Design de vie, Livre L'aventure de vivre zen (Tome II), Santé naturelle, Vie de rêve

Les 5 meilleurs trucs naturels pour être en santé

design de vie zen citation dalai lama santé argent 5 meilleurs trucs naturel pour être en santé

Au moment d’écrire ces lignes, mon pays, c’est l’hiver. Avec les joies de l’hiver, comme la neige blanche, et pelleter cette merveille, s’amène aussi pour les régions plus froides un lot de maladies reliées aux conditions moins propices à la vitalité.

Pour mieux être, nous pouvons utiliser quelques ressources et médicaments naturels pour être le plus en santé possible (surtout l’hiver).

1. D’abord, ne pas nuire

« D’abord ne pas nuire, ensuite soigner. »

– Hippocrate, considéré comme le père de la médecine moderne

Ce principe souligne que la nature tend à la stabilité et à l’harmonie. Quand on ne le respecte pas, la maladie peut apparaître ou faire rage.

Notre corps est une machine merveilleuse et je la soupçonne capable de bien plus que ce qu’elle est reconnue de nos jours. Il est capable de lutter contre la plupart des maladies lorsque l’on ne lui nuit pas, c’est-à-dire qu’on lui donne toutes les chances de faire son rôle.

Pour être en santé, il faudrait donc veiller à ne pas ingérer de substances et d’avoir un mode de vie toxiques.

On sait cette base intuitivement, mais il est important d’y retourner. Rester au chaud lorsqu’on sort dehors, éviter l’excès de nourriture, alcool, ou café, éviter les lieux de contagion lorsque nécessaire (et éviter de contaminer les lieux publics lorsque nous sommes malades)…

Et souvent il faut revisiter nos croyances. Une habitude mal étudiée peut créer plus de mal que de bien. Le bon stress, nécessaire à la performance dans nos sociétés modernes,  dégénère souvent en stress et en anxiété qui détruit cette même société. Il est important de retourner à notre vraie nature  –  ralentir, réduire nos occupations et inclure plus de méditation et d’activités physiques bénéfiques aident.

Pour avoir travaillé pour une compagnie de vaccin, j’ai appris que parfois les bénéfices potentiels ne valent pas la peine, au niveau actuel, de surpasser le système naturel d’immunité comme lutter contre un virus qui entre par les voies naturelles, et se faire injecter directement des produits toxiques comme l’aluminium ou un adjuvant qui risquent de causer plus de dommages que la maladie que l’on prétend éviter, comme le démontre la vague de décès chez les enfants suite à la vaccination.

C’est pourquoi je préfère les alternatives naturelles à celles synthétiques – où l’on a souvent synthétisé ce qui se retrouve dans la nature, les risques étant élevés pour notre santé.

Je conseille d’écouter son intuition et de lire beaucoup d’études alternatives sur la santé pour bien vivre avec son corps.

2. Le sommeil réparateur

« Le sommeil est la moitié de la santé. »

-Proverbe français

Lorsqu’on ne se sent pas bien, le premier des remèdes est une bonne nuit de sommeil.

Les recherches démontrent que le rythme de vie nord-occidental ne prend pas en compte nos besoins – nous dormons moins que nécessaire et cela se répercute à travers les moments difficiles et les années.

Une étude récente démontre que nos performances s’améliorent avec un sommeil adéquat. Une autre a démontré que les athlètes qui augmentent leur sommeil de quelques heures améliorent considérablement leurs performances. Des champions dorment même 12 heures par nuit pour être à leur top.

S’accorder plus de sommeil lorsqu’on se sent fatigué est la première ligne de défense.

3. Le secret du soleil

« Quand le soleil s’éclipse on en voit la grandeur. »

-Sénèque

À chaque fois que je vais dans le sud, la bonne humeur et la vitalité des gens, pourtant bien moins « riches » que les citoyens de nos pays industrialisés m’émerveille. Je crois que la vitamine D, que notre corps fabrique suite à l’exposition au soleil, y est pour quelque chose.

Les recherches soulignent que la carence en vitamine D, observée chez un tiers des Américains, et probablement chez 90% des Canadiens en hiver, est à la source de nombreuses maladies. Elle cause plus de ravage que sa contrepartie, l’exposition aux rayons U.V. (et contrairement à une croyance populaire, des études récentes démontrent que l’exposition adéquate aux uv réduit le cancer de la peau). La photothérapie améliore aussi la qualité de vie.

C’est pourquoi nous devrions faire le plein de vitamine D en été, sans crème solaire nocive à nanoparticules en été lorsque le soleil est à faible intensité ou au besoin avec un crème solaire naturelle (j’achète la Badger sur Well.ca).

Pour l’hiver, il vaudrait mieux opter pour une source de vitamine D naturelle comme dans certains champignons. Étant donné que notre corps absorbe moins bien la vitamine sous forme de supplément, il est recommandé de l’obtenir d’une source similaire au soleil pour que notre corps synthétise sa propre vitamine D par les rayons uvb.

Il est même recommandé par des recherches et plusieurs médecins de faire un tour au salon de bronzage. Mais attention à prendre le lit le moins fort et à viser d’obtenir le minimum de vitamine D pour notre type de peau; les peaux plus blanches ont besoin de peu d’exposition contrairement aux peaux naturellement foncées. J’y vais à raison d’une fois ou deux par semaine, une dizaine de minutes; c’est idéal par exemple lors d’un coup de blues d’hiver.

On peut aussi utiliser une lampe ou des lumières u.v. à la maison. L’alternative la moins chère est les fluorescents. Nous avons élevé plusieurs lézards, qui ont autant besoin de la vitamine-soleil, et il est facile de trouver des fluorescents uvb en animalerie et même en quincaillerie pour les plantes. Je pense en installer quelques-unes dans la maison pour notre famille.

4. Les aliments, un retour aux sources de santé naturelle

« Que ton aliment soit ta seule médecine! »

-Hippocrate

Notre époque a dénaturée notre alimentation, si bien qu’il n’est plus facile de savoir ce qui nous est optimal. Pour avoir étudié ce sujet pendant une quinzaine d’années, j’ai trouvé quelques pistes qui me tiennent en santé.

De base, on sait que suivre une alimentation avec beaucoup d’aliments naturels est bénéfique. Je revois mon coach de natation me dire d’éviter les barres de chocolat en compétition – avec une bonne alimentation, mes performances suivaient.

Vers 18 ans j’ai commencé à investiguer le régime végétarien. Je savais que c’était mieux pour les dits animaux consommés, mais pour nous? J’ai appris que notre biologie ressemble à celle des grands singes granivores. Contrairement aux carnivores, nous avons un intestin très long, peu d’acide dans notre estomac, des dents pour broyer plutôt que de dépecer de la viande. J’ai compris que la diète typique nord-américaine, que je n’aimais pas vraiment sous force de steak, est nocive – elle ne nous est pas naturelle et ses toxines restent trop longtemps dans notre corps. J’ai donc évolué vers une diète plus entière et presque totalement végétalienne (en visite, je mange tout « ce qui n’est pas quelque chose qui avait des yeux »).

L’alimentation biologique est à privilégier, et à tout le moins choisir les aliments qui contiennent le moins de pesticides comme les kiwis et les ananas. Les rares études sur les Organismes Génétiquement Modifiés et son herbicide conjugué les condamnent, étant à la source de cancer et de morbidité chez les rats étudiés. Le documentaire Le monde selon Monsanto révéle aussi qu’ils sont à risque de causer de l’instabilité génétique. Les fruits biologiques contiennent en plus du salvestrol reconnu pour lutter contre les cancers.

Dernièrement, j’en ai aussi appris plus sur une diète hypotoxique. Certains aliments, comme le blé, contiennent des substances toxiques comme défense naturelle. Les patates et la plupart des huiles développent aussi de la toxicité lorsque chauffées à haute intensité. J’évite donc le gluten, en plus que j’ai appris que je pourrais être allergique au blé.

Chaque alimentation doit être adaptée à chacun, et ce qui n’est généralement pas toxique pour l’un peut l’être pour vous. Il est important d’être à l’écoute de son corps. Comme pour les allergies alimentaires. Je suis allergique à plusieurs végétaux, que j’évite. Par exemple le pollen du bouleau peut causer des allergies croisées à des fruits et légumes, au soya et au blé – mais qui peuvent souvent être consommés lorsque cuits, quand la protéine en cause devient inactive.

Pour le dire simplement, privilégier des aliments entiers biologiques variés et hypotoxiques à longueur d’année. En cas de maladie, laisser le corps faire son oeuvre pour la combattre tout en le soutenant avec ces aliments. Par exemple une fièvre moyenne est bonne pour combattre l’infection.

On peut aussi l’aider avec des remèdes naturels efficaces. Pour prévenir, on peut ajouter de l’oignon et de l’ail, il a de multiples vertues contre les maladies dont un de ses composés est 100 fois plus efficace que 2 antibiotiques populaires, aux repas d’hiver.

Un remède ancestral en cas de toux: le sirop aux oignons. On peut concocter un sirop avec un oignon tranché alterné et recouvert de sucre biologique, laissé reposé au frigidaire pendant une nuit. On peut y ajouter de l’ail et citron frais pour plus de bienfaits. Le lendemain, enlever les oignons et prendre une cuillère de sirop au besoin (faire pincer le nez aux enfants et aux rebutés). La concoction se conserverait 1 jour.

Un autre boost pour la santé que je viens d’ajouter à ma trousse sont les jus maison (car les smoothies ne passaient plus pour mes gars plus difficiles). Le documentaire Fat, Sick, and Nearly Dead (Gros, malade, et presque mort) en révéle l’efficacité et convaincra les plus réticents à les ajouter au menu. En un seul (gros) verre, nous pouvons avoir tout l’apport quotidien recommandé en fruits et légumes.

5. Le retour de l’activité physique dans la vie quotidienne

“Ceux qui pensent qu’il n’ont pas de temps pour l’exercice vont tôt ou tard avoir à trouver du temps pour la maladie »

~Edward Stanley

Les vertus de l’activité physique ne sont plus à prouver.

La difficulté est de l’inclure dans notre vie déjà chargée. C’est pourquoi je privilégie des alternatives qui se font dans notre vie quotidienne: monter les marches plutôt que l’escalier, aller travailler à la course ou en vélo, faire le ménage de manière énergique, faire une courte activité intense par jour comme danser, faire de la musculation ou de la course sur tapis roulant en écoutant la télévision, marcher en famille et avec son chien, ou du shadow boxing, ainsi qu’une activité d’étirements comme du yoga ou des étirements simples en début de journée et en fin de soirée.

On peut aussi utiliser un podomètre pour savoir combien de pas nous faisons par jour. La méthode japonaise en recommande 10 000 pour rester en santé.

Ces trucs sont maintenant dans mon arsenal, et je ne suis plus souvent malade! Je me remets même tranquillement de blessures vieilles de dizaines d’années, je suis vraiment heureuse d’avoir la chance de pouvoir les mettre en oeuvre pour moi et ma famille, et je les recommande chaudement.

Suggestions d’écoute pour temps libres

Le documentaire Fat, Sick, and Nearly Dead: 2 hommes malades et souffrant d’embonpoint reviennent à la santé avec une cure de jus de 60 jours.

Le documentaire Vegeducated: Des gens à la diète « normale » testent la diète végé, et l’adopte – contre leurs attentes.

Le documentaire Le monde selon Monsanto: Sur les méfaits de la culture et l’alimentation d’organismes génétiquement modifiés.

Le documentaire de Julie Snyder La face cachée de la viande: Documentaire québécois sur les ravages de l’industrie de la viande et les bienfaits du végétarisme.

Quels sont vos trucs naturels pour être en santé, surtout l’hiver?

Publicités
Par défaut
Boutique d'art Design de vie zen, Citations design de vie, Citations zen, Design de vie, Introduction à vivre zen, Livre L'aventure de vivre zen (Tome II), Livre Parent à la maison zen, Livre Vivre Zen (Tome III), Vie de rêve

Les meilleurs articles de 2013

Design de vie zen art de vivre zen sérénité vision meilleurs articles 2013 citation image photographie motivation spiritualité bouddhisme blog zen zénitude

Faites-vous une revue de votre année? Je la fais pour comprendre les choses, et savoir où j’en suis.

Pour moi, 2013 était apparemment sans remous. Mais sous la surface calme, de forts courants ont balayé le familier.

Le blog est devenu « zen » parce que je ne pouvais pas continuer avec seulement avoir un style de vie que nous aimons. Je voulais un mantra serein, car la passion peut aussi devenir la cause de notre souffrance. Et je suis conduite encore et encore à la philosophie zen pour les réponses. J’ai agrandi le site Web, et je suis co-auteure sur le blog Mamans Zen, pour donner l’inspiration à vivre une vie épanouie.

Zen devient pour tout pour moi. Bien, tout va bien, et tout est zen. Les arts, les sports, la vie, me conduisent à un côté spirituel, pour comprendre la vie et vivre heureux maintenant. Je ne m’attarde plus beaucoup à ce qui est superficiel, je veux aller à la moelle osseuse de notre existence.

Il y a du découpage de fait. Je suis de moins en moins attachée au matériel. C’est un défi, de garder le minimum pour vivre une vie bien vécue dans le courant de la société moderne. Par choix, je vis maintenant une vie simple, et je l’accepte. J’ai l’intention de vous tenir au courant du côté minimaliste de vie zen.

Pour l’instant, j’ai choisi mes articles préférés de l’année, certaines des meilleures parties des livres que j’écris, que je crois valoir l’effort d’être lus ou relus. Je partage aussi un trésor qui parle bien de l’essence de la spiritualité que j’ai trouvé cette année dans mes lectures, une partie d’une interview qu’Oprah Winfrey a fait avec le Dalaï Lama.

Design de vie zen meilleurs articles 2013 citation bob marley image photography tu satisfais mon âme je suis heureux tout le temps

Top 7 des articles de Design de vie zen pour 2013

7. Top 5 des trucs pour économiser en vivant sur un seul salaire

Mes meilleurs trucs pour économiser, élaborés en 5 années passées à la maison.

6. Et la paix mondiale?

Le lien entre la paix et vivre zen.

5. Le “unschooling”: Vivre libre, ou le design de vie des non-scolarisés

La révolution de la non-scolarisation pour un mode de vie plus libre et naturel.

4. Comment vivre une journée difficile de manière zen

Trucs pour trouver les trésors lors de moments difficiles.

3. Comment vivre une vie passionnée et zen

Article détaillé sur comment trouver notre passion, ou notre raison d’être, et l’intégrer dans notre vie.

2. Choix de carrière : Être un parent professionnel?

Un autre article détaillé sur la vie familiale à la maison, or ma retraite zen personnelle.

2. Pourquoi vivre zen au quotidien

Pourquoi vivre zen est pour nous.

1. L’existence a besoin de vous

« On a besoin de nous. Dans le jeu cosmique, chacun de nous a un rôle important à jouer. »

Lecture inspirante, dans les mots du Dalaï Lama

« Oprah : Et quel est notre but ici sur terre ?

Dalai Lama: S’aider les uns les autres.

Oprah : Donc l’entière raison pour laquelle nous sommes sur cette planète est de servir autrui?

Dalai Lama: C’est exact.

Oprah : C’est grand! Si nous comprenions tous que notre seul but est d’aider les autres, est-ce que cela ne changerait pas l’humanité?

Dalai Lama: Oui, et comprendre cela commence avec le changement de notre attitude. Nous devons réaliser qu’il est préférable de se concentrer sur notre unité, d’insister sur ce qui est le même pour chacun de nous, plutôt que de s’attarder sur ce qui est différent. Oui, il y a des différences entre nous. Mais il n’a pas de sens à souligner cela, parce que mon avenir et le vôtre est connecté avec celui de tout le monde. Donc, nous devons prendre au sérieux notre préoccupation pour l’humanité toute entière. Lorsque nous nous concentrons sur notre individualité, l’humanité souffre inévitablement. Et une fois que l’humanité souffre, chacun de nous souffrira également.

Par exemple, il y a quelques minutes il y avait une alarme incendie dans ce bâtiment. J’ai répondu immédiatement—non pas parce que ce bâtiment fait partie de mon corps mais parce que je suis ici, en lui. C’est pourquoi je dois prendre soin de lui. De même, si nous aimons l’humanité ou non, nous devons réaliser que nous faisons partie de celle-ci. Mon avenir dépend entièrement de l’avenir de l’humanité, et donc je suis appelé à prendre soin de l’humanité. C’est pourquoi la compassion est en fait dans mon propre intérêt. Et un symptôme de ma propre tranquillité d’esprit c’est que je peux partager le confort avec les autres autour de moi. « 

Pour lire tout l’interview en anglais.

Merci encore de marcher aux côtés dans cette voie, passez un formidable « Ce temps-ci de l’année »!

Design de vie zen tout va bien meilleurs articles 2013 art de vivre zen sérénité vision sagesse citation image photographie inspiration motivation spiritualité bouddhisme blog zen zénitude

 

Par défaut
Design de vie, Livre L'aventure de vivre zen (Tome II), Parent professionnel

Choix de carrière: Être un parent professionnel?

 maman à la maison - parent professionnel

 

Pour la plupart des vingt-cinq dernières années il est devenu clair pour moi tout le temps que notre civilisation scientifique et industrielle dans le monde entier, pour toute sa richesse apparente et sa puissance, se déplaçait en fait chaque jour plus proche de sa destruction totale. Quel est le problème? Que pouvons-nous faire? Beaucoup de gens ont pointé vers des réponses utiles. Mais ce n’est depuis une ou deux années qu’il est devenu clair pour moi que l’une des causes les plus enracinées de notre problème est la façon dont nous traitons les enfants, et par-dessus tout les bébés. Je suis également tout aussi convaincu qu’aucun programme de changement social et politique qui ne comprend pas et ne commence pas par des changements dans la façon dont nous soutenons et élevons les enfants a une chance d’améliorer les choses […] La race humaine, après tout, change avec chaque nouvelle génération, et seulement une génération ou deux de bébés en bonne santé et heureux peuvent être assez pour nous faire faire demi-tour.

 

– John Holt, professeur et leader du mouvement d’éducation à la maison, dans son livre Teach Your Own (Enseignez aux vôtres)

 

Le métier de parent professionnel

 

Je sors du placard : je suis une maman professionnelle. Je suis une maman à temps plein qui se ballade en semaine avec ses jumeaux barbouillés de biscuits à l’épicerie, qui en été parcourt les parcs de jeux, qui en hiver s’habille quand on de la visite pour ne pas montrer qu’on est souvent en pyjama, ou qui est parfois dépassée par l’amour reçu en retour—ou par l’ampleur de la tâche et de la liste d’épicerie. Pour mes enfants, je suis aussi déesse au « Mario Bros », encyclopédie vivante, et capitaine de vaisseau spatial, entre autres rôles intéressants. Je suis celle qui écrit ces lignes avec passion tout en préparant des sandwichs qui occupent les merveilles pendant quelques minutes, et qui se surprend de dire à son chien « Punition! » pour avoir volé une croûte.

Être un parent professionnel pour moi ne veut pas dire être parent et travailler à l’extérieur de la maison—dans ces cas, on a une appellation pour la profession exercée. Je crois que le terme parent professionnel est plus juste pour décrire de faire d’une profession notre vocation de parent, soit ne pas déléguer la majeure partie de notre rôle de parent à un tiers pendant qu’on vaque à une autre profession. Cela se fait en équipe avec un partenaire qui souvent doit travailler à l’extérieur de la maison pour assurer la subsistance économique de la famille, et pour les parents monoparentaux cela veut souvent dire maximiser un travail à temps partiel pendant la sieste ou le coucher des enfants. On donne des noms de métier pour ceux qui prennent soin de nos enfants, nannie, professeur ou encore éducateur, alors il est temps de reconnaître dans la modernité ce design de vie: le métier de papa ou maman à temps plein.

Je suis une maman professionnelle, car je sais que la vie est précieuse. Après avoir perdu un bébé à la moitié d’une grossesse, et que l’histoire qui a manquée de se répéter pour mes jumeaux prend une plus belle tournure, tout en me clouant au lit près de 4 mois, je suis résolue à faire passer le bien-être de ma famille avant tout. Car, comme validé par les recherches sur l’attachement maternel, je crois qu’un parent est le meilleur placé pour prendre soin de son enfant.

Les faits abondent sur ce que rester avec son enfant est meilleur pour lui à long terme. Le livre Children in Day Care and At Home (Enfants en garderie et à la maison) démontre que le lien parent-enfant à la maison est meilleur au moins dans les trois premières années que si l’enfant irait en garderie, et que les enfants qui demeurent avec leur parent sont moins agressifs, impolis et bruyants. D’autres études démontrent que la qualité globale des soins familiaux, l’engagement du parent et la relation positive avec le parent prédit de plus le haut niveau d’intelligence, une meilleure relation avec les pairs et même une maturité dans les échanges avec les adultes, peu importe le QI du parent, de la région et l’âge de l’enfant préscolaire. Une étude de 100 millions de dollars par l’Institut national de la santé de l’enfant et du développement humain aux États-Unis, sur 1000 enfants suivis de la naissance à 15 ans, démontre que « plusieurs heures passées en n’importe quel type de garderie, ou beaucoup d’exposition à des soins en groupe, à travers les âges de nouveau-nés à préscolaires, prédisent en quelque sorte plus d’agression et de désobéissance chez les enfants, de moins bonnes relations avec les professeurs et plus récemment plus de prises de risques incluant l’usage du sexe et de l’alcool, incluant les drogues, et plus d’impulsivité à l’âge de 15 ans », dénote Jay Belsky, directeur d’un institut pour enfant à Londres. Oliver James, psychologue et auteur d’un livre guide pour parent, est maintenant ferme sur cette position : maman ou papa qui reste à la maison est mieux, dans cet ordre, « que Grand-Mère est mieux que Nannie est mieux que Gardien est mieux que garderie. » Il est temps de mettre cela au grand jour selon lui, « Il faut arrêter de mentir sur cela et prétendre que cela n’existe pas comme problème… cela existe vraiment. Comment est-ce que les mères feront pour prendre des bonnes décisions, si personne ne les averti sur la vraie situation? » Et l’opinion publique, heureusement, acquiesce; une étude par le centre de recherche Pew souligne que seulement 21% des gens pensent que la tendance de mères de jeunes enfants travaillant à l’extérieur de la maison est une bonne chose pour la société. Même 70% des mamans qui travaillent souhaiteraient pouvoir rester à la maison avec leurs enfants.

J’agis conséquemment avec mon sentiment et les faits, validés sur mon terrain, et après la fin de mon congé parental postnatal, contesté en cour car encore trop court pour les parents de jumeaux d’ailleurs, je décide pour de bon de devenir maman professionnelle. En semaine, mon merveilleux mari s’occupe de notre capital économique pendant que je travaille aussi à temps plein, environ 12 heures par jour, avec notre « capital social » et notre milieu de vie. J’écris à temps partiel, ou plutôt, à temps perdu. La fin de semaine, on se partage les tâches familiales. Par mon occupation, j’aide aussi à diminuer les dépenses. On est plutôt minimalistes. J’achète usagé, durable, ou plus grand—ça se plie, des manches de manteaux pour enfant. Je surveille les spéciaux. Nous habitons en région de Québec pour avoir un prêt hypothécaire abordable à un salaire. Nous avons une seule auto plutôt économique en circulation quotidienne. Nous n’avons pas le câble, car nous détestons la plupart de la télévision, mais avec l’internet nous avons autant accès aux nouvelles et films intéressants (comme avec Netflix), publicité en moins. Nous congelons les fruits d’un grand jardin biologique et avons des tomates pour des sauces à spaghetti maison à l’année. En faisant aussi l’éducation à la maison, j’enseigne des valeurs humanistes, l’écriture cursive ainsi que l’anglais, ou plutôt je ne suis qu’un support pour l’éducation que mes enfants prennent un plaisir à prendre en charge en suivant leurs passions. En étant avec notre famille, on s’assure que nous sommes tous comblés.

La société actuelle véhicule que le travail est le plus important facteur à notre bien-être quand une vaste mer d’études démontre que le plus grand facteur prédicteur de bonheur sont les relations et le temps passé avec notre famille et amis—que nous entretenons en choisissant cette carrière à la maison. Et notre société moderne a perdu le sens des nécessités. On a besoin de peu pour être heureux, moins que le seuil véhiculé par la pression sociale ou la publicité. Tel que l’affirme Mère Teresa, la seule pauvreté serait vraiment le manque d’amour, et « Si vous voulez travaillez pour la paix dans le monde, allez à la maison et aimez votre famille. »

 

Conditions de travail d’un parent professionnel

 

Les avantages d’un parent professionnel à la maison sont multiples. On n’a pas le stress des courses à la garderie, au travail, à l’école, de l’heure du coucher. Les bains, ça peut se prendre en pleine journée. Mes enfants sont en avance sur l’apprentissage scolaire et sont passionnés, un prend plus de photos qu’un photographe professionnel. Le quotidien peut être répétitif mais plein de petits miracles. Qui peut écrire un texte au travail tout en ayant un enfant sur ses genoux travaillant sur son iPod, qui affirme : « C’est l’fun à la maison! »

Ce n’est pas idyllique d’être un parent à la maison, on a nos défis comme dans toute carrière. Les inconvénients peuvent déconcerter plusieurs parents. Comme on l’apprend souvent par nos connaissances Facebook, il y a des parents qui trouvent cela difficile le congé parental de la première année et sont ravis de réintégrer leur travail. Dans une société où l’on nous pousse vers la carrière dès un bas âge, on peut avoir soif d’accomplissement autre qu’avec nos enfants. Mais même à la fin d’une journée difficile, je n’échangerais pas ma place—mon comportement démontre que je suis toujours là pour mes enfants, quoi qu’il arrive, et c’est ce qui compte plus que tout.

Être parent professionnel, c’est la manière dont je veux vivre ma vie, une vie qui vaut la peine d’être vécue. Et il y a un vent de liberté même dans les tâches les plus banales ou reconnues comme ennuyantes. Le ménage? Entrainant, depuis que rebaptisé « Cardio-ménage »; je le combine à me tenir en forme, à courir et danser tout en faisant les tâches. Un bel exemple pour les petites personnes de ma maison qui se font un plaisir de participer et d’être utiles. On peut faire d’une pierre deux coups, organiser notre gestion de temps, et avoir plus de temps libre par la suite.

 

L’importance des parents professionnels

 

Je me demande depuis longtemps, est-ce qu’on prend en compte les besoins de nos enfants, et même les nôtres si on se fie à l’épuisement des parents et l’éclatement des familles nucléaires, en choisissant une carrière à temps plein à l’extérieur? Je me rappelle très bien ne pas aimer la prématernelle malgré les tonnes d’activités stimulantes proposées et de préférer rester à la maison avec ma propre mère—preuve à l’appui, un dessin archivé que j’ai fait en bas âge, intitulé « Ce que j’aime le plus, c’est rester à la maison avec ma maman. » Et quant à l’école, c’est un autre système que j’ai testé pendant 20 ans. Mes conclusions personnelles concordent avec les recherches : le système scolaire est déficient. Il est peu efficace pour l’emploi jusqu’au niveau postsecondaire, un échec pour le taux de décrochage (24.9%) et de pensées suicidaires (près de 1 élève sur 5), l’intimidation y sévit (39% l’ont vécu), ainsi que la démotivation (moins de 1 élève sur 2 a de la motivation pour ses études), mais il a l’avantage d’être une garderie gratuite. On est plusieurs à croire qu’on y a perdu du temps, en étant mal outillé pour se connaître et s’accomplir dans la vie. Sans compter que mettre les enfants et adolescents sans support adulte approprié dans les écoles crée un milieu qui favorise l’agression. Est-ce que ça ne serait pas le temps de mettre en place un environnement plus approprié pour les jeunes, et les parents?

Il y a des alternatives à la « broue dans le toupet » et autres méfaits de nos systèmes actuels, avec le métier millénaire mais relayé aux oubliettes dans la modernité, de parent à la maison et l’éducation par l’école buissonnière, ou l’école de la vie. Avec la compétition sur le marché du travail, les enfants ont intérêt à trouver leurs passions rapidement et cultiver leur apprentissage dans ce sens, ce qui s’accomplit bien avec un parent impliqué. En voyant mes enfants grandir « à la journée longue », je sais que leurs besoins sont satisfaits. Une étude de l’Université de Cornell abonde en ce sens; il y a un déficit dans les tâches parentales, comme pour l’exercice et la nutrition, chez les parents qui travaillent ailleurs à temps plein. Je vois aussi à chaque moment qu’avoir une autre carrière à temps plein je connaîtrais moins bien mes enfants. Nous nous manquerions les uns les autres. Quand on travaille avec les enfants on se rend compte de leur grand besoin affectif, c’est pourquoi les éducatrices en garderie ou les professeurs partent souvent leur propre garderie pour rester à la maison avec leurs enfants. On se rend aussi compte que la passion à l’apprentissage est une force puissante, et que l’école traditionnelle nuit à cet instinct par son cadre rigide obligé, ce que concordent les recherches du Dr. Maria Montessori, et des professeurs John Holt et John Taylor Gatto sur les méfaits de l’école et les bienfaits de l’apprentissage naturel.

Je suis maman professionnelle car en y repensant je crois que c’est un de nos premiers instincts. On se fait demander au long de notre jeunesse : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard? » Et encore aujourd’hui, à prime abord, à voir le nombre de princesses à l’Halloween, la majorité des petites filles veulent être des princesses (sous-entendant avoir un « prince charmant » et des enfants, et vivre heureuse). En grandissant, on se fait encourager à choisir une autre carrière. Même si je soupçonne d’avoir un brin d’idéologie de consommation dans la programmation de Disney, est-ce que notre premier intérêt de carrière n’est pas valide? Peut-être que notre tangente culturelle inverse, qui nous pousse vers une autre carrière plus « rentable », nous fait valoir moins que rien en étant maman à la maison. Mais moi, je suis fière de mon retour à mon intérêt premier. J’en connais la valeur. Car ensuite, adolescente, après des années d’éducation vers la « carrière », je ne me voyais pas être d’abord une jeune maman mais celle accomplie qui voyageait autour du monde, avant tout. Maintenant, je suis celle qui s’est recréée un petit monde d’abord, mais je suis quand même accomplie. La maternité me change, et je suis en amour avec ma carrière actuelle. Je pensais que je pourrais avoir une grande carrière et être maman. Maintenant, je sais que ma grande carrière, celle qui compte avant tout, est d’être mère, et que notre bien-être est primordial. On peut « tout avoir », en référence à la parentalité et la carrière externe à temps plein accomplies, mais pour la majorité d’entre nous, en temps séparé pour le moment. Et c’est très bien ainsi. Certains experts affirment l’importance d’avoir des enfants jeunes pour les femmes, souvent celles qui prennent le plus soin des enfants, pour avoir un retour en carrière dans la quarantaine. Cela fait du sens pour l’horloge biologique, car la fertilité décroit après 35 ans et les œstrogènes qui nous urgent à prendre soin plus jeune diminuent, alors que la testostérone nous met sur un pied d’égalité avec les hommes, chez qui le niveau décroit. Sans compter qu’il nous est alors possible avec les oisillons hors du nid de s’impliquer à fond dans notre autre carrière, en montant les échelons qu’une seule fois.

Pour avoir une carrière à l’extérieur pour deux parents sans aide externe pour prendre soin des enfants, il faut que les parents puissent travailler en alternance à temps partiel avec de bons salaires pour pouvoir se relayer à la maison, ou bien qu’ils puissent emmener leurs enfants au bureau. Et, à moins d’avoir créé vous-même ces circonstances avec votre propre entreprise ou comme travailleur autonome, ce n’est pas encore la norme dans le milieu professionnel. À nous d’exiger une véritable conciliation travail-famille dans nos débats avec nos employeurs, et peut-être que la génération Y sera la première à l’obtenir. Moi et mon mari souhaitons en arriver à cette méthode d’emploi, en créant notre propre compagnie. En attendant, la meilleure alternative pour le bien-être familial est encore pour un parent qui a le plus d’affinités avec les enfants d’épouser la vocation de parent à la maison.

Être un parent professionnel, ce n’est pas un retour en arrière, antiféministe. Après des années de féminisme, une bonne partie des femmes qui ont profité de cette révolution, soit les mères les plus éduquées, sont les premières à retourner à la maison. Et homme ou femme, on peut le faire de nos jours—c’est un choix de carrière, un design de vie. Donner un nom en tant que profession au métier de parent à temps plein, c’est le reconnaître, car c’est un problème que nous avons. Être un parent à la maison est souvent moins valorisé car il ne rapporte pas de salaire, signe de prestige et de pouvoir. Et il suscite plein de stéréotypes, allant de ne pas être profitable à la société et ne pas avoir de reconnaissance, ou d’être capable d’avoir du temps pour soi en dehors de notre carrière.

Pourtant ce métier rapporte sur d’autres plans. Il est utile et d’importance primordial pour l’enfant, le parent consciencieux, la famille, et la société. Il vaut de l’or. Selon Forbes, une maman à la maison travaille l’équivalent d’un patron de compagnie, en moyenne 96 heures par semaine, attribuable à un salaire de 115 000 US$. C’est difficile d’être à l’emploi ou sur appel 24 heures sur 24, et je soupçonne que c’est pourquoi nous ne sommes pas plus nombreux à l’exercer à temps plein. On entend souvent, et Oprah Winfrey le répète : la job de maman (parent) est la plus difficile. Pour moi, la job de maman est la plus difficile, mais la meilleure. Parfois j’ai le goût de faire avancer à fond ma carrière d’écrivaine, mais dans ces moments, ma qualité de vie diminue car je travaille trop. Mieux vaut garder mes passions à temps partiel, comme un autre acte de carrière, auquel je pourrais me consacrer davantage plus tard. Ce métier nous permet quand même de développer nos intérêts. Depuis que je suis maman, j’ai fait un combat d’arts martiaux mixtes, un demi-marathon (en parti nus bas…), recueilli 15 000 signatures pour une pétition pour l’étiquetage des OGM, je joue dans un band et j’écris mon deuxième livre sur le design de vie. Dernièrement, j’ai appris qu’un manque de sommeil me hantait (nous perdons avec un bébé 700 heures de sommeil pendant la première année à rattraper), et j’intègre de meilleures habitudes de vie aisément avec mon horaire souple. J’ai encore à apprendre à vivre de manière balancée, mais plus je vis de cette manière minimaliste en y brodant mes passions (en habitudes d’une quinzaine de minutes par jour), plus je suis heureuse. Plus je suis présente dans ma vie, plus mon rôle de maman et de femme est au centre de ma vie, plus nous sommes heureux chez nous.

Nous qui sommes parents à la maison avons intérêt à s’afficher fièrement comme parent professionnel pour faire valoir l’intérêt, la passion, et aussi les problèmes rencontrés. Et on pourrait bénéficier de plus de gens dans ce rôle. C’est un rôle familial et social. C’est une prise de position, une démonstration de valeurs humanistes enseignées par l’exemple, une solution aux crises sociétales (éducation par une alternative parentale, qualité des écoles), à la perte du lien social. On dit que l’avantage le plus injuste est la bonne présence parentale, et quand je grandissais ceux qui avaient les parents les plus impliqués étaient les plus épanouis. Il y a aussi une mascarade de la parenté; il faut que ça ait l’air facile pourtant c’est un métier qui nous force à aller au bout de nos ressources et nous engage même la nuit et la fin de semaine. La dépression postnatale pourrait se voir comme une dépression professionnelle (surmenage et manque de sommeil), pour avoir plus d’aide dans les tâches à ce moment.

La reconnaissance sociale de notre important rôle serait bien : le soutien moral, par les pairs et la communauté en offrant plus de services comme des centres familiaux gratuits, des lieux de jeux, d’apprentissage et de soutien financier pour les familles moins riches. Je suis pour l’octroi du soutien financier québécois des garderies subventionnées et mesures de remboursement pour les frais de garderie privées sous forme d’allocation pour enfants versés directement aux parents plutôt; de nombreux parents resteraient à la maison pour s’occuper de leur enfant, et ce serait un plus, notamment lors du congé parental alors que plusieurs doivent envoyer leur plus vieux à la garderie à temps plein pour conserver leur place. On pourrait aussi profiter d’un soutien pour l’école à la maison—avec le budget annuel accordé par enfant aux écoles, un parent pourrait lui offrir encore meilleur.

 

Être un parent professionnel, c’est pour vous?

 

J’adore notre petite vie. Je m’éduque en parallèle, et je suis mes passions. Je grandis spirituellement—on a beau vanter les vertus de la méditation en temple Zen, mais garder son calme pendant une crise d’un enfant, ou plus, est au moins équivalent. L’auteure du livre Buddhism for Mothers fait une comparaison marquante: élever nos enfants est en fait une retraite spirituelle de 20 ans-vu de cet angle, c’est un grand « plus ». En choisissant ce design de vie, on est moins stressés que la moyenne des gens. Mes enfants sont heureux et épanouis.  Je souhaite lancer dans la vie des enfants confiants et instruits, avec de bonnes valeurs, qui connaissent leurs passions et idéalement qui peuvent faire avancer la société pour le mieux, pour aider ses problèmes plutôt que les créer. C’est aussi plus facile de concilier la vie familiale, la carrière de l’autre parent et son intégration (« on va le dire à papa » ou on lui filme). D’ailleurs, le parent dans le couple qui s’occupe de ramener l’argent a plus de succès de cette manière. Pour moi, il n’y pas de carrière plus importante ou qui surpasse de vivre tous les premiers pas, mots, et apprentissages de nos enfants. Mon salaire consiste de petites merveilles partagées à chaque jour. Mon salaire est le meilleur, en fait : des cœurs gonflés d’amour.

Vous pensez élever vous-mêmes vos enfants, vous avez toujours voulu rester à la maison, ou vous songez à l’éducation à la maison? Je vous encourage à le faire. Le mythe de la supermaman ou du superpapa est dépassé—Marissa Mayer, la CEO de Yahoo arrive à avoir une carrière, mais elle a une gardienne à temps plein pour son enfant et refuse les parents qui ne travaillent pas autant qu’elle directement au bureau, soit un petit 100 heures par semaine, environ. Plusieurs femmes avec une carrière à l’extérieur font finalement le retour à la maison. Car ce que les luttes sociales revendiquent vraiment est le respect des droits fondamentaux, l’équité et le libre choix. Nous avons fait le choix d’avoir des enfants, et les enfants ont droit à une bonne présence parentale. Heureusement, nous sommes plusieurs à faire le design de vie de passer plus de temps avec nos enfants. Avec de la planification, les familles de deux parents avec un revenu dans la moyenne ont tout pour y arriver. Le Dr. Laura Schlessinger, une célèbre animatrice de radio aux États-Unis qui encourage haut et fort à être un parent à la maison, affirme dans son livre qu’elle n’aurait jamais pu avoir une aussi belle relation avec son fils si elle n’avait pas été maman à la maison. J’en suis convaincue aussi, ainsi que plusieurs de mes connaissances—le bon temps quotidien avec mes enfants en sont une preuve tout aussi forte. Nos enfants, nos familles et la société nous remercieront un jour.

Je ne veux pas insulter les couples de parents qui travaillent à l’extérieur de la maison en écrivant ces lignes—je veux seulement réduire la souffrance sociale quotidienne pour les parents qui s’ennuient de leurs enfants, et pour les enfants qui voudraient avoir leurs parents, une protection adéquate, et une vie heureuse. Si je n’avais pas connu ces données, suivi mon cœur, ou si nous avions un revenu sur le seuil de la pauvreté, ce serait peut-être mon cas. Mais mon intuition me dit que dans cette situation je ferais tout pour pouvoir faire le choix de rester à la maison aussi tôt que possible car il change l’âme de notre famille, et de notre société. Car peut-être que l’issue ici est de ne pas faire passer nos désirs (non nécessaires à notre survie) avant les besoins (nécessaires) de nos enfants.

Plusieurs parents essoufflés cherchent le bonheur partout alors qu’il les attend à la maison, tout simplement, au cœur de leur famille. Comme le dit un proverbe européen, nous pourrons avancer une autre carrière plus tard, mais l’enfance de nos enfants et nos premiers moments de parents ne reviendront jamais. En tant que parent, selon les données, nous avons une bien longue vie pour faire toutes les carrières souhaitées—et la « pause » de la saison parentale peut nous faire un grand bien. Mais nos enfants ne pourront peut-être pas se remettre de nos mauvais choix. Ouvrons-nous les yeux, et le cœur, et réalisons que le bien-être des enfants est de la plus haute importance. Ce qui est primordial pour eux n’est pas d’être à la fine pointe de la modernité, mais d’être bien aimé et accompli. Tel que le déclame Albert Einstein, « Le mot progrès n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux. »

 

Sources additionnelles

 

Outils

Parent à la maison - Comment exactement rester à la maison avec son enfant et y être heureuxMon ebook : Comment exactement rester à la maison avec son enfant et y être heureux

Calculateur de salaire :  http://www.salary.com/mom-paycheck/

Blog sur l’éducation à la maison: http://homeschooling.penelopetrunk.com/

  

Livres que je recommande sur le sujet

– In Praise of Stay-at-Home Moms, Dr. Laura Schlessinger

– Secrets of Childhood, par le Dr Maria Montessori, fondatrice des écoles Montessori

– Teach Your Own, par le professeur John Holt

– Dumbing Us Down, par le professeur John Taylor Gatto

– Power MOMS, Bouillon de poulet pour l’âme

– Buddhism for Mothers

 

 

Par défaut
Design de vie, Livre L'aventure de vivre zen (Tome II), Vie de rêve

Je rêve d’un monde

utopie, je rêve d'un monde, le capitalisme ne fonctionne pas, capitalism isn't working

« Le capitalisme ne fonctionne pas. » Photos qui ont aidé à expliquer à mon fils de 4 ans que nous devons partager les richesses équitablement. Il comprend déjà, à cet âge, qu’on doit le faire-ou peut être refusons-nous de le réaliser en vieillissant.

« Si nos pauvres meurent de faim, ce n’est pas parce que Dieu ne se soucie pas d’eux. C’est plutôt parce que ni vous ni moi ne sommes assez généreux. C’est parce que nous ne sommes pas des instruments d’amour dans les mains de Dieu. Nous ne reconnaissons pas le Christ quand une fois de plus, il apparaît dans l’homme affamé, dans la femme seule, chez l’enfant qui est à la recherche d’un endroit pour se réchauffer.  » (Note: si vous le souhaitez, remplacer Dieu par ce que vous savez qui est vrai.)

« Tout le monde aujourd’hui semble être dans une telle précipitation terrible, soucieux de plus grands développements et de plus grandes richesses et ainsi de suite, de sorte que les enfants ont très peu de temps pour leurs parents. Les parents ont très peu de temps l’un pour l’autre, et dans la maison commence la rupture de la paix du monde.  »

« Être indésirable, mal aimé, délaissé, oublié par tout le monde, je pense que c’est une faim plus grande, une pauvreté beaucoup plus élevée que celui qui n’a rien à manger. »

 

-Mère Teresa

 

La réalité me satisfait.  Je sais que la réalité n’est pas ce qu’elle paraît, qu’elle est une illusion qui laisse difficilement transparaître ce que la spiritualité et la science concordent-qu’on ne fait qu’un avec le tout et qu’il y a beaucoup d’amour partout. Je me suis recréée une réalité qui reflète ces faits, un microcosme douillet avec ma famille.

Je rêve quand même d’une meilleure réalité. Je rêve d’un monde où tous ont de quoi se nourrir la panse et la pensée. Les besoins de base sont comblés, sans retenue. En un moment de totale prise en charge, la société a demandé des comptes aux imposteurs. L’autoproclamée élite, le gouvernement de style totalitaire et les intérêts de corporations qui régissaient notre vie d’antan se sont effacés; la justice a fait payé réparation pour leurs crimes contre l’humanité-l’argent ainsi recueillie a servi à instaurer la base de notre utopie.

L’amour, l’égalité et la paix règnent en absolus. La guerre n’existe plus-il faut même en expliquer le concept aux enfants qui ont de la misère à la concevoir. Les gens ont réglés leurs conflits dans leurs maisons, puis leurs clans. La famille et la communauté sont à l’honneur. Il est normal pour un parent d’élever lui-même son enfant et de lui proposer une éducation utile libre d’autorité. Il ne nous vient pas à l’esprit de refiler son éducation à un inconnu qui l’aime ou le respecte peu, ou de le laisser à lui-même avant qu’il ne soit prêt.

La santé est primordiale, et commence avec des saines habitudes de vie. Les intérêts du peuple priment sur celles des corporations. On ne nous cache pas la vérité-la vérité est traitée comme une sainteté. Donc dans cette réalité, la vaccination avec métaux lourds, la malbouffe ou les prescriptions compulsives sont évitées; nous allons à la source des problèmes. Le manque d’écoute, d’amour, de présence active, de réalisation sont résolus.

De quelle manière? Chaque individu compte et a un réseau affectif où tous prennent le temps de se rencontrer quotidiennement. Chaque individu est responsable de sa vie le plus tôt possible et la traite avec respect, s’assurant de répondre à tous ses besoins de manière adéquate. Le travail est balancé avec la vie personnelle et collective, contrairement à notre réalité actuelle, et il n’occupe notre vie qu’à temps partiel. Nous avons enfin compris son importance; il n’est pas tout dans la vie. De cette redéfinition de nos valeurs et priorités est rendue réelle notre utopie.

Nous avons retrouvé la joie de vivre simplement, de suivre nos passions, heureux, dans la modernité. La surconsommation est partie d’elle-même, car non respectueuse de notre milieu de vie sain. De même pour les défauts de caractère comme l’avarice et le narcissisme, de par notre vie harmonieuse. Tous sont reconnus, petits organismes comme les grands, et traités avec révérence et respect pour leur rôle dans le macrocosme. Chacun se contente d’un minimum de matériel mais accède à un style de vie riche de possibilités. Chacun a un rôle utile et utilise ses talents pour le bien de tous.

La société est autogérée. Chacun est libre, sans empiéter sur la liberté d’autrui, et peut faire valoir son opinion de manière effective; le droit de décision s’exerce en temps réel avec la technologie, et non plus seulement aux 4 ans. Les représentants sont transparents, et nous avons trouvé le moyen d’implémenter les changements votés directement.

Cette image d’une meilleure réalité est loin d’être complète, mais elle est une base sûre. À chacun d’ajouter son morceau de bonheur manquant.

Nous pouvons seulement en rêver. Mais proposons plutôt d’y arriver. D’abord en faisant les changements nécessaires dans notre vie personnelle, tout en partageant nos trouvailles avec autrui (en discussion ou sur les médias sociaux; ici les pages Facebook Design de vie et Nouvelles indépendantes-Citoyens éveillés, et Design de vie sur Twitter); en se changeant soi-même, pour voir reflétées dans le monde nos transformations. Car nous ne faisons qu’un.

 

 

Par défaut
Design de vie, Livre L'aventure de vivre zen (Tome II), Série sur le design de vie, Techniques de design de vie

Nécessaire de design de vie (partie 4 de 4)

 

Dernière partie de la série d’articles sur le nécessaire de design de vie, pour commencer ou poursuivre notre vision de rêve. Elle provient du livre blogué Design de vie : une femme explore comment faire ce que l’on aime de sa vie

Articles précédents:

Nécessaire de design de vie (partie 1 de 4)

Nécessaire de design de vie (partie 2 de 4)

Nécessaire de design de vie (partie 3 de 4)

design de vie necessaire henry david thoreau

La vie m’a enseignée au moins une chose : si quelqu’un avance avec confiance en direction de ses rêves et qu’il s’efforce de mener l’existence qu’il a imaginée, il jouira d’une réussite hors du commun. 

-Henry David Thoreau

Un dernier tour d’horizon sur l’équipement à amener en voyage, sur les techniques de réalisation de nos besoins et désirs, avant de nous lancer et s’attaquer à mon nouvel équipement préféré, les habitudes.

Pour aller droit aux buts, on devrait se demander ce qui attirerait le plus les conditions de succès de nos besoins et désirs. Quel est l’équipement de base dont on a besoin pour vivre notre vie de rêve? Pour être un excellent parent, je dois avoir entres autres du temps à consacrer à mes enfants, mon conjoint, même moi-même, des connaissances adéquates sur le sujet, et de l’amour, de la patience, et plus. Certaines de ces habiletés sont travaillées sur le terrain à chaque jour, mais pour les autres, je pense lire une pile de livres pour me perfectionner—mon moyen préféré pour « downloader » de l’information parfois plus rapidement. Pour devenir une écrivaine publiée, au minimum, cela me prend un équipement de base pour écrire et un site internet pour publier, en plus de mon coffre d’outils d’écriture que je perfectionne quotidiennement—et  une autre montagne de livres par ici (électroniques le plus possible, laissant vivre mes amis les arbres). En chemin, on peut s’équiper encore plus, trouver du support, être efficient et faire plus avec moins, puis ne pas quitter des yeux notre cap. Je suis déjà partie vers mes sommets à gravir, alors je vais trouver ce qui me manque en chemin.

Faire le tour de nos besoins et de nos désirs nous aide donc à tracer notre carte vers nos buts. J’aime y aller avec les questions connues dans le domaine journalistique, pour chacun des domaines (carrière, spiritualité, relations, capital, temps personnel, entraide, foyer, alimentation, santé, environnement, psychologie, contribution sociale) : Qui, Quoi, Quand, Où, Comment, Pourquoi? À ce stade pour le domaine de ma carrière, un domaine important dans nos sociétés, je veux être heureuse, me réaliser et aider les autres à se réaliser, tout en faisant de nos sociétés une meilleure place où vivre (Pour le Qui et Pourquoi, la réponse est un Nous épanoui). À la croisée de mes talents, des besoins d’autrui et de la demande. J’ai défini mon super talent humain, ce pour quoi je suis douée et à quoi je veux me consacrer, une partie difficile à trouver et stimulante à la fois. C’est l’écriture : j’aime et j’ai besoin de partager mes recherches, l’état actuel démontre que beaucoup de gens ont besoin de conseils de design de vie, et il y a une demande et une grande opportunité dans le domaine du livre, les ventes de livres électroniques ayant même dépassées celles des éditions papier chez Amazon. J’aimerais aussi agrandir le domaine de mes créations et créer d’autres produits artistiques, comme des vêtements et bijoux avec des logos inspirants, jouer et écrire pour un band, ou même participer à faire des bricolages avec mes enfants et me graisser les mains de peinture—quoique ça finit toujours par arriver en nettoyant (le Quoi est le domaine artistique et de développement personnel). Je veux vivre une vie épanouie et zen dès maintenant (le Quand) puis être à l’affût des opportunités dans le futur. J’ai besoin d’une grande flexibilité pour être présente pour ma famille et passer une vie équilibrée entre travail et repos; travailler de la maison convient bien à l’introvertie que je suis (si vous l’êtes aussi, ce livre anglais est un outil utile Quiet: The Power of Introverts in a World That Can’t Stop Talking), et je veux être en mesure de travailler de n’importe où dans le monde pour pouvoir voyager, donc utiliser le web pour travailler en partenariat et être en relation est approprié (le Où et Comment). Même si on peine 5 minutes à faire le tour de nos désirs, c’est un des 5 minutes les mieux investis de notre existence.

Pour terminer la préparation dans la poursuite de notre voyage à vivre sa vie de rêve, nous pourrions considérer le support et s’engager à fond dans notre design. Pour l’engagement, je vais y arriver par le biais de mettre en place des habitudes. Pour le support, je m’entoure encore mieux de gens qui me respectent, me soutiennent, et je veux rechercher sur le sujet ainsi que sur la vie des gens qui ont réussi.

Nous sommes tous en train de vivre la magie de la vie, même si elle est pleine de paradoxe. La vie déçoit et la vie est dure, parfois. Mais elle est extraordinaire aussi, on doit se l’avouer. Je ne prétends pas connaître tous ses mystères. Néanmoins, j’ai l’intention de la vivre pleinement, la tête la première, le cœur sur l’épaule (comme l’indique un tatou). Je sais que je ne suis que décente à certaines activités, mais je suis assez bonne à trois : en sports, à être une personne de famille, et en arts (principalement l’écriture). Je ne sais pas à laquelle je suis le plus douée, mais est-ce que c’est important? Nous devrions faire sens de comment vivre ce que nous aimons, et laisser cet amour en héritage, pour être un instrument de bien avec nos habiletés. Si Steve Jobs a dit vrai, et il avait de la sagesse, on ne pourrait connecter les points de notre vie qu’en regardant en arrière, en faisant un retour sur le passé. Quand mon temps touchera à sa fin, je veux m’apercevoir que j’ai eu une vie fantastique et bien vécue, peu importe ce qu’elle m’a apportée dans mon assiette.

Qu’en est-il pour vous? On s’élance?

J’aurai au moins appris cela grâce à l’expérience : si quelqu’un avance en toute confiance dans la direction de ses rêves et s’efforce de mener la vie qu’il a imaginée, il rencontrera un succès auquel il ne se serait pas attendu aux heures ordinaires. Il laissera des choses derrière lui, franchira une frontière invisible. De nouvelles lois universelles et plus libérales commenceront à s’établir d’elles- mêmes autour de lui et en lui. Ou bien les anciennes lois seront améliorées et interprétées en sa faveur dans un sens plus libéral – il vivra alors à un niveau plus élevé de l’existence. Plus il simplifiera sa vie, moins les lois de l’univers lui paraitront complexes.

– Henry David Thoreau

 

Par défaut
Citations design de vie, Design de vie, Livre L'aventure de vivre zen (Tome II), Série sur le design de vie, Techniques de design de vie, Vie de rêve

Nécessaire de design de vie (partie 3 de 4)

La troisième partie de la série d’articles sur le nécessaire de design de vie, pour commencer ou poursuivre notre vision de rêve. Elle provient du livre blogué Design de vie : une femme explore comment faire ce que l’on aime de sa vie

Articles précédents:

Nécessaire de design de vie (partie 1 de 4)

Nécessaire de design de vie (partie 2 de 4)

Sommes-nous heureux de notre vie familière, et répondons-nous à nos besoins et désirs?

Dans vingt ans vous serez plus déçus par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez. – Mark Twain

Il est un fait qu’un Koi qui est laissé dans un petit aquarium et n’est pas suffisamment nourri ne grandit que de quelques pouces, alors que dans un immense bassin, nourri à souhait, il peut atteindre quelques pieds. Cela fait réfléchir sur notre vie : à rester dans un univers familier, est-ce que je réalise vraiment mon potentiel? À l’opposé, pourquoi ne pourrait-on pas se réaliser en se contentant de peu, à l’instar de ceux qui ont fait vœux de pauvreté et aident généreusement? À chacun d’étudier ces questions, hors de ce que la société nous impose, et je les contemple en décidant vers quel cap de vie je me dirige. Je garde près mes priorités, l’amour, le bien-être et l’art, telle des planètes évoluant autour de moi, nécessaires à mon système solaire.

Une fois décidé sur notre direction, pour ne pas perdre notre rêve de vue, il est bon de se faire une carte, ou des buts visualisés qui en même temps soutiennent l’inspiration et les habitudes. J’ai décidé d’employer à nouveau une méthode qui a fait ses preuves et qui m’a aidée dans le passé, soit pour gagner des médailles en natation, avoir ma grossesse difficile de jumeaux à terme, et autres évènements positifs de ma vie : la visualisation.

La méthode a été popularisée par Dr Carl Simonton pour guérir des patients de cancer. Elle démontre que ce que l’on imagine peut arriver, guérir des cancers, et que l’on peut même l’utiliser pour s’améliorer au même rythme qu’en pratiquant des activités, comme au basketball. Il me semble y avoir une part de mythe dans la pop psychologie, peut-être qu’imaginer gagner des millions à la loterie ne se réalisera pas, mais j’aime tout de même mettre les cartes de mon côté – plus la vision de ma vie idéale est claire, plus je sais sur quoi mettre mes efforts pour la réaliser.

Dernièrement, je suis allée visiter un domaine naturel de chalets en bois rond, D’abord, pour me visualiser y vivre un jour, avec tous les sens. Je ne suis pas très matérialiste, même que je me fais reprocher de ne pas m’attacher aux choses. Un château de multiples bâtiments avec une flotte de véhicules hyper chers, ce ne sont pas mes rêves! Je préfère l’intimité, dans la nature, dans une petite maison écologique cute, comme outils pour bien vivre.

Un de mes rêves à réaliser serait de vivre dans un petit chalet en bois rond dans un intime secteur boisé, avec vue sur un lac, et y voir ma famille s’y épanouir aussi. Je me vois, un bel après-midi d’été, écrire les pieds dans l’eau chaude et limpide, pendant que les enfants font du pédalo avec leur père. Pour y arriver, j’ai mis une image de fond d’écran de la vue sur le lac d’un des chalets. Mais pour pousser la réalité à créer plus loin, je me suis créé un montage photo, que je mets comme fond d’écran (mais on peut aussi le faire en poster, ou sur le média social Pinterest), avec tous mes rêves à réaliser en ce moment. Comme finale, la mention « Tout cela, ou mieux ». Je le vois à chaque jour. Non pas que je ne suis pas heureuse maintenant, ou  que je serais malheureuse si je ne le réalisais pas, mais ça serait plaisant et c’est un rêve commun avec mon copain d’avoir un chalet. Je me rappelle de beaux étés au Lac St-Jean, un des gros lacs de la province de Québec, pendant toute mon enfance, et j’aimerais que l’on continue à faire quelque chose de semblable. Je ne veux pas m’attacher au futur, mais c’est un fait que le futur pourra être fait de plusieurs de nos intentions présentes, et ça me rend contente d’avoir cette vision à chaque jour. Des images que j’ai en tête : rire devant un feu avec des amis aussi établis sur ce domaine, la construction d’une cabane dans un arbre, des heures de randonnées pédestres rencontrant des cerfs, lièvres et renards, se laisser à la dérive sur un canot pneumatique au soleil, un hiver fait de glissades et de lectures devant le foyer dans une maison qui sent bon le pin (et le pain maison!) J’amène peu à peu ce rêve dans la réalité, et je travaille à trouver (je mets aussi mon subconscient sur le coup) une méthode pour l’atteindre. Je suggère de faire la liste de vos buts, de les mettre dans la réalité sur une carte, un film ou un autre média de votre choix, puis à commencer à faire les démarches pour les amener à votre réalité.

Mais rêver n’est pas tout, il faut apprécier le présent et ne pas vivre perdu la tête dans les nuages. Gandhi m’inspire; j’ai beaucoup de sa sagesse en tête, dont « Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu’il a. » Je trouve que la façon la plus sensée de vivre ma vie est de répondre à mes besoins, puis mes désirs (mes rêves). De participer, d’aimer ce que je fais et de me diriger vers les buts que je désire, ensuite. Parce que le futur n’est jamais certain, et tenter de le cristalliser avec des plans fixes peut nous faire perdre notre temps et passer à côté de l’essentiel. Si je sacrifie tout mes besoins pour un rêve, et qu’il ne se réalise pas, ma vie pourrait sembler tragique… De cette manière, m’endetter pour acheter un chalet en bois rond n’est pas un besoin. Réaliser ce rêve est un désir; ça serait plaisant, mais ma maison actuelle me convient pour le moment – cela aide d’avoir de la gratitude pour notre vie privilégiée, quand plusieurs rêveraient de ce que l’on a. Ce désir, je l’amène doucement dans ma réalité tout en vivant consciencieusement.

Il n’est pas toujours facile de distinguer entre un besoin et un désir. J’ai le besoin de m’accomplir, et d’aider les gens à le faire aussi, tout en utilisant mon côté sensible; j’y arrive en élevant des enfants épanouis et avec l’écriture. Un de mes désirs est d’écrire une centaine de livres, dont des best-sellers. Il y a un monde entre mes besoins et mes désirs, et franchement, seulement répondre à mes besoins, à ceux de ma famille et être une inspiration pour aider aux besoins des autres suffit. Être une auteure à succès me semble génial, et j’y travaille à chaque jour, mais ce qui me comble vraiment est de répondre à tous mes besoins, celui de faire de l’art, manger à ma faim et d’être près de ma famille par exemple. Je pourrais placer mes enfants à la garderie, publier plus de produits et écrire mes livres plus rapidement, mais je manquerais à ma famille, et j’aurais une moins bonne qualité de vie – il faut évaluer ce qu’on l’on sacrifie. Je passerais à côté de l’essentiel, et ironiquement, de ma vie de rêve. Je vis une vie de rêve, maintenant. Je veux donc répondre aux besoins essentiels, savourez le présent, humer l’air, puis viser les sommets de mes désirs en parallèle avec une mission noble en me disant : « Je vais aller dans cette direction, voir si c’est bien. Vu d’ici, cela pourrait être intéressant! » De cette manière, je suis comblée, et je prépare les conditions de succès pour mes désirs. Confucius à bien réfléchi sur ce propos : « Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne, alors qu’il réside dans la façon de la gravir. »

Il y a aussi qu’on peut être doué pour forcer les désirs à se réaliser, mais en faisant fit des circonstances, on peut se tirer dans le pied et être mal barré pour vivre sa vie de rêve – c’est une des mes leçons de vie de ne pas forcer les choses. Laissant l’explication divine ou qu’il y ait un destin de côté pour le moment, il semble y avoir dans notre univers du vrai dans le dicton « Il y a un temps pour toute chose. »

Parfois, il faut contourner un obstacle ou l’escalader. Mais plus on reste longtemps en chemin, que l’on s’assure qu’il nous rend heureux dès le départ en répondant à nos besoins essentiels, en gardant nos priorités à vue, et plus que l’on se prépare et que l’on croit à nos rêves, plus on a de chances de rencontrer des circonstances favorables pour réaliser nos désirs.

 

Par défaut
Design de vie, Livre L'aventure de vivre zen (Tome II), Série sur le design de vie, Techniques de design de vie, Vie de rêve

Nécessaire de design de vie (partie 2 de 4)

La deuxième partie de la série d’articles sur le nécessaire de design de vie, pour commencer ou poursuivre notre vision de rêve.

Article précédent: Nécessaire de design de vie (partie 1 de 4)

design de vie

 

Un homme même seul au départ, s’il donne chaque jour son coup de pioche dans la même direction, sans se laisser distraire ou détourner, si chaque jour il poursuit son effort, chaque jour, sans en manquer un seul, les yeux fixés sur une unique étoile, s’il donne chaque jour son coup de pioche, même si le terrain est de roc ou d’argile, il finit toujours par ouvrir un chemin… 

 Raoul Follereau

 

Je pars en voyage, donc je m’assure d’avoir tout l’équipement physique nécessaire, ou les capitaux. Il y a ce capital qui semble insaisissable, le temps. Un dicton dit que nous avons autant de temps dans une journée que tous les grands de ce monde qui ont accomplis des merveilles. D’accord, mais on peut s’égarer en gérant mal son temps, en abusant du bon temps ce qui empêche de s’accomplir, ou se le faire siphonner par des réunions interminables ou des « obligations ». Si je me respecte, j’ai autant le droit que n’importe qui d’utiliser mon temps, et mes ressources, selon mes besoins et mes envies. Pour avoir plus de temps, j’ai simplifié mes besoins avec divers principes : le minimalisme, ou simplicité volontaire, la loi de Parkinson, la théorie de la relativité, et quelques autres décrits plus bas.

Le minimalisme est un retour à la base, qui aide à l’étape précédente de réduire ce que l’on n’aime plus, et à bien balancer ses intérêts. La majorité de mon temps sert à passer du temps en famille et entre amis, lire, jouer de la guitare, bouger, et écrire. En ayant un strict minimum d’intérêts, qui couvrent bien tous mes besoins, j’ai le temps de m’accomplir et bien être présent pour chaque. Tout dépendant de notre profil de personnalité (j’ai un profil artiste, semble-t-il), on peut choisir des passions qui combinent nos besoins et intérêts (comme des arts martiaux, qui recoupent les besoins d’activité physique et d’art, et des créations artistiques, pour les besoins d’accomplissement et de transcendance).

Il arrive qu’on ait un moment de faiblesse, où on se sent démotivé ou on se fait attaquer sur notre façon de vivre notre vie, et qu’on ait le goût de revenir en arrière à ce qui est familier (mais peut-être détesté). Cependant, choisir la simplicité volontaire ne veut pas dire être simpliste, choisir la facilité et sacrifier nos rêves à l’autel d’une vie sans couleur. Ne pas vivre ses passions ôte de la saveur à la vie. La vie devient fade, elle semble se décliner en tons de gris, et on oublie notre enthousiasme, un élément important de réussite. Il y a quelques semaines, ayant de la difficulté à vivre une vie balancée, je m’entends dire au téléphone à ma mère : « Je ne sais pas si je vais continuer d’écrire pour le moment. Avec les enfants, j’ai l’impression d’avoir deux emplois et pédaler dans toutes les directions! » Un peu plus tard, je me reprends – il est vrai qu’avoir un blog, et de vouloir tenir sa parole devant les lecteurs, force à s’accrocher aux morceaux de rêves (tenir sa parole, et rester intègre, est une vertu qui peut nous aider. Avez-vous déclaré à quelqu’un vos rêves? Déclarer son intention nous fait nous engager). Non, je prends cela comme un défi. Je repense, de quelle manière pourrais-je accomplir mes rêves tout en n’ajoutant pas à ma semaine de travail? J’ai réussi à y arriver en me concentrant davantage dans des moments de productivité et en laissant de côté des activités qui m’importent peu.

Selon la loi de Parkinson, traitée aussi dans le livre La semaine de 4 heures de Tim Ferris, on utilise tout le temps qu’on s’alloue à une tâche. Donc si je me consacre seulement à mes enfants pendant la semaine, je n’aurais pas de temps pour écrire – ou combler tout autre besoin. Il me faut des périodes délimitées, d’une heure, où je ferme la porte au moins au figuratif, et j’écris. Les enfants comprennent aussi cette loi – les nouveaux parents sont nombreux à se chercher seulement quelques minutes pour courir ou se mettre présentable! Mais nos besoins sont aussi importants. Pour trouver ce temps magique, j’ai coupé dans mes heures d’écoute de la berceuse des temps modernes, la télévision. Pendant que mes gars dorment à points fermés, j’écris au moins 1 heure, 6 fois par semaine. Quand ils sont occupés, je lis, recherche, corrige et je communique sur les médias sociaux – ou je relaxe! J’ai deux carrières qui me comblent en alternatif, et parallèle par moments. Je refuse le mot impossible, et je crois à mes rêves. Le dimanche, c’est la journée pacha bien méritée. Je prends congé pour l’écriture et le sport, c’est un temps de ressourcement et de réflexion sur la dernière semaine – ce qui a marché, et ce qui a moins bien été, pour réadapter mon design de vie.

Pour utiliser au mieux notre temps, il y aussi le fameux principe de Pareto, la loi économique 80/20, où 80% de nos résultats proviennent de 20% de nos activités. Quelles sont les activités qui vous reviennent le mieux en capital et satisfaction? Il faut investir dans celles-ci, et améliorer les autres, ou les laisser tomber si l’on veut.

Einstein a mis célèbre que le temps est relatif :

« Une heure assis à côté d’une jolie femme semble durer une minute. Une minute assis sur un four brûlant semble durer une heure. C’est ça la relativité. »

La théorie de la relativité rejoint le principe du bonheur de vivre dans le « flux», qui nous rendrait plus heureux. J’observe que mes passions ralentissent le temps et me rendent fervente. J’accomplis davantage en me concentrant à faire ce que j’aime. Écrire pendant une heure me semble passer en quelques minutes, intenses. Je suis dans le moment – je n’ai pas conscience ni du passé ni du futur – il n’y a que cette joie, ici et maintenant. Je suis positive, mais aussi réaliste; il y a la possibilité que tout ce que nous faisons est vain – peut-être qu’il y aura une impulsion électronique demain et ce livre sera perdu. Gandhi disait que tous ce que nous faisons est futile mais que nous nous devons de le faire malgré tout. Aussi bien aimer ce que l’on fait de notre temps, et d’en profiter.

Et il y a surtout que nous vivons dans un univers temporel, dont le temps apparaît limité, et la possibilité que ce que nous faisons vaut la peine et aura un impact génial. Aussi bien mettre nos temps à ce qui vaut la peine. Un jour, dans 100 ans j’espère, quand je serai une arrière grand-mère encore énergique, je veux regarder ma vie et être fière de ce que j’en ai fait. Je me dis, arrête de perdre ton temps. Focus. Et trippe. C’est possible maintenant.

C’est presque qu’épeurant, toutes les possibilités qu’on peut faire, et le temps qui s’écoule pour celles qu’on n’a pas encore faites – est-ce que je vais être à la hauteur? À suivre mon cœur, les synchronicités, et laisser de côté mon égo pour ne pas viser la gloire mais à aider autrui, sûrement.

En ce qui concerne les autres types de capitaux, il y a peu qui soit vraiment nécessaire pour commencer. Chris Guillebeau, dans son livre The $100 Startup démontre que notre capital pour vivre d’une carrière sur mesure peut être très minime. Je crois que notre travail, ou notre engagement à travailler, est la base de notre capital, tel que l’observait Karl Marx; si on s’assure d’en garder les gains, on pourra le faire fructifier en capital.

Pour être le plus productif possible nous pouvons utiliser notre capital sous forme de levier, pour en faire plus avec moins. Par exemple, ce que j’écris est à la fois publié sous forme d’articles sur mon site, pour plaire à mes lecteurs et faire connaître mon œuvre, ce qui me permet de faire 2 coups avec un bloc d’écriture. J’écris à la fois des livres et un blog sans surcharger mon horaire. Sans compter que le matériel est ensuite traduit en anglais, avec mon ami Google Translate, traduction que je peaufine – et v’là un livre anglophone et un blog anglais en peu de temps supplémentaire. Ce n’est qu’une partie du travail que je peux avoir avec le capital-travail que je crée; je peux m’en servir pour des articles de magazine, créer un cours à distance ou bien faire des conférences. On peut aussi faire plus avec moins pour une multitude de tâches, comme répondre à un email par un message audio inséré dans le courriel, car parler est en général plus rapide qu’écrire.

Tim Ferris a aussi rendu célèbre la notion d’assistant virtuel, ou personnel. Plusieurs travailleurs à travers le monde seraient heureux d’être bien rémunérés pour faire des tâches que nous n’aimons pas ou bien les faire plus efficacement. J’ai de la difficulté à croire qu’on puisse aimer faire le ménage à temps plein, mais la réalité me prouve le contraire : il y a des sites où on se lance des défis ménage comme « Allons nettoyer la salle de bain en 15 minutes… C’est parti! » On peut aussi engager des consultants ou des travailleurs autonomes pour des tâches spécifiques.

En fait, en matière d’innovation de productivité et de ressources, pour faire plus avec un minimum de capitaux, seul notre imagination nous bloquerait. Avec les possibilités du monde d’aujourd’hui, dans un univers où l’on a facilement accès à la technologie, un réseau, des logiciels dépassant ce que l’on croyait possible il y a à peine 50 ans, et plusieurs milliards de personnes qui peuvent s’entraider, on serait fou de ne pas les répertorier et prendre ce qui facilite le travail et nous assure du succès.

À suivre…

Par défaut