-Price, qui sont bons pour le développement de bébés et plus vieux avec des programmes éducatifs.

 

trucs pour économiser

 

3.     Une méthode économique pour une épicerie de qualité 

Une des plus grosses dépenses lors de la vie à 2 ou plus est la nourriture. En restant à la maison, on peut se faire des repas plus nutritifs souvent que ceux congelés et même ceux de restaurants. La méthode pour faire l’épicerie que j’ai adoptée récemment est de faire un budget par mois. Dans mon cas, aimant la flexibilité, c’est seulement un montant maximal à ne pas dépenser. C’est aussi un défi intéressant à relever. À chaque deux semaines, j’achète les ingrédients de base, souvent en vrac, pour les recettes. Je trouve que je respecte mieux le budget de cette manière, et je vais peut-être passer à faire l’épicerie au mois, car c’est beaucoup de temps qui est gagné pour les semaines où il n’y a pas d’épicerie à faire.

Je viens de me décider de profiter aussi des politiques de prix imbattables, comme chez Maxi au Québec (et il y en aurait une chez Walmart). Au diable le « qu’en dira-t-on »! Cela amène notre argent chez la compagnie qui gagne un acheteur. Nous amenons nos circulaires, où j’encercle les achats pour aller plus vite lors du paiement, et le magasin égalise les prix de ses concurrents. Sur une épicerie de 2 semaines, il peut y avoir autour de 50$ d’épargné – pas mal pour quelques minutes d’efforts. J’utilise cette épargne pour faire le plein chez une autre épicerie de produits biologiques, qui contiennent plus de nutriments et ne nuisent pas à la santé, ce qui pourrait être hors de prix autrement.

Il est aussi préférable d’acheter en gros. Je commande en ligne (la livraison égale souvent le prix de du gaz qu’on aurait utilisé ou est gratuite), comme chez Upaya des noix biologiques assez chères en épicerie en petit format. Pour les achats en gros, il y a aussi les compagnies comme Costco au Québec.

J’achète en saison des fruits et légumes à petits prix. C’est là qu’un congélateur, un petit n’est pas très cher et se repaie vite, est très utile (il a été commandé en ligne!) Au Québec, les légumes de la culture traditionnelle ne sont pas (encore, et ne le seront pas, espérons-le) modifiés génétiquement, mais il faut faire attention aux pesticides.

Un autre aspect du budget d’épicerie est d’y soustraire la culture et la cueillette de notre propre nourriture. Je pense réduire le budget épicerie à chaque année en agrandissant encore et toujours un jardin biologique. Je congèle ce qui n’est pas utilisé. Avec la récolte de cette année, je prévois avoir des légumes biologiques pour nos recettes jusqu’à l’été prochain. Il est aussi possible d’avoir des très bons résultats avec la culture en pot. Il ne faut pas oublier les auto-cueillettes dans nos régions, de pommes, fraises, framboises, bleuets et mûres, qui sont une activité familiale intéressante.

Ce qui mène au prochain point.

économiser à la maison

 

4.     La planification et la préparation des repas maison

Une des activités qui améliorent le plus notre qualité de vie et notre énergie est la consommation de repas santé. J’ai donc inclus un temps de planification des repas, généralement le jour que je termine la liste d’épicerie, et une journée de préparation des repas.

Pour la planification des repas, il y a plusieurs méthodes. Celle qui aide le plus est de faire une liste de repas rapides à préparer pour chaque repas : déjeuner, diner, et souper. Peut-être que vous aimeriez les planifier dans le calendrier un mois à l’avance. Pour ma part, j’aime y aller avec nos goûts du moment alors nous nous servons de ces listes pour avoir les ingrédients nécessaires sur la liste d’épicerie et des idées à chaque jour. J’utilise aussi quelques livres de recettes familiales santé, et l’aide des recettes sur internet.

Pour la préparation des repas, je garde un jour par semaine dédié à la cuisine et je fonctionne sur deux semaines. La première semaine, nous mangeons ce qui est frais, donc je fais la préparation de salades de fruits, de légumes coupés pour collations, de recettes-vitesse, et plus. La deuxième semaine, nous devenons plus créatifs. La journée préparation de repas est souvent faite avec les ingrédients secs et congelés. Par exemple cette semaine il nous manquait de pain alors j’en ai fait un « maison », biologique. Avec ce qu’il y a dans nos réserves, j’ai tapé sur Google anglophone « recette de lentilles » et j’ai trouvé un bon plat santé.

 

  • 5.     L’objectif : Amasser de l’argent automatiquement

David Bach suggère aussi de faire de l’épargne automatique, comme payer automatiquement les factures en ligne, accumuler des économies et un fond d’urgence. J’ai mis quelques principes en fonction dans notre famille mais je compte tous les inclure. Plutôt que de courir dans le temps des fêtes pour boucler le budget, nous disposons maintenant avec un compte épargne cadeau d’une somme à partager entre toute notre famille ou à utiliser pour un voyage humanitaire un jour. Cela fait aussi un fond d’urgence si nécessaire, plutôt que de recourir au crédit. David Bach suggère 6 mois d’économie pour survivre à une crise, comme une perte d’emploi par exemple.

La compagnie d’épargne canadienne que j’utilise est ING car elle ne charge pas d’intérêt, mais j’utilise aussi Desjardins qui vient de permettre de s’ouvrir des comptes en ligne. Sur ING, j’ai plusieurs comptes épargne pour lesquels un montant est prélevé automatiquement à chaque paie: pour les autos (immatriculations, pièces, réparations, renouvellement de permis), les vacances, les cadeaux, des dépenses personnelles, et même un REER (vous pouvez utiliser la clé 33245493S1 pour vous en ouvrir et profiter de 25$ de fond en vous inscrivant sur ING). Pour Desjardins, nous virons automatiquement de l’argent à chaque paie pour les sorties en famille, ou pour avoir l’argent disponible quand je sais qu’un achat s’en vient.

 

Ces outils pour économiser, qui me sont parvenus de professionnels, de mamans de métier et d’expériences personnelles, font « presque de la magie » pour mieux boucler un budget et avoir une vie de famille de qualité.

Bonne épargne, et surtout, bonne vie avec vos proches!

 

 

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Comment vivre une journée difficile de manière zen

être zen une journée difficile

 

Un matin de semaine, une couche nuageuse grise annonce l’état d’âme de la maisonnée. Une amie, maman à la maison elle aussi, m’appelle et m’explique,

– « Ça ne marche pas à matin avec les enfants dans la maison. Ça vous tente d’aller au parc? »

– « Ok, je pense qu’on en a besoin. »

L’ouvrage de la journée, régler des paperasses entre répondre aux demandes des plus petits, peut attendre. L’excitation des petites personnes à l’intérieur est palpable, et une matinée d’activités à l’extérieur comme soupape est bienvenue. Nous décidons d’aller à notre parc préféré en espérant être entre deux averses dispersées.

Les amies mamans me confirment que leur journée est encore plus animée que la mienne. Je n’avais « que » quelques tensions à régler à la maison, et au parc, après avoir passé du temps de qualité avec mes enfants à faire des châteaux et des poussées de balançoire, puis déflagrer des crises dès qu’elles semblent se pointer, ils vaquent de leur côté à leurs occupations avec entrain. Pour mes compères, on dirait qu’une tempête se pointe à l’horizon tellement tout semble aller de travers. Les situations exténuantes se suivent et appellent toute leur énergie.

S’il y a une question qui revient souvent dans nos vies, lors de journées difficiles, c’est « Comment ça se fait que ça va aussi mal que ça!? » Chacun est différent pour régler ses conflits à la vie zen, et les situations sont toutes aussi différentes. Il n’y semble pas avoir de remède universel, sauf que pour moi quelques trucs sages s’en approchent.

La philosophie zen a pour base de vivre pleinement l’instant présent. D’une manière amer-sucrée, le seul moment qu’on peut vivre est maintenant—c’est une expérience unique de vie sur terre de rencontrer de la tension et des difficultés. En vivant avec présence d’esprit, on peut apprendre de sa souffrance (comme le moine bouddhiste Thich Nhat Hanh l’explique à Oprah Winfrey), et il peut y avoir du bonheur même dans les difficultés. Je ne tire pas de roche à personne, je suis aussi coupable de me laisser prendre dans les difficultés, mais c’est à nous d’avoir une éthique de ne pas se laisser emporter par les événements et de trouver le bonheur intérieur que nous avons perdu de vue un instant. Nous devons reculer notre vue de la situation pointue, ressentie comme une épine dans notre pied, et avoir à l’esprit la situation plus vaste du bien que nous faisons dans le monde avec nos actions, malgré les difficultés. Ce qui aide est de faire des clichés par l’esprit des rayons de bonheur autour de nous, comme être avec son enfant, les rires dans le drame, ou la compagnie apaisante de nos pairs.

être zen

Il faut se rappeler que tout passe. En plus que ce moment ne reviendra plus, qu’on doit le vivre sinon il nous échappe à jamais, ce moment n’est qu’évasif, comme la météo. Aujourd’hui, il fait « gris » et c’est difficile; un autre jour il fera « soleil » et ce sera la journée que nous chérirons en pensée lors de nos vieux jour (il faut aussi se rappeler que ce moment béni va passer et en profiter à fond). Cela ne sert à rien de se battre contre la météo des événements de notre vie, on peut seulement être mieux préparé à la vie réelle et mieux « caché » des intempéries. Aujourd’hui, laisser de la liberté à mes enfants tout en ayant une discipline aimante et éthique tient le cap du bien-être souhaité.

Des valeurs éthiques aident aussi à faire face aux temps durs. Nous pouvons faire appel à l’ouverture d’esprit pour voir la situation en face et trouver des solutions, ou la compassion pour aider autrui, écouter, et se mettre à leur place. J’essaie d’aider quand je peux, les situations de la vie quotidienne en sont remplies. Au parc, occuper un enfant, ou rendre un service pour améliorer une situation se fait bien. Le bouddhisme affirme qu’il y a quatre grandes qualités nobles de l’esprit, qu’on peut utiliser en vitesse lorsqu’on se retrouve dans une situation cul-de-sac :

  1. L’aimante-gentillesse et l’amicalité
  2. La compassion et l’empathie
  3. La joie et la réjouissance
  4. L’équanimité (sérénité) et la paix de l’esprit

Finalement, être proactif aide aussi les situations difficiles. Nous pouvons revoir comment nous avons réagis et trouver une tactique pour faire mieux la prochaine fois qu’une situation similaire se présente. Mieux se connaître par la méditation, et la méditation pour trouver sa balance intérieure, aident aussi. Je sais par exemple qu’en début de soirée, qui coïncide avec les repas et la routine du soir pour les enfants, c’est l’heure la plus « difficile » chez nous. Nous sommes fatigués de la journée. Je prévois donc une pause, comme me coucher sur le divan pour me reposer ou une méditation minute avec des exercices de respirations, avant de faire l’heure du coucher, et j’ai plus de patience (et de fun!) Nous pouvons chercher des solutions à nos problèmes à tête reposée, une fois que nous avons vécu nos émotions. Est-ce que les gens autour de nous, ou nous-mêmes, avons nos besoin de base répondus? Si oui, plus de stress. On peut réfléchir en solitaire ou en bonne compagnie des solutions à nos problèmes.

Ce n’est pas toujours évident de rester zen dans une situation difficile, mais en y cherchant des trésors de sagesse pour évoluer, nous devenons comme d’admirables diamants polis par le feu de la vie quotidienne.

 

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Pourquoi vivre zen au quotidien

vivre zen au quotidien - design de vie zen

Pendant que le meurtre, le harcèlement, l’exploitation et le scandale font régulièrement les nouvelles, quand des milliers d’enfants reçoivent les soins et l’affection de leurs mères chaque jour ce n’est pas reporté car nous le prenons pour acquis. Nous pouvons être sujets à des émotions négatives, mais c’est possible de les garder sous contrôle, de cultiver un sens d’hygiène émotionnel, sur la base de valeurs humaines qui sont ancrées dans cette affection—ce que j’appelle de l’éthique séculière.

Dalai Lama, profil Facebook du 20 juin 2013

 

Sortie du sommeil, je me réveille ce matin dans les bras de mon amoureux, un soleil chaud, de l’éphémère été du Québec, nous chatouillant. Fidèle à une habitude adoptée depuis quelques années, je reste allongée, calme, à méditer, autant avec mes pensées qu’en les éclipsant, pour seulement « être ».

Après avoir passé d’agréables instants à méditer, toute zen, je sors sur le patio lire un livre zen. C’est qu’après des années de recherche sur le bonheur, vivre zen a réponse à un besoin existentialiste, que je ressens au cœur de mon être et qui m’attire jour après jour, mon besoin de vivre heureuse et consciente dans la vie quotidienne-et d’aider autrui à en faire autant.

vivre zen quotidien

Ce matin, un jour de semaine ordinaire, je le vis de manière hors de l’ordinaire. Non pas qu’il est hors du commun, mais que je le vis pleinement ici et maintenant, le seul moment avec lequel on serait en contact. La mélodie enchanteresse des oiseaux, la caresse des rayons de lumière, l’humide rosée effleurant ma peau en s’évaporant, le rythme de ma respiration, je les vis avec passion, moment après moment. Avec la philosophie zen, j’apprends à inclure ce que je connais de l’Univers, en savourant ses illusions et ses miracles, dont la vie quotidienne de famille. Avec la philosophie zen, je sais que quoiqu’il se passe, je peux être heureuse ici et maintenant.

La philosophie bouddhiste zen est développée depuis des millénaires. Elle n’est pas considérée une religion à sa base, malgré que des croyances s’y sont greffées. La question d’un Dieu n’est pas abordée, et Bouddha, le guide de cette aventure, encourageait à n’adopter ce qui semble vrai dans la vie du pratiquant.

Un des préceptes est de vivre conscient, soit de bien vivre l’instant présent-dont sa technique principale pour l’atteindre, la méditation, nous est parvenue en Occident. Une fois bien compris par cette technique comment y arriver, nous pouvons l’appliquer partout dans la vie quotidienne. C’est ce que j’ai décidé de faire pour vivre une vie de famille zen, et je l’inclus sous forme d’habitude à chaque jour.

Un autre précepte est que les sources de notre souffrance sont notre égo et nos attachements. Notre réalité personnelle et collective, comme nos possessions, nos pensées, nos émotions, notre « persona », ou encore nos envies, existent de manière illusoire; un concept que la société occidentale comprend avec les atomes de la science sous l’apparente réalité, et même explique en image dans les films comme La Matrice—ce que nous percevons de la réalité, des signaux et de l’énergie, nous la réinterprétons en projections, en fantaisies, en monde virtuel. Notre attachement à ce monde chimérique nous crée de la souffrance et éclipse notre état latent heureux.

La philosophie zen explique et démontre qu’à tout moment, on peut atteindre par réflexions, conscience et méditation notre état de grâce. Notre bonheur ne dépend pas de l’extérieur. Notre bonheur est non seulement inné, mais intérieur et permanent, accessible en tout temps. Souvent nous ne le percevons pas, car les nuages de nos émotions le cachent par exemple, mais à si nous nous efforçons d’aller plus haut, il est là, brillant et chaleureux.

Je vois la vie quotidienne, et pour moi la vie familiale qui s’amorce aujourd’hui lorsque mes deux garçons de 4 ans sortent des limbes, comme une retraite spirituelle. Elle nous efforce à travailler sur nous. Si nous sommes inclinés à le faire, nous pouvons ressortir de l’aventure plus conscient et heureux, tel un phœnix qui sort du sommeil, consume ses illusions, et en ressort indépendant, éveillé et plein de compassion.

Cette vie quotidienne est aussi un privilège. Nous avons un rôle important et primordial pour participer au miracle de la vie et de la conscience. Car à l’abri dans nos soins quotidiens se dressent nos enfants, ou d’autres êtres chers. Nous avons notre aventure spirituelle et la leur précieusement au creux des bras. Rappelons-nous d’y œuvrer chaque matin en se levant, jusqu’au coucher, à travers les événements, les efforts, les coups « foireux », les rires et les larmes. Derrière les apparences, les crises, ou les bons moments, nous sommes des êtres spirituels. Rappelons-nous que nous sommes tous un soleil, faisons-le sortir et briller pour et chez chacun des membres de notre quotidien, pour plus de bonheur chaque jour dans nos sociétés.

Note: Je blogue maintenant aussi sur un site collectif de mamans blogueuses, Mamans Zen. Si vous êtes parent (ou futur parent), au plaisir de vous y voir!

 

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