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Comment vivre une journée difficile de manière zen

être zen une journée difficile

 

Un matin de semaine, une couche nuageuse grise annonce l’état d’âme de la maisonnée. Une amie, maman à la maison elle aussi, m’appelle et m’explique,

– « Ça ne marche pas à matin avec les enfants dans la maison. Ça vous tente d’aller au parc? »

– « Ok, je pense qu’on en a besoin. »

L’ouvrage de la journée, régler des paperasses entre répondre aux demandes des plus petits, peut attendre. L’excitation des petites personnes à l’intérieur est palpable, et une matinée d’activités à l’extérieur comme soupape est bienvenue. Nous décidons d’aller à notre parc préféré en espérant être entre deux averses dispersées.

Les amies mamans me confirment que leur journée est encore plus animée que la mienne. Je n’avais « que » quelques tensions à régler à la maison, et au parc, après avoir passé du temps de qualité avec mes enfants à faire des châteaux et des poussées de balançoire, puis déflagrer des crises dès qu’elles semblent se pointer, ils vaquent de leur côté à leurs occupations avec entrain. Pour mes compères, on dirait qu’une tempête se pointe à l’horizon tellement tout semble aller de travers. Les situations exténuantes se suivent et appellent toute leur énergie.

S’il y a une question qui revient souvent dans nos vies, lors de journées difficiles, c’est « Comment ça se fait que ça va aussi mal que ça!? » Chacun est différent pour régler ses conflits à la vie zen, et les situations sont toutes aussi différentes. Il n’y semble pas avoir de remède universel, sauf que pour moi quelques trucs sages s’en approchent.

La philosophie zen a pour base de vivre pleinement l’instant présent. D’une manière amer-sucrée, le seul moment qu’on peut vivre est maintenant—c’est une expérience unique de vie sur terre de rencontrer de la tension et des difficultés. En vivant avec présence d’esprit, on peut apprendre de sa souffrance (comme le moine bouddhiste Thich Nhat Hanh l’explique à Oprah Winfrey), et il peut y avoir du bonheur même dans les difficultés. Je ne tire pas de roche à personne, je suis aussi coupable de me laisser prendre dans les difficultés, mais c’est à nous d’avoir une éthique de ne pas se laisser emporter par les événements et de trouver le bonheur intérieur que nous avons perdu de vue un instant. Nous devons reculer notre vue de la situation pointue, ressentie comme une épine dans notre pied, et avoir à l’esprit la situation plus vaste du bien que nous faisons dans le monde avec nos actions, malgré les difficultés. Ce qui aide est de faire des clichés par l’esprit des rayons de bonheur autour de nous, comme être avec son enfant, les rires dans le drame, ou la compagnie apaisante de nos pairs.

être zen

Il faut se rappeler que tout passe. En plus que ce moment ne reviendra plus, qu’on doit le vivre sinon il nous échappe à jamais, ce moment n’est qu’évasif, comme la météo. Aujourd’hui, il fait « gris » et c’est difficile; un autre jour il fera « soleil » et ce sera la journée que nous chérirons en pensée lors de nos vieux jour (il faut aussi se rappeler que ce moment béni va passer et en profiter à fond). Cela ne sert à rien de se battre contre la météo des événements de notre vie, on peut seulement être mieux préparé à la vie réelle et mieux « caché » des intempéries. Aujourd’hui, laisser de la liberté à mes enfants tout en ayant une discipline aimante et éthique tient le cap du bien-être souhaité.

Des valeurs éthiques aident aussi à faire face aux temps durs. Nous pouvons faire appel à l’ouverture d’esprit pour voir la situation en face et trouver des solutions, ou la compassion pour aider autrui, écouter, et se mettre à leur place. J’essaie d’aider quand je peux, les situations de la vie quotidienne en sont remplies. Au parc, occuper un enfant, ou rendre un service pour améliorer une situation se fait bien. Le bouddhisme affirme qu’il y a quatre grandes qualités nobles de l’esprit, qu’on peut utiliser en vitesse lorsqu’on se retrouve dans une situation cul-de-sac :

  1. L’aimante-gentillesse et l’amicalité
  2. La compassion et l’empathie
  3. La joie et la réjouissance
  4. L’équanimité (sérénité) et la paix de l’esprit

Finalement, être proactif aide aussi les situations difficiles. Nous pouvons revoir comment nous avons réagis et trouver une tactique pour faire mieux la prochaine fois qu’une situation similaire se présente. Mieux se connaître par la méditation, et la méditation pour trouver sa balance intérieure, aident aussi. Je sais par exemple qu’en début de soirée, qui coïncide avec les repas et la routine du soir pour les enfants, c’est l’heure la plus « difficile » chez nous. Nous sommes fatigués de la journée. Je prévois donc une pause, comme me coucher sur le divan pour me reposer ou une méditation minute avec des exercices de respirations, avant de faire l’heure du coucher, et j’ai plus de patience (et de fun!) Nous pouvons chercher des solutions à nos problèmes à tête reposée, une fois que nous avons vécu nos émotions. Est-ce que les gens autour de nous, ou nous-mêmes, avons nos besoin de base répondus? Si oui, plus de stress. On peut réfléchir en solitaire ou en bonne compagnie des solutions à nos problèmes.

Ce n’est pas toujours évident de rester zen dans une situation difficile, mais en y cherchant des trésors de sagesse pour évoluer, nous devenons comme d’admirables diamants polis par le feu de la vie quotidienne.

 

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